Romain-Hippolyte Duthilloeul

littérateur, bibliothécaire et biographe français

Hippolyte Romain Duthilleul, né le à Douai, où il est mort le , est un historien local, conservateur des bibliothèques et biographe français.

Romain-Hippolyte Duthillœul
Portrait anonyme en franc-maçon, au musée de la Chartreuse.
Fonctions
Conservateur de bibliothèque
Bibliothèque Marceline-Desbordes-Valmore
-
Secrétaire (d)
Société nationale d'agriculture, sciences et arts (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
Rue Duquesnoy (d) (Douai)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Hippolyte Romain DuthilleulVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Idéologie
Membre de
Société nationale d'agriculture, sciences et arts (d) ()
Société des amis des arts de Douai (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

On lui doit de nombreuses monographies sur l’histoire locale[1].

Biographie

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Directeurs et directrices de la bibliothèque municipale de Douai

Fils de Louise Josephe Colier et du brasseur Hippolyte Romain Duthilleul, il entre dans l’administration militaire, en 1804. Il a été attaché au commissariat des guerres, à Douai, à Boulogne, à Dunkerque, en Hollande, en Hanovre, à Lille et à Arras. En 1808, il a été envoyé à l’armée d’Espagne. En 1810, il a été nommé inspecteur des subsistances militaires à l’armée d’Andalousie ; secrétaire du maréchal Soult, il a été chargé d’une mission périlleuse sur la côte d’Afrique pour l’approvisionnement de l’armée[2].

Passé au service du roi Joseph comme commissaire adjoint des guerres, en 1811, il a, à ce titre, rendu d’importants services à la France, lors de missions secrètes, au cours desquelles il a été blessé à deux reprises, en 1811 et en 1812. Rentré en France après la bataille de Vitoria, il devient officier supérieur d’administration, avant d’être rayé des cadres à la chute de l’Empereur[2].

Resté sans emploi de 1815 à 1830, il a refusé de magnifiques positions en 1830. Il a choisi celle de juge de paix du canton ouest de Douai. Nommé à la direction de la bibliothèque de la ville de Douai, en 1834, il a permis notamment le sauvetage des collections de livres enrichissant actuellement cet établissement. Il a également été conseiller municipal, membre du conseil académique, président du conseil des prud’hommes, secrétaire et fondateur de la Société des amis des arts de Douai (d)[2], secrétaire et fondateur de la Société nationale d'agriculture, sciences et arts (d) de Douai et de plus de vingt sociétés savantes, correspondant d’un grand nombre de revues scientifiques, littéraires et artistiques[3]. En 1826, il a fondé le Mémorial de la Scarpe[4], devenu l’Indépendant de Douai, en 1848[5], qui a connu, de nombreuses vicissitudes liées à la censure de la presse à l’époque[6].

Estimés des érudits, ses très nombreux travaux d’une grande valeur sur le Nord-Pas-de-Calais et sur la ville de Douai faisaient autorité[2]. Au sujet au début du Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Douai, dont la majeure partie des manuscrits provenaient des abbayes de Marchiennes et d'Anchin, ainsi que les fonds issus de l'université de Douai, il a écrit notamment :

« M. de Guerne, alors maire de Douai, ayant reconnu l’utilité grande que présenterait un catalogue raisonné et descriptif des manuscrits de la Bibliothèque, décida que ce travail serait commencé ; le vénérable M. Guilmot, à cause de son grand âge, ne pouvait pas l’entreprendre seul, et continuer son service de bibliothécaire ; il demanda que l’auteur de cette notice lui fut adjoint et M. le maire de Douai me donna le 10 mai 1834, la mission gratuite de conduire cet important travail. Nos manuscrits étaient alors exposés dans un lieu ouvert à tous vents où la pluie tombait à plaisir. Pendant que l’on cherchait un local pour les abriter, la mort vint atteindre M. Guilmot, qui mourut d’apoplexie le 22 juin 1834, âgé de 81 ans. Le 4 juillet 1834, je fus nommé bibliothécaire de la ville de Douai. Pendant les deux premières années de mon entrée en exercice, je dus donner tout mon temps au service de la Bibliothèque, étudier le classement imparfait et explorer en détail l’ensemble de ses richesses. Le travail du catalogue des manuscrits fut commencé en 1838 et terminé en 1844. Il m’a fallu ce temps parce que j’étais seul pour le service quotidien, et parce qu’en 1841, par un arrêté, M. Honoré, maire de Douai, avait prescrit la formation d’un catalogue général de la Bibliothèque. »

