Roger Boisjoly
Roger Boisjoly est un ingénieur en aéronautique, un lanceur d'alerte et un conférencier américain, né le à Lowell dans le Massachusetts et mort le à Nephi en Utah.
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Ingénieur aéronautique, ingénieur |
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En , alors qu'il est à l'emploi de la société Thiokol, le fabricant des propulseurs d'appoint à poudre de la navette spatiale américaine, il transmet une note à sa hiérarchie concernant un défaut de conception des joints des propulseurs qui, si elle était laissée sans réponse, pourrait conduire à une catastrophe au cours d'un décollage. Elle se produit en lors de l'accident de la navette spatiale Challenger, tuant les sept membres de l'équipage.
Biographie
modifierRoger Boisjoly naît le à Lowell dans le Massachusetts[1].
Boisjoly décède le à Nephi en Utah[1].
Accident de la navette spatiale
modifierBoisjoly avait tenté la veille de faire annuler le lancement de la navette spatiale Challenger, sans succès[2]. Il est à ce titre considéré comme un lanceur d'alerte[3],[4].
Carrière après Thiokol
modifierBoisjoly a témoigné devant la commission d'enquête sur les raisons de l'explosion de la navette Challenger. Il a rapporté comment et pourquoi il jugeait que les joints d'étanchéité avaient été endommagés pendant le lancement de la navette. Il a affirmé qu'un comité décisionnel de la société Thiokol avait donné son accord au lancement, malgré ses objections qui s'appuyaient sur des observations de lancements antérieurs. Selon son témoignage, c'était « un processus décisionnel contraire à l'éthique qui résultait d'une intimidation intense de la part du client »[trad 1],[5].
Après l'explosion, Boisjoly souffre d'insomnie, dépression et de maux de tête intenses[6]. Boisjoly a rapporté avoir été réassigné à des tâches qui n'avaient aucun lien avec l'aérospatiale et qu'il a été ostracisé par des collègues et des cadres de la société. L'un de ses collègues lui aurait dit : « Si tu détruis cette société, j'irai mettre mes enfants sur la pas de ta porte »[trad 2]. Boisjoly a engagé deux poursuites judiciaires contre Thiokol, qui ont été rejetées[7].
Après avoir quitté Thiokol, Boisjoly a fondé une société d'ingénierie forensique et a été régulièrement invité à prononcer des conférences sur l'éthique[8].
Notes et références
modifierCitations originales
modifier(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Roger Boisjoly » (voir la liste des auteurs).
Références
modifier- 1 2 New York Times
- ↑ (en) « Leatherby Libraries », sur www1.chapman.edu (consulté le )
- ↑ « Cas de Challenger : le premier Whistleblower ? », sur Techniques de l'Ingénieur (consulté le )
- ↑ Un collectif, « Coronavirus : faire taire les lanceurs d’alerte nuit gravement à la santé publique », sur Libération.fr, (consulté le )
- ↑ (en) Roger Boisjoly, « Ethical Decisions - Morton Thiokol and the Space Shuttle Challenger Disaster », onlineethics.org
- ↑ (en) Howard Berkes, « Remembering Roger Boisjoly: He Tried To Stop Shuttle Challenger Launch », NPR, (lire en ligne)
- ↑ (en) Douglas Martin, « Roger Boisjoly, 73, Dies; Warned of Shuttle Danger », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « Lowell native who warned of Challenger blast dies at 73 », sur Lowell Sun, (consulté le )