Rod La Rocque
Rod La Rocque, né Roderick la Rocque de la Rour le à Chicago dans l'Illinois, et mort le à Beverly Hills (Californie), est un acteur de cinéma américain dont la carrière débute au cinéma muet. Dans les années 1920, il incarne principalement des séducteurs.
| Nom de naissance | Roderick la Rocque de la Rour |
|---|---|
| Naissance |
Chicago (Illinois, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Décès |
(à 70 ans) Beverly Hills (Californie, États-Unis) |
| Profession | Acteur |
Biographie
modifierIl naît d'un père d'origine franco-canadienne, Edmund La Rocque de la Rou, directeur d'hôtel, et d'une mère d'origine irlandaise, Ann (née Rice) La Rocque. Il a une sœur cadette. Dès l'âge de sept ans, il commence à jouer dans des troupes de théâtre, puis, adolescent, il travaille aux studios Essanay à Chicago jusqu'à leur fermeture en 1918. Il part s'installer ensuite à New York et travaille pour le théâtre jusqu'à ce que Samuel Goldwyn, futur cofondateur du studio MGM, le remarque et l'emmène avec lui à Hollywood. Il tourne dans trois films produits par Samuel Goldwyn en 1918 : The Venus Model, A Perfect 36 (en) et A Perfect Lady.
La Roque se considère comme un acteur indépendant et propose ses services à diverses sociétés de production, refusant de s'engager contractuellement avec un studio.
Il obtient des rôles principaux, notamment dans La Folie du jazz (Jazzmania) et The French Doll. C’est ce dernier film qui attire l'attention de Cecil B. De Mille, qui lui offre un rôle principal dans sa super-production de 1923 : Les Dix Commandements. Ce péplum va être un tournant décisif dans la carrière de l'acteur car il va faire de lui une star reconnue et populaire à Hollywood dans les années 1920.
Pendant les cinq années suivantes, jusqu'à l'avènement du cinéma parlant, l'acteur travaille pour la propre société de distribution de Cecil B. De Mille, Producers Distributing Corporation (en), et pour Famous Players-Lasky (le futur studio Paramount), auquel DeMille est également associé.
Brun et de grande taille, Rod La Rocque interprète principalement des rôles de séducteur, comme celui qu'il tient au côté de Pola Negri dans le film d'Ernst Lubitsch, Paradis défendu (Forbidden Paradise, 1924).
En 1927, il franchit une nouvelle étape dans sa carrière d'acteur en interprétant un rôle plus dramatique et plus sombre, dans l'adaptation cinématographique du roman de Tolstoï : Résurrection ; il y incarne le prince Dimitri qui séduit puis abandonne une jeune paysanne.
Il fait une transition réussie vers le cinéma parlant[1]. En 1930, il partage l'affiche avec sa femme, l'actrice hongroise Vilma Bánky, épousée en 1927, dans une pièce de théâtre de Broadway, Cherries Are Ripe, qui connaît un succès mitigé.
Trois ans plus tard, le couple part en Allemagne où Rod La Rocque joue dans un seul film allemand, au côté de Leni Riefenstahl, dans la version anglaise de SOS Eisberg. À leur retour aux États-Unis, Rod LaRocque n'est plus la star qu'il a été. Il tourne alors principalement dans des films de série B, avec quelques seconds rôles dans des productions plus importantes comme Quasimodo (The Hunchback of Notre Dame, 1939) aux côtés de Charles Laughton et Maureen O'Hara, et L'Homme de la rue (Meet John Doe, 1941), avec Gary Cooper et Barbara Stanwyck. Ce film sera son dernier. À cette époque, sa femme avait depuis longtemps quitté les plateaux de tournage en raison de son fort accent hongrois qui ne lui a pas permis de faire la transition du muet au parlant.
En 1941, à l'âge de 43 ans, Rod La Rocque se retire du cinéma et devient un agent immobilier prospère.
Il meurt en 1969, à 70 ans, dans un relatif oubli de Hollywood. Il possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame (trottoir des célébrités à Hollywood).
Vie privée
modifierEn 1927, Rod La Rocque épouse l'actrice hongroise Vilma Bánky, alors très populaire, rencontrée en 1925 lors d'un dîner mondain chez Cecil B. DeMille[2]. Leur mariage est extrêmement médiatisé[3] et très somptueux, avec plus de 600 invités et célébrités du monde du cinéma et deux mille invités à la réception donnée au Beverly Hills Hotel[1] : Samuel Goldwyn conduit la mariée à l'autel ; Cecil B. DeMille est le témoin de Rod La Rocque ; la chroniqueuse hollywoodienne Louella Parsons est la demoiselle d'honneur de la mariée, et la star du western Tom Mix arrive en diligence tirée par quatre chevaux. La foule est si nombreuse devant l'église que 400 policiers sont nécessaires pour la contenir[4].
