Reşat Ekrem Koçu
Reşat Ekrem Koçu, né en 1905 à Constantinople et mort le dans cette même ville, est un historien turc, connu principalement pour être l'auteur de l'Encyclopédie d'Istanbul (İstanbul Ansiklopedisi).
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Cimetière de Sahrayıcedid (d) |
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Biographie
modifierPetit-fils de pacha par sa mère et fils d'un journaliste de presse, Reşat Ekrem Koçu naît à Constantinople en 1905. Issu d'une famille de fonctionnaires et d'enseignants, il fait ses études secondaires au lycée Koçu Bursa Erkek puis étudie l'histoire à l'université d'Istanbul (İstanbul Universitesi) où il obtient un poste de chercheur. Après 1933, il enseigne l'histoire dans les universités Kuleli, Pertevniyal et Vefa. Pendant cette période, il publie de nombreux poèmes, histoires et autres romans.
L'écrivain et lauréat du prix Nobel de littérature Orhan Pamuk lui rend hommage dans son livre Istanbul[1].
Œuvres
modifierLes thèmes récurrents de ses livres sont les grands incendies qui ravagent Istanbul et les pompiers (tulumbacılar, en turc), les tavernes et les combats de rue.
Son œuvre la plus connue est son Encyclopédie d'İstanbul (İstanbul Ansiklopedisi), une encyclopédie, où il décrit la ville d'Istanbul selon de nombreux aspects, notamment par le prisme de l'époque ottomane. Cet écrit ne connaîtra cependant jamais un grand succès commercial, notamment car selon Pamuk il n'arrive pas à se défaire de son style occidental (marqué par la catégorisation des choses, une approche scientifique de la science historique et l'idée d'une « grand littérature », incarnée par des ouvrages tendant vers un idéal de perfection[2]), en ne l'embrassant pas complètement quand même. L'écrivain décrit ainsi les échecs de Koçu à écrire des ouvrages adaptés au grand public : « Ce qui a mené l'Encyclopédie d'Istanbul - ou les œuvres des quatre écrivains mélancoliques[3] - à l'inachèvement ou a l'échec vient de ce que ces écrivains ne furent jamais occidentaux jusqu'au bout »[4].
Il n'achèvera pas son œuvre en raison de difficultés financières alors qu'il termine le tome 11.
On lui doit des travaux extensifs sur les systèmes de combat des feux urbains, et son œuvre littéraire comprend également :
- Eski İstanbul'da Meyhaneler ve Meyhane Köçekleri, en 1947
- Osmanlı Padişahları, en 1960
- Forsa Halil, en 1962
- Erkek Kızlar, en 1962
- Haşmetli Yosmalar, en 1962
- Patrona Halil, en 1967
- Türk Giyim, Kuşam ve Süsleme Sözlüğü, en 1967
Vie privée
modifierOrhan Pamuk délivre au goutte-à-goutte plusieurs éléments de la vie privée de Koçu, notamment une des raisons de sa mélancolie permanente : être homosexuel à Istanbul dans la première moitié du XXe siècle[5].
Les articles mentionnés dans son encyclopédie relatent notamment la beauté des jeunes artisans d'Istanbul dans l'article consacré au Şehrengiz, genre littéraire classique des XVIIe siècle et XVIIIe siècle vantant la beauté de la ville, par le biais de ses bâtiments mais aussi de ses habitants[6].
Notes et références
modifier- ↑ Orhan Pamuk, Istanbul, éditions Folio, 2008, p. 223-253
- ↑ Orhan Pamuk, Istanbul, éditions Folio, 2008, p. 245
- ↑ A savoir, les écrivains Ahmet Hamdi Tanpınar, Ahmet Rasim et Yahya Kemal Beyatlı
- ↑ Orhan Pamuk, Istanbul, éditions Folio, 2008, p. 252 et 253
- ↑ Orhan Pamuk, Istanbul, éditions Folio, 2008, p. 233
- ↑ Orhan Pamuk, Istanbul, éditions Folio, 2008, p. 234