Rivière Blanche (Gatineau)
La rivière Blanche ou rivière Blanche Ouest est un cours d'eau tributaire de la rive est de la rivière des Outaouais.
| Rivière Blanche (Gatineau) | |
Premier bras de la rivière Blanche entre le lac de l'Écluse et le lac Bois-Franc. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 64 km |
| Bassin collecteur | Bassin des Outaouais (en) |
| Source | Lac Edges (d) |
| Confluence | Rivière des Outaouais |
| Pays traversés | Canada |
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|
Toponymie
modifierLe spécifique Blanche serait associé à la teinte blanchâtre que les sols argileux donnent à l'eau[1]. Ce toponyme rivière Blanche a été officialisé le à la Banque des noms de lieux de la Commission de toponymie du Québec[2].
Le canton de Templeton était à peine constitué en 1791 que le toponyme de « Rivière Blanche » était déjà connu. En 1815, se basant sur des données fournies par Watson (1802), Joseph Bouchette, arpenteur général pour le Bas Canada fait mention de la rivière Blanche et tente même de la cartographier[3].
Il existe trois rivières Blanche situées à proximité les unes des autres et se déversant toutes dans la rivière des Outaouais entre Gatineau et Thurso[4] :
- La rivière Blanche, dont l'embouchure est située près de Templeton, parfois appelée « rivière Blanche Ouest[5] », « rivière Blanche de Templeton[1] » ou « rivière Blanche de Gatineau et Val-des-Monts[3] » ;
- La petite rivière Blanche, qui termine aussi son parcours à Gatineau, près de l'embouchure de la Blanche de Templeton ;
- La rivière Blanche dont l'embouchure est située près de Thurso, à Lochaber-Ouest.
Géographie
modifierBassin versant
modifierLe bassin versant de la rivière Blanche se situe entre celui de la rivière Gatineau, à l'ouest, et celui de la rivière du Lièvre à l'est. Il a une superficie de 442,7 km2 . Les cours d'eau qu'il drainent cumulent une longueur de 384 km et les lacs couvrent une superficie de 34 km2[6].
Le rivière Blanche et son bassin sont entièrement situés dans la région administrative de l'Outaouais, dans la province de Québec, au Canada. traverse du nord au sud la municipalité de Val-des-Monts, dans Les Collines-de-l'Outaouais, et puis la ville de Gatineau. Le bassin occupe 381,7 km2 des Collines-de-l'Outaouais, 60,5 km2 de Gatineau et 0,5 km2 de La Vallée-de-la-Gatineau[7].
Parcours
modifierLe parcours de la rivière Blanche est long de 64 km. Ses principaux affluents sont les ruisseaux Pélissier, à Rainville, du Donaldson et Noueux[8].
Son parcours est scindé en deux sections distinctes : la première portion, en amont, est en pente. La rivière est plutôt dans son état naturel. La seconde portion, au sud de l'autoroute 50, sillonne les basses-terres dans une succession de rapides et de chutes où elle s'enrichit en sédiments et acquiert une teinte blanchâtre et une turbidité élevée[8].
Plusieurs barrages interrompent son parcours, dont :
- Le barrage X0007776, servant à maintenir le niveau d'eau du lac Dame[9];
- Le barrage Katimavik, servant à maintenir le niveau d'eau du lac Brassard[10];
- Le barrage de la centrale hydroélectrique Petite High Falls[11];
- Le barrage X0002839, servant autrefois à alimenter le moulin à scie d'Anthyme Dufresne[12].
Débit et qualité de l'eau
modifierÀ Templeton, la qualité de l'eau est satisfaisante, avec un indice de qualité bactériologique et physicochimique de 64[8].
Histoire
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De part le nom de certains lacs environnants (comme le lac Maskinongé), il est clair que le peuple Algonquins a dû utiliser la rivière Blanche sans toutefois y laisser de trace.[3]
Le désir de développer le canton de Templeton, qui est établi en 1792 pour inclure le territoire compris entre le canton de Hull et celui de Buckingham, amène un effort d’arpentage. En 1805, sous les directives de Joseph Bouchette, arpenteur général pour le Bas-Canada, l’arpenteur S.Z. Watson complète le lotissement de la partie sud du canton. Ce travail amena les premiers colons-agriculteurs le long de la rivière.[1]
L’arrivée en 1841 de John Adams Perkins, marchand de tissu de Montréal, lance l’exploitation de la forêt à plus grande échelle. Il établit un moulin à scie qui utilise la force hydraulique de la rivière pour son fonctionnement. C’est autour de ce moulin que prendra naissance le village actuel de Perkins. La rivière sert non seulement activer les scies mais aussi pour le transport des billes de bois (la drave) en provenance du nord du canton.[1]
En parallèle avec l’exploitation de la forêt, un effort de colonisation amène l’ouverture de terres et la création de divers chemins le long de la Blanche. Malgré beaucoup d’efforts, le sol rocheux, la faible profondeur de l’humus fond que l’agriculture ne sera jamais fleurissante le long de la rivière.[1]
Suivant le déclin de l’exploitation forestière, le secteur nord de la rivière (autour du lac McGregor) connait un second essor économique avec un boom minier qui dura de 1875 et 1900 environ. En premier lieu c’est l’exploitation du phosphate puis celui du mica qui permettent de faire progresser le développement le long de la rivière.[1]
Après la colonisation, la forêt et les mines, c’est la villégiature qui mettra une empreinte durable sur la rivière Blanche. Les Oblats de Marie Immaculée, déjà établis au collège d’Ottawa depuis 1876, utilisaient la rivière, lors des vacances d’été, pour faire des excursions de canot avec professeurs et étudiants plus âgés. Pour permettre aux collégiens plus jeunes de faire des activités extérieures, les Oblats construisirent une maison de vacances sur le lac Grand en 1892. Ce moment marque les débuts de la villégiature dans la partie nord de la rivière Blanche, elle gardera cette vocation jusqu’à nos jours.[1]
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Pigeon 1989.
- ↑ Commission de toponymie du Québec - Rivière Blanche
- 1 2 3 Hudon et Pigeon 1997.
- ↑ « Réseau hydrographique détaillé », sur Portail cartographique du gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ [[#ABV des 7|]].
- ↑ [[#ABV des 7|]], p. 40-42.
- ↑ [[#ABV des 7|]], p. 43-49.
- 1 2 3 [[#ABV des 7|]], p. 50.
- ↑ Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs, « Fiche technique », X0007776, sur www.cehq.gouv.qc.ca, gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs, « Fiche technique », Barrage Katimavik, sur www.cehq.gouv.qc.ca, gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs, « Fiche technique », X0002842, sur www.cehq.gouv.qc.ca, gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs, « Fiche technique », X0002839, sur www.cehq.gouv.qc.ca, gouvernement du Québec (consulté le )
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Anaëlle Varlet (responsable du PDE), Plan directeur de l'eau de la zone de gestion de l'ABV des 7 : Bassins versants des rivières Blanche Ouest, Coulonge, Dumoine, Gatineau, Noire, Quyon et des Outaouais (résiduel), Gatineau, Agence de bassin versant des Sept, , 553 p. (lire en ligne).

- Germain Hudon et Léo-Paul Pigeon, Parcours et petite histoire de la Rivière Blanche de Val-des-Monts et de Gatineau, Ottawa, , 59 p.

- Léo-Paul Pigeon, La Blanche de Templeton, Ottawa, , 282 p.

Liens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :