Robert Aubinière
Robert Aubinière (1912-2001) était un militaire français, polytechnicien et aviateur. En tant que premier directeur général du Centre national d'études spatiales, il a joué un rôle central dans la mise sur pied du programme spatial français ainsi que dans l'élaboration du programme spatial européen à travers son poste à l'ELDO.
| Directeur général Centre national d'études spatiales | |
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Robert Joseph Aubinière Lippmann |
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Geneviève Beauville (femme) († 2003) |
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Biographie
modifierEnfance et études
modifierNé à Paris le , il passe la majeure partie de sa scolarité au lycée Condorcet. Il fait son hypotaupe à Condorcet et sa taupe à Chaptal puis à Louis le Grand. Robert Aubinière intègre l'École polytechnique le .
Carrière militaire
modifierSorti en de l'École polytechnique, il entre dans l'Armée de l'air avec le grade de lieutenant. À sa sortie de l'École de l'air, il est affecté à la 61e escadre dans un groupe fixé à Blida en .
Il quitte l'Algérie en pour rallier Londres où il est nommé chef des opérations aériennes dans le nord de la France (Région A). En , il est parachuté à Is-sur-Tille en Bourgogne avant de rejoindre Lille où il opère secrètement comme chef du bureau des opérations aériennes (BOA), succédant à Pierre Deshayes. Il participe à la logistique du plan Tortue qui consistera à ralentir les blindés allemands dans la perspective du débarquement. En , il est affecté à la direction des services spéciaux. Le , il est arrêté par la Gestapo à Lille et en septembre déporté en Allemagne. Interné, il travaille dans une usine de V2 à Neubrandenburg. Il rentre de captivité en .
En septembre 1945, il est affecté à l'École de l'air comme commandant en second d'abord à Paris puis à Salon-de-Provence. En janvier 1949, il entre à l’École de guerre dont il suit ls cours jusqu'en , puis est affecté comme chef d'état-major dans la 5e région aérienne (Afrique française du Nord). En 1952, il est nommé colonel. En mai 1954, il est nommé commandant de la base aérienne 721 Rochefort (Charente-Maritime), une école de formation des sous-officiers mécaniciens.
Le il est nommé directeur du Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux (CIEES) de Colomb-Béchar.
Le , il devient directeur de l'École de l'air et commandant de la base aérienne 701 Salon-de-Provence.
Le , il est nommé directeur technique et industriel de l'Aéronautique au Ministère de l'Air.
Le il est promu général de brigade aérienne et le , général de division aérienne.
Carrière civile
modifierEn , Robert Aubinière est nommé directeur général du tout nouveau Centre national d'études spatiales.
Le , il est nommé secrétaire général du Centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux (CECLES, ou ELDO en anglais), poste qu'il occupe jusqu'en 1975.
Distinctions
modifierHommages
modifier- Il est le parrain de la promotion 2017 de l'École de l'air.
- Il est le parrain de la première base aérienne à vocation spatiale (BAVS 101), qui est officiellement recréée et baptisée « Général Robert Aubinière » le . Celle-ci se trouve sur le site toulousain du CNES, dont il fut le premier directeur général[1].

Notes et références
modifier- ↑ « CDE : Toulouse accueille la première base à vocation spatiale française »
, sur Armée de l'Air et de l'Espace, (consulté le )
Bibliographie
modifier- Robert Aubinière et André Lebeau, Le général Robert Aubinière : Propos d'un des pères de la conquête spatiale française, Paris, L'Harmattan, , 208 p. (ISBN 978-2-296-05193-5)
- Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Paris, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 46.
- Georges Balsa (stagiaire) et Françoise de Ruffray, ARCHIVES DE LA DÉFENSE. Témoignages Oraux de l’Armée de l’Air. ÉTAT DES FONDS : SOUS-SÉRIE AI 8 ZP, Vincennes, Service historique de la Défense, (lire en ligne).