Publications

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  • Éloge de Jean de Bologne, Douai, Wagrez-Taffin, , in-4º (lire en ligne). — Ouvrage couronné par la Société centrale d’agriculture, sciences et arts du département du Nord séant à Douai en 1820.
  • Bibliographie douaisienne, Paris ; Douai, Techener ; Foucart, Wagrez ainé, , xxix, 295 p., in-8º (OCLC 9136210, lire en ligne).
  • Petites histoires des pays de Flandre et d’Artois, Douai, Foucart, , iv-446 p., in-8º (OCLC 41519755, lire en ligne).
  • Galerie Douaisienne : Biographie des hommes remarquables de la ville de Douai, Douai, Adams d’Aubers, , 162 p. (OCLC 23422020, lire en ligne).
  • Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Douai : suivi d’une notice sur les manuscrits de cette bibliothèque relatifs à la législation et à la jurisprudence par M. le conseiller Tailliar, Douai, Ceret-Carpentier, (lire en ligne).
  • Galerie Douaisienne des hommes remarquables de la ville de Douai, Douai, Adams d’Aubers, , 682 p., illustr. (OCLC 23422020, lire en ligne)
  • Essai historique sur la Bibliothèque publique de Douai, Douai, Ceret-Carpentier, , 52 p., in-8º (OCLC 835970140, lire en ligne).
  • Lettres sur les carreaux trouvés aux Chartreux de Douai, Lille, L. Danel, (OCLC 457474715, lire en ligne).
  • Douai et Lille au XIIIe siècle, Douai, Adam d’Aubers, , xiii, 200 p., in-4º (OCLC 253127808, lire en ligne).
  • Voyage de Jacques Le Saige à Rome, Notre-Dame-de Lorette, Venise, Jérusalem et autres saints lieux, Douai, Adams d’Aubers, , xvi, 213 p. (OCLC 417258439, lire en ligne).
  • Histoire ecclésiastique et monastique de Douai depuis l’établissement du christianisme, Douai, Madoux-Lucas, , 183 p., in-8º (OCLC 921718273, lire en ligne sur Gallica).

Notes et références

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  1. Gustave Vapereau, « Duthilœul (Hippolyte-Romain-Joseph) », dans Dictionnaire universel des littératures, Paris, xvi-2096, 25 cm (OCLC 500040555, lire en ligne sur Gallica), p. 685.
  2. 1 2 3 4 « Nous apprenons… », L’Écho de la frontière, Valenciennes, vol. 40, no 6119, (ISSN 2126-2713, lire en ligne sur Gallica).
  3. « Nous apprenons… », L’Impartial du Nord, Valenciennes, vol. 24, no 3723, (ISSN 2129-3619, lire en ligne sur Gallica)
  4. Gustave Vapereau, L’Année littéraire et dramatique : revue annuelle des principales productions de la littérature française et des traductions des œuvres les plus importantes des littératures étrangères, Paris, Hachette, (lire en ligne sur Gallica), p. 473
  5. Annuaire statistique : Annuaire du département du Nord. An XI-1890, vol. 43, Lille, I.. Quarré, L. Danel, (lire en ligne), p. 223.
  6. Jean-Paul Visse, La Presse douaisienne : 1790-1940, Paris, Société des amis de Panckoucke, , 426 p. (ISBN 9782918162032, lire en ligne).

Liens externes

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