Robert Eudeline

agent (manager) de boxe français de la première moitié du XXe siècle

Robert EudelineAuguste Arthur Eudeline le 2 décembre 1875 au Havre (Seine-Maritime) et mort le 3 avril 1959 à Villemeux-sur-Eure (Eure-et-Loir), professeur d'éducation physique nommé officier d'Académie le 1er octobre 1922, est un manager-entraîneur de boxe français.

Robert Eudeline
Robert Eudeline en 1923.
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Biographie

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Le moustachu Eudeline voit Eugène Criqui remporter la ceinture de champion du monde aux dépens de Johnny Kilbane en portant les couleurs de son écurie, short blanc avec une étoile noire.

Après avoir découvert la boxe contre des marins anglais dans les cafés du Havre, il devient manager à Paris en 1909 à la salle du boulevard Rochechouart[1]. Il gère les carrières de quinze champions de France, du champion d'Europe belge Arthur Wyns et du champion du monde Eugène Criqui[1]. Il s'occupe également du jeune André Routis avant qu'il ne soit champion du monde[2]. Les tenues des boxeurs de son écurie portent un short blanc avec une étoile noire sur la cuisse gauche. Après la Grande Guerre, ils y ajoutent un crêpe noir à la ceinture en souvenir de Georges Bernard, l'un des premiers grands champions du « manager sans chapeau »[3]. Eudeline organise des tournées internationales en Australie (1920-1921)[4],[5] et aux États-Unis (1925-1926). En 1928, il devient entraîneur de Primo Carnera. Après de multiples mésaventures, l'étoile noire devient un signe de malchance[6]. La mort sur le ring de son boxeur Charles Péguilhan met un terme à sa grande écurie de boxeurs[6].

Il se voit décerner la médaille de bronze d'honneur de l'éducation physique le 7 mai 1929 par Henry Paté, sous-secrétaire d'Etat de l'éducation physique[7].

Ami avec de nombreux dirigeants sportifs comme Paul Rousseau ou Armand Massard[8], il se retire après la Deuxième Guerre mondiale[9]. En 1948, un gala de boxe est organisé à Pantin au profit de celui que l'on surnomme le « roi des managers »[10].

Notes et références

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  1. 1 2 André Fourny, Dictionnaire de la boxe, Place des éditeurs, , 582 p. (ISBN 9782262079116).
  2. Edmond Chrétien, « André Routis », La Dépêche, no 20253, , p. 7 (lire en ligne).
  3. Eugène Criqui, « Eugène Criqui nous raconte la simple histoire de sa vie », L'Auto, , p. 1 (lire en ligne).
  4. « La tournée Eudeline en Australie », L'Auto, no 7159, , p. 2 (lire en ligne).
  5. « Robert Eudeline en Australie », L'Auto, no 7241, , p. 2 (lire en ligne).
  6. 1 2 Victor Chapiro, « Un peu d'historique : Les managers : ceux qui disparaissent et ceux qui viennent », L'Auto, , p. 3 (lire en ligne).
  7. - Journal Officiel 9828 01.10.1922 - Journal Officiel 8561 du 05.08.1932 - Geneanet via David Le Dahéron - Personnel étant natif de Villemeux-sur-Eure et maison familiale située non loin de celle de Robert et Adrienne Eudeline, rue Saint-Jacques
  8. Jack Punch, « Eudeline, joyeux et jeune vieillard », L'Intransigeant, , p. 6 (lire en ligne)
  9. « On a fêté les 70 ans d'Eudeline », Combat, no 482, , p. 2 (lire en ligne).
  10. C. W. Herring, « Cerdan et tous les champions au gala Robert Eudeline », Paris-presse, no 1101, , p. 4 (lire en ligne).

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