Rod La Rocque et Vilma Bánky restent mariés pendant 42 ans, jusqu'à la mort de l'acteur. Le couple n'a pas eu d'enfant.
Filmographie partielle
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- 1917 : Filling His Own Shoes d'Harry Beaumont : Dick Downing
- 1918 : The Venus Model de Clarence G. Badger : Paul Braddock
- 1919 : Dans le piège (The Trap) de Frank Reicher : le maître-chanteur
- 1919 : Love and the Woman de Tefft Johnson : Walter Pemberton
- 1920 : The Stolen Kiss de Kenneth S. Webb : Dudley Hamilt
- 1920 : The Discarded Woman de Burton L. King : Sam Radburn, un chercheur d'or
- 1920 : The Garter Girl d'Edward H. Griffith : Arthur Lyle
- 1920 : Daisy mariée (Easy to Get) de Walter Edwards : Dick Elliott
- 1921 : Paying the Piper de George Fitzmaurice
- 1922 : Le Foyer en péril (What's Wrong with the Women?) de Roy William Neill
- 1923 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments) de Cecil B. DeMille : Dan McTavish
- 1924 : Scandale (A Society Scandal) d'Allan Dwan : Daniel Farr
- 1924 : Triomphe (Triumph) de Cecil B. DeMille : Roi Garnet
- 1924 : Marins (Code of the Sea) de Victor Fleming : Bruce McDow
- 1924 : Phantom Justice
- 1924 : Paradis défendu (Forbidden Paradise) d'Ernst Lubitsch : capitaine Alexei Czerny
- 1925 : Le Lit d'or (The Golden Bed) de Cecil B. DeMille : Admah Holtz
- 1925 : Le Démon de minuit (Night Life of New York) d'Allan Dwan : Ronald Bentley
- 1925 : La Barrière des races (Braveheart) d'Alan Hale : Braveheart
- 1927 : Résurrection de Edwin Carewe : Prince Dimitry Ivanitch Nekhludov
- 1927 : Le Brigadier Gérard de Donald Crisp : Etienne Gerard
- 1928 : Le Clan des aigles (Stand and Deliver) de Donald Crisp : Roger Norman
- 1928 : Mirages (Show People), de King Vidor : caméo
- 1929 : Le Yacht d'amour (en) (The Man and the Moment) de George Fitzmaurice : Michel
- 1929 : Jeunes filles modernes (Our Modern Maidens) de Jack Conway : Glenn Abbott
- 1929 : Le Signe sur la porte (The Locked Door) de George Fitzmaurice : Frank Devereaux
- 1930 : Une nuit romanesque (One Romantic Night) de Paul L. Stein : Prince Albert
- 1930 : Soyons gai (Let Us Be Gay) de Robert Z. Leonard : Bob Brown
- 1930 : Beau Bandit de Lambert Hillyer : Montero
- 1933 : SOS Iceberg (version en langue anglaise de SOS Eisberg de Arnold Fanck) : Dr Carl Lawrence
- 1936 : L'Homme sans visage (Preview Murder Mystery) de Robert Florey : Neil DuBeck/Joe Walker
- 1936 : L'Espionne Elsa (Till We Meet Again) de Robert Florey : Carl Schrottle
- 1937 : L'Ombre qui frappe (The Shadow Strikes) de Lynn Shores : Lamont Granston
- 1937 : Clothes and the Woman (en) d'Albert de Courville : Eric Thrale
- 1938 : International Crime de Charles Lamont : Lamont Cranston
- 1939 : Quasimodo (The Hunchback of Notre Dame) de William Dieterle : Philippe
- 1940 : Dr. Christian Meets the Women (en) : professeur Kenneth Parker
- 1940 : Au-delà de demain (Beyond Tomorrow) de A. Edward Sutherland : Phil Hubert
- 1940 : Dark Streets of Cairo de Leslie Kardos et Seward Webb : inspecteur Joachim
- 1941 : L'Homme de la rue (Meet John Doe) de Frank Capra : Ted Sheldon
Références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Rod La Rocque » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 Article sur Rod La Rocque dans The Los Angeles Times
- ↑ Cf. la revue Picture-Play Magazine, numéro d'octobre 1927.
- ↑ « The Wedding of all Weddings, The Marriage of Vilma Banky to Rod La Roque »
- ↑ Article sur Vilma Banky dans The Los Angeles Times
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
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- Ressource relative aux beaux-arts :