Rosa Grimm

journaliste suisse

Rosa Grimm, née le à Odessa en Ukraine et morte le à Oetwil am See en Suisse, est une journaliste communiste et féministe suisse.

Rosa Grimm
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Rosa Schlain
Nationalité
Activité
Conjoint
Jovel Reichesberg, puis Robert Grimm
Autres informations
Parti politique

Biographie

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Rosa Grimm naît Rosa Schlain le à Odessa en Ukraine, dans une famille de commerçants juifs aisés. Elle est la fille de Wolf Schlain et d'Edlewod Fatik, de Kichinev (aujourd'hui Chisinau en Moldavie)[1].

Elle se marie en 1894 avec Jovel Reichesberg, docteur en lettres et écrivain, puis en 1908 avec Robert Grimm[1], typographe, journaliste et membre influent du Parti socialiste suisse[2], avec qui elle a deux enfants[3] et dont elle divorce en 1916[1].

Après avoir fréquenté une école de théâtre à Vienne[4], elle étudie à l'Université de Berne entre 1893 et 1904[1].

Après son divorce avec Robert Grimm, elle s'installe à Zurich où elle travaille à la librairie de la Jeunesse socialiste. Elle est arrêtée dans le cadre des émeutes de Zurich de novembre 1917[4]. Dès l'été 1919, elle collabore à la rédaction du journal bâlois Vorwärts (Suisse) (de)[1].

Elle est l'une des meneuses de la grève générale locale d'août 1919 à Bâle, durant laquelle la répression par l'armée fait cinq morts, dont trois femmes[5],[6].

Elle fait partie de l'aile gauche du Parti socialiste avant de participer en 1921 à la fondation du Parti communiste suisse[1]. Elle est la seule femme membre du comité central du parti avec Rosa Bloch. Également membre du comité d'agitation féminine du parti, elle milite pour le suffrage féminin[4].

Elle est déléguée au troisième congrès du Komintern à Moscou en 1921, se rend plusieurs fois en URSS dans les années 1920 et y fait des travaux de traduction pour les éditions du Komintern entre 1930 et 1931[1],[4]. Elle est amie avec Clara Zetkin et Nadejda Kroupskaïa[4].

En 1929, elle est chargée d'aider le délégué du Komintern à combattre l'aile droite de la section de Schafhouse du Parti communiste[7].

Entre 1921 et 1926, elle est responsable du supplément littéraire de Vorwärts, Der Weggefährte. Elle écrit des articles sur le marxisme ainsi que sur le féminisme[1]. Elle défend le droit à l’avortement et attaque l'institution du mariage, qu'elle voit comme une prostitution protégée par l’État[8]. Elle signe également des critiques théâtrales et des recensions[1], ainsi que des articles critiquant son ex-mari, Robert Grimm, resté au Parti socialiste[9].

Au début des années 1930, elle critique l'URSS mais reste membre du Parti communiste. Elle revient au Parti socialiste en 1943 après la dissolution du Komintern[8].

Elle meurt dans la pauvreté[4] le 12 novembre 1955 à Oetwil am See, dans le canton de Zurich[10].

Publications

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  • (de) Parteipolitische Tagesfragen, Zurich, Sozialdemokratische Partei der Stadt Zürich,

Bibliographie

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  • (de) Brigitte Studer, « Rosa Grimm (1875-1955) Als Frau in der Politik und Arbeiterbewegung : Die Grenzen des weiblichen Geschlechts », dans Arbeitsgruppe Frauengeschichte Basel, Auf den Spuren weiblicher Vergangenheit, Zürich, Chronos, (lire en ligne), p. 163-182
  • Pierre Jeanneret, « Rosa Grimm (1875-1955) », Dix grandes figures du socialisme suisse, Lausanne, Parti socialiste vaudois, no 2, , p. 44-48
  • Brigitte Studer, Un parti sous influence : le Parti communiste suisse, une section du Komintern, Lausanne, Éditions L'Âge d'Homme, , 818 p.
  • Brigitte Studer, Sous l'œil de Moscou : Le Parti communiste suisse et l'internationale, 1931–1943, Zurich, Chronos Verlag, coll. « Archives de Jules Humbert–Droz, Band 5 », , 912 p. (ISBN 978-3-905311-56-3)
  • Caroline Arni, Entzweiungen : Die Krise der Ehe um 1900, Böhlau, (ISBN 978-3-412-11703-0)

Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Rosa Grimm, version du 23 novembre 2017 » de Brigitte Studer sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Brigitte Studer (trad. Marie Ellenberger-Leuba), « Rosa Grimm » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. Peter Stettler (trad. Walter Weideli), « Robert Grimm » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. (de) « Der grosse Streikführer von 1918 war ein Macho », Neue Zürcher Zeitung, (lire en ligne Accès payant)
  4. 1 2 3 4 5 6 (en) Brigitte Studer, « Rosa Grimm : “Red Rosa No. 1” – the revolutionary woman » Accès libre, sur Rosa Luxemburg Stiftung,
  5. (de) Brigitte Studer, « Rosa Grimm (1875-1955): Als Frau in der Politik und Arbeiterbewegung : Die Grenzen des weiblichen », in: Sibylle Benz, Marianne Berger, Sabine Braunschweig, Anja Huovinen, Franziska Laupe, et al. (éd.), Auf Geschlechts den Spuren weiblicher Vergangenheit, Zurich, Chronos, 1988, pp. 163 à 182.
  6. « La chronologie de la grève générale – Generalstreik | Grève générale | Sciopero generale » (consulté le )
  7. Brigitte Studer, « GRIMM Rosa (ou Rosalie) » Accès libre, sur Le Maitron,
  8. 1 2 Hans-Peter Renk, « Les deux Rosa du socialisme et du féminisme helvétiques », solidaritéS, (lire en ligne Accès libre)
  9. « Figure disparue », La Liberté, vol. 86, no 269, (lire en ligne Accès libre)
  10. « Décès de Mme Rosa Grimm. », La Tribune de Genève, vol. 77, no 268, (lire en ligne Accès libre)

Liens externes

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