Romanèche-Thorins
Romanèche-Thorins est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Romanèche-Thorins | |||||
Le vignoble de Romanèche-Thorins. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Mâcon | ||||
| Intercommunalité | Mâconnais Beaujolais Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Yannick Vacher 2020-2026 |
||||
| Code postal | 71570 | ||||
| Code commune | 71372 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
2 005 hab. (2023 |
||||
| Densité | 205 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 11′ 26″ nord, 4° 44′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 168 m Max. 262 m |
||||
| Superficie | 9,76 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Mâcon (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de La Chapelle-de-Guinchay | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | romaneche-thorins.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
modifierSituée à la limite de l'Auvergne-Rhône-Alpes et de la Bourgogne-Franche-Comté, Romanèche-Thorins fait partie du Beaujolais et du vignoble du Mâconnais.
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont La Chapelle-de-Guinchay, Chénas, Dracé, Fleurie, Lancié et Saint-Symphorien-d'Ancelles.
| La Chapelle-de-Guinchay | ||||
| Chénas (Rhône) Fleurie (Rhône) |
N | Saint-Symphorien-d'Ancelles | ||
| O Romanèche-Thorins E | ||||
| S | ||||
| Lancié (Rhône) | Dracé (Rhône) |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 817 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vauxrenard à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 9,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 003,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Romanèche-Thorins est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[11]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Voies de communication et transports
modifierLa commune possède une gare desservie par les trains TER Rhône-Alpes assurant la relation de Mâcon-Ville à Valence-Ville via Lyon-Perrache.
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (46,7 %), prairies (24,2 %), zones urbanisées (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), terres arables (3,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierL'origine du nom de Romanèche découlerait d'une inscription latine datant du IIe siècle : « Matronis Romaniscis » trouvée sur place, aujourd'hui disparue. Le peuple Eduen vivant en ce lieu, vénérait des divinités celtiques de l’abondance, les Matres, « Mères », ou matrones, favorisant la fécondité des femmes des animaux et des champs, elles figuraient souvent avec des enfants aux bras et des cornes d'abondance[15]. Cette inscription signifiant « Aux Matrones Romanisques » indique donc un lieu ou cohabitait des peuples celtes et romains (le suffixe iscis, dérive du « ish » germanique et signale un toponyme d'origine celtique romanisé).
« Thorins » fut adjoint au nom de Romanèche en 1872, il s'agissait à la fois d'un hameau important de la commune de Romanèche, mais surtout d'un lieu-dit viticole jouissant alors d'une grande renommée. Le nom de Thorins apparaît dans une charte de l'Abbaye de Cluny en 893 « In pago Matisconense, in agro Torrense, in villa Romanorum », charte par laquelle Alexandre, archevêque de Vienne, échange avec une femme, Agertrude, et son fils Hugues, quelques terres dans le territoire des Torrins.
Thorins, par sa consonance germanique[16] désigne très probablement une colonie burgonde, suggérant une installation vers le Ve siècle.
Histoire
modifier
En 1766, un litige entre les paroissiens et le curé se produit, ceux-ci lui reprochant d'abuser de sa position et de ne pas être digne de ses fonctions de prêtre[17].
À Romanèche-Thorins était autrefois extrait d'une carrière un oxyde de manganèse noir brillant, nommé romanéchite par le minéralogiste Lacroix. Une mine à laquelle le géologue et minéralogiste Alexis Chermette a consacré l'une de ses publications, intitulée : « L’ancienne mine de manganèse de Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire) » (bulletin de la Société linnéenne de Lyon, n° 3 - )[18].
Depuis 1980, la place de Romanèche porte officiellement le nom de place Benoît-Raclet[19].
Le 2014, Romanèche-Thorins a rejoint la communauté de communes du Mâconnais Beaujolais.
Politique et administration
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].
En 2023, la commune comptait 2 005 habitants[Note 4], en évolution de −0,05 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Vignoble
modifierVie locale
modifierCulte
modifierRomanèche-Thorins appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Vignes en Sud-Mâconnais, paroisse qui a son siège à La Chapelle-de-Guinchay et qui regroupe quatorze villages du Mâconnais.
Jumelage
modifier
France : Romanèche-Thorins est associée à Munster dans le Haut-Rhin (68) par un pacte d’amitié signé le par les maires des deux communes.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier
Parmi les principaux lieux et monuments de Romanèche-Thorins figurent notamment :
- l'église Saint-Pierre, construite à partir de 1862 d'après des plans de l’architecte départemental André Berthier et ornée d'un tympan sculpté par Yvonne Combs[24] ;
- le château de la Tour de Romanèche ;
- le parc animalier et d'attractions Touroparc Zoo ;
- le Hameau du vin, parc de la vigne et du vin ;
- le Musée du compagnonnage Pierre-François Guillon[25], lieu dédié à la recherche de l'excellence dévoilant des collections techniques, artistiques et ethnologiques racontant l'histoire et les valeurs du compagnonage[26] ;
- le château du Moulin-à-Vent ;
- le château des Jacques ;
- la Maison Jacoulot ;
- Le monument rendant hommage à Benoît Raclet, surmonté d'un buste en pierre (qui a succédé en 1964 à un buste en bronze enlevé pendant l'Occupation[27]).
Personnalités liées à la commune
modifierParmi les personnalités attachées à l'histoire de Romanèche-Thorins figure en particulier :
- Benoît Raclet (1780-1844), inventeur d'un procédé qui permit de sauver la vigne de la pyrale (tous les ans est célébrée la fête Benoît Raclet).
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Christian Sambin, Romanèche-Thorins, un village du Beaujolais-Mâconnais dans son contexte historique, Cahier de la Société d’études mâconnaises, hors-série no 6, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Romanèche-Thorins sur le site de l'Institut géographique national
- Un fait divers à Romanèche au XVIIIe siècle : le curé est persécuté (à lire sur Geneawiki, l'encyclopédie de la généalogie)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Romanèche-Thorins et Vauxrenard », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Vauxrenard », sur la commune de Vauxrenard - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Vauxrenard », sur la commune de Vauxrenard - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Romanèche-Thorins ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mâcon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Inscriptions latines de Gaule Lyonnaise, F. Bérard et Y. Le Bohec édit., Collection du CÉRGR, n. s., no 10, 1992.
- ↑ Dictionnaire des lieux habités du département de Saône-et-Loire / par P. Siraud; précédé de considérations sur l'origine et la signification des noms de lieux par L. Lacomme
- ↑ « Un curé pas très catholique au XVIIIe siècle », sur fr.geneawiki.com (consulté le ).
- ↑ Michel Bonnot, « Alexis Chermette, géologue et minéralogiste (1902-1996) », revue Images de Saône-et-Loire, no 218, novembre 2024, pages 11 à 15.
- ↑ Fernand Nicolas, « À la mémoire de Benoît Raclet », revue Images de Saône-et-Loire no 55 (automne 1983), pp. 19-23.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Pierre de Romanèche-Thorins éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ Pierre-François Guillon, né à Romanèche-Thorins le 13 juin 1848, fut compagnon du Tour de France et fonda en 1871 dans sa commune natale une École pratique de stéréotomie appliquée à la construction (école ayant fonctionné jusqu'en 1923). Source : « Pierre-François Guillon et le musée du compagnonnage à Romanèche-Thorins », article paru dans la revue Images de Saône-et-Loire no 41 (printemps 1979), pp. 3-8.
- ↑ Site du musée.
- ↑ Alain Dessertenne, « Les statues publiques en Saône-et-Loire. 1re partie : les statues aux illustres. », revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire no 205 de mars 2021, p. 6-11.


