Rodrigo Capó Ortega
Rodrigo Capó Ortega, né le à Montevideo (Uruguay), est un joueur de rugby à XV évoluant aux postes de deuxième ligne ou de troisième ligne. Il représente l'équipe d'Uruguay entre 2002 et 2018, disputant au passage la Coupe du monde 2003. En club club , il est formé à Carrasco Polo, avant de rejoindre la France en 2002 où, après un bref passage au SO Millau, il rejoint le Castres olympique. Il devient un cadre de ce club, avec qui il remporte deux championnats de France en 2013 et 2018. Il met un terme à sa carrière de joueur en 2020.
| Naissance |
Montevideo (Uruguay) |
|---|---|
| Taille | 1,95 m (6′ 5″) |
| Poste | Deuxième ligne, troisième ligne aile, troisième ligne centre |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| -2002 2002 2002-2020 |
Carrasco Polo Club SO Millau Castres olympique |
401 (155)[1] |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
| 2000-2018 | 41 (50)[2] |
| Période | Équipe | |
|---|---|---|
| 2021-2022 | Castres olympique (espoirs) |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 12 août 2026.
Son frère cadet Federico Capó Ortega a également joué au Castres olympique.
Biographie
modifierCarrière en club
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Rodrigo Capó Ortega commence la pratique du rugby à XV à l'âge de huit ans à la Erwy School de Montevideo[3]. Il poursuit ensuite sa formation en Argentine pendant cinq ans, en suivant sa mère diplomate[3]. Il retourne ensuite en Uruguay, et termine sa formation au Carrasco Polo Club[3]. Il lance sa carrière avec ce club, avec qui il remporte le Championnat d'Uruguay trois années d'affilée, entre 1999 et 2001[4].
En , il rejoint le club français du SO Millau en Fédérale 1[5]. Il ne joue que quelques mois avec le club, dont il contribue au maintien, et se fait remarquer par son talent[6],[7].
Ses performances à Millau intéressent des clubs comme Béziers ou Narbonne, mais il rejoint finalement le Castres olympique à l'intersaison 2002[3],[8]. Après deux matchs en catégorie espoirs, il joue son premier match de Top 16 contre le FC Grenoble[9]. Utilisé en troisième ligne aile à son arrivée au sein du club tarnais, il est ensuite au fur et à mesure fixé en deuxième ligne[10],[11].
Il remporte ses premiers titres avec le CO en 2003, en étant d'abord titulaire en troisième ligne lors de la finale Bouclier européen gagnée face à Caerphilly[12]. Quelques mois plus tard, son équipe remporte l'unique édition du Challenge Sud Radio[13].
Rodrigo Capó Ortega obtient son premier capitanat en 2006, en l'absence de Lionel Nallet[14]. Il est ensuite régulièrement le suppléant de Nallet dans cette fonction, notamment lors de la saison 2008-2009, où le CO se maintient de justesse[15].
Après avoir disputé ses premières saisons au CO dans un effectif souvent en difficulté et jouant le maintien, il dispute ses premières phases finales de Top 14 en 2009-2010, à l'occasion d'un match de barrage perdu face au Stade toulousain[16]. En 2013, il est titulaire lors de la finale de championnat que remporte son équipe face au RC Toulon[17]. La saison suivante, à l'issue d'une finale identique, son équipe s'incline cette fois-ci sur le score de 18 à 10[18],[19].
Lors de la saison 2014-2015, il devient officiellement le capitaine du Castres olympique, succédant à l'ouvreur Rémi Talès[20]. Lors de cette saison où le club est en difficulté, il mène son équipe vers le maintien dans les dernières journées du championnat[21],[22].
Il conserve le capitanat lors des saisons suivantes, avec le troisième ligne Mathieu Babillot en relais à partir de 2017[23],[24]. En 2018, après avoir été remplaçant lors de la demi finale gagnée face au Racing 92, il retrouve une place de titulaire et de capitaine pour la finale face à Montpellier[25]. Il remporte alors à 37 ans son second titre national, après la victoire 29 à 13 de son équipe[26].
À l'orée de la 2020, il transmet le capitanat de son équipe à Mathieu Babillot[27]. En , il annonce prendre sa retraite de joueur à la fin de la saison en cours, à l'âge de 39 ans[28]. Le championnat étant interrompu par la pandémie de Covid-19, sa carrière s'arrête brutalement après une rencontre face à l'Union Bordeaux Bègles le , à l'occasion de laquelle il inscrit un essai[29],[30]. Avec dix-huit saisons disputées au CO, et plus de 400 matchs, il est l'un des joueurs emblématiques du club[31],[32].
Carrière en équipe nationale
modifierRodrigo Capó Ortega obtient sa première sélection en équipe d'Uruguay le contre le Chili[2].
En 2003, il est sélectionné dans le groupe uruguayen disputant la Coupe du monde en Australie[33]. Il dispute les quatre matchs de son équipe (tous au poste de troisième ligne centre), et inscrit un essai lors de la rencontre face aux Samoa[2],[34].
Il est ensuite convoqué régulièrement en sélection jusqu'en 2009, avant d'annoncer mettre un terme à sa carrière internationale afin de se consacrer à son club, et après un conflit avec sa fédération[2],[35],[36].
