Rose Després
Rose Després, née le à Cocagne (Nouveau-Brunswick, Canada), est une poétesse, musicienne, interprète, comédienne et traductrice acadienne[1]. Elle est une figure importante de la littérature acadienne contemporaine[2] et a contribué activement[3] au développement de ses institutions culturelles[4].
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Biographie
modifierRose Després naît dans une famille de dix enfants dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Elle grandit dans un milieu où les pratiques artistiques et culturelles occupent une place importante, ce qui influence son intérêt précoce pour la musique, le conte, le théâtre, la danse et les arts en général[5].
Elle obtient un baccalauréat en lettres de l’Université de Moncton en 1973. Elle mène par la suite une carrière polyvalente, œuvrant à la fois dans les domaines des arts, de l’enseignement et de la traduction. Elle s’intéresse particulièrement aux langues et à leur circulation entre les cultures[6].
Très engagée dans le milieu culturel acadien, elle participe à la fondation des Éditions Perce-Neige dans les années 1980. Elle est également la première présidente de l’Association des écrivains acadiens (AEA) en 1984-1985. En 2004, elle fonde la revue littéraire Ancrages[7], consacrée à la création littéraire acadienne[8].
En 2001, elle fait partie de la délégation d’artistes accompagnant la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, lors d’un voyage officiel en Allemagne.
Entre 2010 et 2012, elle entreprend des études en traduction afin d’obtenir une reconnaissance comme traductrice littéraire[9]. Elle traduit notamment Killdeer du poète ontarien Phil Hall, publié en français sous le titre Le pluvier kildir (2015), ainsi que Riverwoman de la poète métisse manitobaine Katherena Vermette, publié sous le titre Femme rivière[10].
Œuvre
modifierRose Després publie ses premiers recueils aux Éditions Perce-Neige, à Moncton, dont Fièvre de nos mains (1982)[11], Requiem en saule pleureur (1986), Gymnastique pour un soir d’anguilles (1996) et La vie prodigieuse (2000). Ce dernier ouvrage lui vaut le Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie.
Elle poursuit ensuite son œuvre aux Éditions Prise de parole, à Sudbury, avec Si longtemps déjà (2009), qui reçoit un Prix Éloizes, Vraisemblable (2014), et Séjour à Belle-Côte (2021), qui lui vaut un second Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie en 2022.
Sa poésie[12] se caractérise par une réflexion sur le langage, le corps et la quête de sens[13]. Elle explore les liens entre expérience intime et expression poétique, dans une écriture à la fois dense et évocatrice[14].
Engagement culturel
modifierEn plus de son œuvre littéraire, Rose Després joue un rôle actif[15] dans la structuration[16] du milieu littéraire acadien[17]. Son implication dans la fondation d’organismes, de maisons d’édition et de revues contribue à la reconnaissance[18] et à la diffusion de la littérature acadienne[19] au Canada et à l’international[20].
Prix et distinctions
modifier- Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie pour Séjour à Belle-Côte (2021)[21]
- Prix Éloizes pour Si longtemps déjà (2009)[22]
- Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie pour La vie prodigieuse (2000)
Notes et références
modifier- ↑ « Rose Després | NBLCE », sur nblce.lib.unb.ca (consulté le )
- ↑ « La vie prodigieuse de Rose Després », sur www.erudit.org (consulté le )
- ↑ « Rose Després : une poésie de l’intime – Nuit blanche, le magazine du livre », sur Érudit (consulté le )
- ↑ David Lonergan, Paroles d'Acadie : Anthologie de la littérature acadienne (1958-2009), Sudbury, Prise de parole, , 445 p. (ISBN 978-2-89423-256-9), p. 191-192
- ↑ pdpcommercialisation, « La « joke about » le père de Rose | Éditions Prise de parole », (consulté le )
- ↑ Isabelle Arseneau, « Séjour à Belle-Côte, le recueil « le plus dur » à lire de la poète Rose Després », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Sylvie Mousseau, « La revue littéraire numérique Ancrages lancée », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
- ↑ « Beautés à découvrir – Voix et Images », sur Érudit (consulté le )
- ↑ « Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick », sur Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Femme-rivière : une poétesse métisse traduite par une poétesse acadienne », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Mylene Gagnon, « Rose Després, la poète la plus révoltée de l’Acadie », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Rose Després | Les voix de la poésie », sur lesvoixdelapoesie.ca (consulté le )
- ↑ « Thibeault, Jimmy, Michael Poplyansky, Stéphanie Saint-Pierre et Chantal White (dir.). Paroles et regards de femmes en Acadie. Québec, Presses de l’Université Laval, 2020, 341 p. – Revue d’histoire de l’Amérique française », sur Érudit (consulté le )
- ↑ pdpcommercialisation, « La poésie selon Rose Després | Éditions Prise de parole », (consulté le )
- ↑ « De Sillery à l’Acadie : la trajectoire de l’écrivaine acadienne Huguette Légaré. Poèmes de jeunesse et lettres de sa mère – Port Acadie », sur Érudit (consulté le )
- ↑ « L’autofiction de France Daigle. Identité, perception visuelle et réinvention de soi – Voix et Images », sur Érudit (consulté le )
- ↑ ICI Radio-Canada- Radio-Canada.ca, « Actualités littéraires | ICI on lit | ICI Radio-Canada.ca », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Écrire dans l’ombre de la longue décennie 1970 en Acadie et en Ontario français. La place de la relève littéraire dans le discours critique – Recherches sociographiques », sur Érudit (consulté le )
- ↑ « Intimité et acadianité : le fonds Gérald Leblanc, un gisement à exploiter – Revue de l'Université de Moncton », sur Érudit (consulté le )
- ↑ « Regard sur la littérature acadienne (1972-2012), David Lonergan., Sudbury, Prise de parole, 2018, 381 p., coll. « Agora » – Minorités linguistiques et société / Linguistic Minorities and Society », sur Érudit (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Le Prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie-Vie décerné à Rose Després », sur Le Moniteur Acadien (consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « L'Acadie célèbre ses artistes », sur Radio-Canada, (consulté le )