Rubis (S601)

sous-marin nucléaire de classe Rubis

Le Rubis est un sous-marin nucléaire d'attaque de la Marine nationale française. Navire de tête de la classe Rubis, il est en service de 1983 à 2022. Affecté à l'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque (ESNA) basée à Toulon, il participe notamment à la guerre du Golfe et aux opérations Héraclès et Harmattan. Depuis le sa ville marraine est Nuits-Saint-Georges.

Rubis (S601)
illustration de Rubis (S601)
Le SNA Rubis en manœuvre dans la rade de Toulon.

Type Sous-marin nucléaire d'attaque
Classe Rubis
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Chantier naval Naval GroupVoir et modifier les données sur Wikidata
Quille posée
Lancement
Armé
Statut En cours de désarmement
Équipage
Équipage 68 hommes : 8 officiers
52 officiers mariniers
8 quartiers-maîtres et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 73,60 m
Maître-bau 7,60 m
Tirant d'eau 6,40 m
Déplacement 2 385 t (surface), 2 670 t (plongée)
Propulsion 1 réacteur à eau pressurisée K48, 1 moteur électrique de propulsion, 1 hélice
Puissance 7 000 kW
Profondeur > 300 m
Caractéristiques militaires
Armement 4 tubes de 533 mm avec 14 torpilles F 17 mod 2 et missiles surface-surface Exocet SM 39
Électronique 2 centrales inertielles de navigation SIGMA 40 XP
1 radar de veille surface DRUA 33
1 sonar multifonction DMUX 20
1 sonar passif ETBF DSUV 62 C
1 groupement microphone DSUV 62 C
système de combat informatisé TITAC
liaison 14
1 détecteur radar ARUR 13
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Toulon
Indicatif S601

Histoire

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Construction

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Initialement dénommé Provence[1], la mise en chantier du Rubis a été décidée le et réalisée le . Il a été lancé le à Cherbourg (Cherbourg-en-Cotentin depuis 2016), a commencé ses essais le [2]. Le , la divergence de la chaufferie nucléaire est annoncée s'être produite « à la date prévue »[3]. Le sous-marin est admis au service actif le .

Service actif

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En 1985, le Rubis récupère en mer trois agents de la DGSE lors de l'affaire du Rainbow Warrior[4],[5].

En 1991, il est déployé pendant la Guerre du Golfe. En 1999, il participe à l'opération Trident pendant la guerre du Kosovo. Suivra l'opération Héraclès, de à , dans l'océan Indien dans le cadre de l'intervention en Afghanistan[6]. En 2011, le Rubis est déployé en Méditerranée dans le cadre de l'opération Harmattan, lors de l'intervention en Libye.

En 2022, il effectue sa dernière mission opérationnelle du au . Il quitte Toulon le [7] à destination de Cherbourg, où commence son désarmement le [8].

Accidents

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  •  : le Rubis entre en collision avec le pétrolier Lyria au large de Toulon lors de sa remontée en surface provoquant une pollution de 2 000 tonnes d'hydrocarbures[9].
  •  : le Rubis heurte le fond marin au large de la côte varoise, ce qui lui cause d'importants dommages[10].

Décorations

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Caractéristiques

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Le Rubis est équipé de deux centrales inertielles de navigation SIGMA 40 XP créées par Sagem pour les sous-marins de type SNA[11].

Galerie de photos

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Notes et références

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  1. « Déconstruction : le SNA « Rubis » attendu début 2017 à Cherbourg », sur lemarin.fr, .
  2. « Le sous-marin nucléaire d'attaque », Cols bleus, no 1648, (lire en ligne [PDF], consulté le )
  3. « « Divergence » à bord du Rubis », Cols bleus, no 1661, (lire en ligne [PDF], consulté le )
  4. Claude Lecomte, Coulez le Rainbow Warrior !, Messidor, , p. 15.
  5. « The Bombing of the Warrior », Rainbow Warrior home page, Greenpeace (version du sur archive.org).
  6. Moulin et Isnard 2006, p. 48.
  7. Vincent Groizeleau, « Le Rubis a fait ses adieux à Toulon | Mer et Marine », sur meretmarine.com, (consulté le ).
  8. Vincent Groizeleau, « Cherbourg : un vieux SNA a pris sa retraite, un nouveau s’apprête à prendre la mer », sur meretmarine.com, (consulté le ).
  9. « Après la collision avec le pétrolier " Lyria " Le " pacha " du sous-marin " Rubis " est relevé de son commandement », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  10. « Le sous-marin nucléaire d’attaque Rubis a appareillé pour son dernier voyage », sur opex360.com, (consulté le ).
  11. « Sagem va moderniser les sous-marins nucléaires d’attaque », sur Zone Militaire (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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