Il fait son retour avec Los Teros en , à l'occasion d'une double rencontre qualificative pour la Coupe du monde 2015 face à la Russie[37]. Il participe à la qualification de son équipe, après la victoire lors du match retour sur le score de 36 à 27[38]. Il ne participe toutefois pas au mondial en Angleterre l'année suivante, après avoir pris une seconde fois sa retraite internationale quelques mois avant la compétition, pour des raisons familiales[39],[40].
En , il est sélectionné dans l'équipe des Barbarians français pour affronter la Namibie au Stade Mayol de Toulon[41]. En , il est retenu avec les Barbarians, et affronte victorieusement l'Irlande à Thomond Park[42]. En , il joue de nouveau avec les Barbarians français contre une sélection australienne au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux[43]. Les Baa-Baas parviennent à s'imposer 19 à 11[44].
Début 2018, après près de quatre ans d'absence en sélection uruguayenne, il fait son retour à l'occasion des qualifications pour la Coupe du monde 2019[45]. Avec deux victoires face au Canada, sur le score de 29-38 à Vancouver et de 32-31 à Montevideo, l'Uruguay décroche sa qualification pour la Coupe du monde[46]. Rodrigo Capó Ortega n'est toutefois doit cependant déclarer forfait pour celle-ci, à cause d'une blessure au dos subie en club dont il est insuffisamment remis[47].
Post-carrière
modifierRodrigo Capó Ortega devient, après l'arrêt de sa carrière de joueur, ambassadeur pour son club du Castres olympique[48]. En 2021, il est nommé entraîneur des avants de l'équipe espoir du club[49]. Il quitte ses fonctions au bout d'une saison[50].
En 2026, il publie un livre intitulé Rugby sous pression, dans lequel il évoque ses problèmes personnels après la fin de sa carrière de joueur[51].
Palmarès
modifier- Vainqueur du Championnat d'Uruguay en 1999, 2000 et 2001 avec le Carrasco Polo Club.
- Vainqueur du Bouclier européen en 2003 avec le Castres olympique.
- Vainqueur du Challenge Sud Radio en 2003 avec le Castres olympique.
- Vainqueur du Championnat de France en 2013 et 2018 avec le Castres olympique.
- Finaliste du Championnat de France en 2014 avec le Castres olympique.
Statistiques en équipe nationale
modifier- 41 sélections
- 50 points (10 essais)
- Sélections par années : 2 en 2000, 8 en 2001, 6 en 2002, 8 en 2003, 4 en 2006, 2 en 2007, 7 en 2009, 2 en 2014, 2 en 2018
- En Coupe du monde :
- 2003 : 4 sélections (Afrique du Sud, Samoa, Géorgie, Angleterre), 1 essai
Notes et références
modifier- ↑ « Rodrigo Capó Ortega », sur itsrugby.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Rodrigo Capó Ortega » [archive du ], sur espnscrum.com (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Capo Ortega : "J'ai pété les plombs, je me demandais ce que je faisais là" », sur rugbyrama.fr, (consulté le )
- ↑ (es) « Rodrigo Capó anunció su retiro del rugby profesional », sur elpais.com.uy, (consulté le )
- ↑ « Rugby : Capo Ortega, une fierté millavoise », sur midilibre.fr, (consulté le )
- ↑ « Rugby / Millau : Rodrigo Capo Ortega, la belle histoire d'un champion de France », sur midilibre.fr, (consulté le )
- ↑ « Capo Ortega : le saint patron », sur rugbyrama.fr, (consulté le )
- ↑ « Rodrigo Capo-Ortega : «Un Oscar, c'est une reconnaissance» », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ « Capo Ortega, l'âme du CO », sur rugbyrama.fr, (consulté le )
- ↑ « CO: un goût de revanche », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ « Rodrigo Capo Ortega : un roc au cœur tendre », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « Castres win Shield final », sur bbc.co.uk, (consulté le )
- ↑ « Challenge Sud Radio : Castres coiffe Bourgoin sur le poteau » [archive du ], sur letelegramme.fr, (consulté le )
- ↑ « Top 14. CO :Capo-Ortega en leader Une grosse préparation avant l'USAP », sur ladepeche.fr, (consulté le )
- ↑ « Castres déjà sauvé », sur rugbyrama.fr, (consulté le )
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- ↑ « Même sans star, la deuxième ligne de Castres est dangereuse », sur rugbyrama.fr, (consulté le )
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- ↑ « Capo Ortega : «On peut être humble et ambitieux à la fois» », sur ladepeche.fr, (consulté le )
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- ↑ (en) « Uruguay Lose Rodrigo Capó Ortega for Rugby World Cup », sur americasrugbynews.com, (consulté le ).
- ↑ « La nouvelle vie de Rodrigo Capo Ortega au Castres Olympique : "Aujourd’hui, je sais que je veux être manager !" », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
- ↑ « Capo Ortega entraîneur des avants des Espoirs de Castres », sur rugbyrama.fr, (consulté le ).
- ↑ « Régionale 1 – Rodrigo Capo Ortega : « l’envie de retrouver un rugby généreux, sain et humble » », sur rugbyamateur.fr, (consulté le ).
- ↑ « Témoignage. "Comme si j'étais possédé !" Capo-Ortega, légende du CO, raconte sa "descente aux enfers" et son combat contre les addictions », sur ladepeche.fr, (consulté le ).