Rubéole (réacteur)
Rubéole est un réacteur nucléaire de recherche de faible puissance pour les expériences de criticité qui est entré en divergence au centre CEA de Saclay le [1], fonctionnant à l'oxyde d'uranium légèrement enrichi[2] et modéré à l'oxyde de béryllium (ou glucine)[3].
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| Mise en service | |
| Mise à l’arrêt définitif |
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Dans sa première configuration, Rubéole I fonctionne avec des barreaux d’uranium métallique enrichi, disposés dans un empilement de briques d'oxyde de béryllium. Dans sa seconde configuration, Rubéole II, qui diverge en 1959, l’uranium enrichi sous forme d’oxyde est mélangé à la glucine[4].
Le réacteur Aquilon, première pile critique destinée aux essais sur l'eau lourde, était déjà entré en divergence depuis [3].
A la suite de Rubéole, le projet Brenda, associant le CEA et la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (SNECMA), prévoit au CEA Cadarache un réacteur expérimental à uranium enrichi, modéré à la glucine et refroidi au gaz en circuit fermé[5]. Avec une température visée d’environ 700 °C, il doit explorer l'emploi de turbines à gaz et ouvrir la voie à des recherches sur la propulsion aérienne dans la perspective de l’avion atomique[4]. Mais des essais réalisés aux États-Unis révèlent des difficultés techniques, notamment une fragilisation de la glucine sous irradiation. Ces difficultés conduisent à suspendre le projet Brenda à la fin des années 1950.
Rubéole est définitivement arrêté en [1].
Notes et références
modifier- 1 2 (en) « List of research reactors and critical facilities » [PDF], sur iaea.org, (consulté le ).
- ↑ « Les réacteurs de recherche en France », sur dissident-media.org (consulté le ).
- 1 2 Cyrille Foasso, Histoire de la sureté de l'énergie nucléaire civile en France (1945-2000) — Technique d'ingénieur, processus d'expertise, question de société (mémoire de thèse), (résumé).
- 1 2 Claude Benoit, « Le béryllium, métal nucléaire dont on s’acharne à corriger les défauts en raison de ses exceptionnelles qualités. », La Nature, vol. 1, , p. 210-216.
- ↑ Nicolas Vichney, « Un nouveau centre d'études nucléaires va être construit à Cadarache au confluent de la Durance et du Verdon », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).