Roger Boisjoly

ingénieur en aérospatial américain

Roger Boisjoly est un ingénieur en aéronautique, un lanceur d'alerte et un conférencier américain, né le à Lowell dans le Massachusetts et mort le à Nephi en Utah.

Roger Boisjoly
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
NephiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Ingénieur aéronautique, ingénieurVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

En , alors qu'il est à l'emploi de la société Thiokol, le fabricant des propulseurs d'appoint à poudre de la navette spatiale américaine, il transmet une note à sa hiérarchie concernant un défaut de conception des joints des propulseurs qui, si elle était laissée sans réponse, pourrait conduire à une catastrophe au cours d'un décollage. Elle se produit en lors de l'accident de la navette spatiale Challenger, tuant les sept membres de l'équipage.

Biographie

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Roger Boisjoly naît le à Lowell dans le Massachusetts[1].

Boisjoly décède le à Nephi en Utah[1].

Accident de la navette spatiale

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Boisjoly avait tenté la veille de faire annuler le lancement de la navette spatiale Challenger, sans succès[2]. Il est à ce titre considéré comme un lanceur d'alerte[3],[4].

Carrière après Thiokol

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Boisjoly a témoigné devant la commission d'enquête sur les raisons de l'explosion de la navette Challenger. Il a rapporté comment et pourquoi il jugeait que les joints d'étanchéité avaient été endommagés pendant le lancement de la navette. Il a affirmé qu'un comité décisionnel de la société Thiokol avait donné son accord au lancement, malgré ses objections qui s'appuyaient sur des observations de lancements antérieurs. Selon son témoignage, c'était « un processus décisionnel contraire à l'éthique qui résultait d'une intimidation intense de la part du client »[trad 1],[5].

Après l'explosion, Boisjoly souffre d'insomnie, dépression et de maux de tête intenses[6]. Boisjoly a rapporté avoir été réassigné à des tâches qui n'avaient aucun lien avec l'aérospatiale et qu'il a été ostracisé par des collègues et des cadres de la société. L'un de ses collègues lui aurait dit : « Si tu détruis cette société, j'irai mettre mes enfants sur la pas de ta porte  »[trad 2]. Boisjoly a engagé deux poursuites judiciaires contre Thiokol, qui ont été rejetées[7].

Après avoir quitté Thiokol, Boisjoly a fondé une société d'ingénierie forensique et a été régulièrement invité à prononcer des conférences sur l'éthique[8].

Notes et références

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Citations originales

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Roger Boisjoly » (voir la liste des auteurs).

  1. ↑ (en) « unethical decision-making forum resulting from intense customer intimidation »
  2. ↑ (en) « If you wreck this company, I’m going to put my kids on your doorstep »

Références

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  1. 1 2 New York Times
  2. ↑ (en) « Leatherby Libraries », sur www1.chapman.edu (consulté le )
  3. ↑ « Cas de Challenger : le premier Whistleblower ? », sur Techniques de l'Ingénieur (consulté le )
  4. ↑ Un collectif, « Coronavirus : faire taire les lanceurs d’alerte nuit gravement à la santé publique », sur Libération.fr, (consulté le )
  5. ↑ (en) Roger Boisjoly, « Ethical Decisions - Morton Thiokol and the Space Shuttle Challenger Disaster », onlineethics.org
  6. ↑ (en) Howard Berkes, « Remembering Roger Boisjoly: He Tried To Stop Shuttle Challenger Launch », NPR,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ (en) Douglas Martin, « Roger Boisjoly, 73, Dies; Warned of Shuttle Danger », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ (en-US) « Lowell native who warned of Challenger blast dies at 73 », sur Lowell Sun, (consulté le )

Liens externes

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