Rue Fautras (Brest)

voie de Brest, en France

La rue Fautras est située dans le quartier de Saint‑Louis, à Brest, dans le Finistère. Elle est nommée en l'honneur d'André Bandeuil, Chevalier de Fautras.

Situation et accès

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La rue débute Boulevard Jean Moulin et s’étend vers l’est jusqu’à la rue Algésiras. Elle est desservie par les lignes de bus et la station de tramway « Siam ».

Origine du nom

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Elle rend hommage au chevalier André de Fautras d’Andreuil[1], officier de marine et chef d’escadre, actif à Brest à la fin du XVIIIe siècle. En 1785, il représente la ville auprès de Louis XVI pour qu’une statue du roi soit érigée à Brest[2]. Bien que la statue ne voie jamais le jour, la municipalité nomme en son honneur une partie de la rue des Casernes, le [3].

Ce nom est supprimé par l’arrêté révolutionnaire du 5 messidor an II () puis rétabli par arrêté municipal du , confirmé le [3].

Historique

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Dès 1688, la voie est connue sous le nom de rue de la Corderie, car elle aboutit à une corderie implantée près de la rue Kéravel[4]. Elle s'étendait de la rue de l'Égout à la rue de la Mairie. À la disparition de cet établissement vers 1700, elle devient la rue de la Filerie, en raison de la présence d’industries textiles. En 1771, un prolongement est nommé rue des Casernes[5].

La rue borde la caserne Fautras, construite à partir de 1730, est occupée dès 1732 par le 2e régiment d’infanterie coloniale. Une seconde aile est édifiée en 1767 grâce à un financement des États de Bretagne. Un péristyle central est ajouté en 1810 par l’ingénieur Trouille. L’ensemble est partiellement détruit lors des bombardements du [6]. Un fragment du péristyle est sauvé et restauré boulevard Jean-Moulin en 1963[7].

Au moment de la réalisation des fortifications, une petite place[8] sera construite au croisement de la rue Algésiras pour donner sur une porte, qui prendront toutes deux le nom de Fautras. La place sera utilisée trois fois pour des exécutions. La guillotine fut dressée là, en 1866, pour l'exécution des quatre mutins du Fœderis-Arca.

Édifices disparus

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  • La caserne Fautras;
  • L'hospice de la marine, dont le grand bâtiment deviendra caserne Guépin puis école des mécaniciens;
  • La Place Fautras avec sa porte et sa Fontaine accolé aux casemates.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Notes et références

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  1. André de Fautras possédait une propriété au nord de la ville, achetée en 1773, connue sous le nom de Kerfautras. Cette appellation subsiste dans le quartier et le cimetière éponyme, aménagés à partir de 1866
  2. « Quelle place royale pour Brest ? », Histoire urbaine, no 48, (lire en ligne)
  3. 1 2 « 1921 – Les rues de Brest (9) », sur Retro29-annexe (consulté le )
  4. La corderie occupait toute la longueur de la rue Kéravel, depuis la place Médisance jusqu'à la rue de la Voûte. Elle est visible sur les plans de 1670 à 1756. Elle sera remplacée par la grande corderie parallèle au bagne.
  5. Gérard Cissé, Rues de Brest de 1670 à 2000, Éditions Ressac, (ISBN 2-909296-04-0)
  6. « Les garnisons du 1er RAMa à Brest (1792–1893) », sur 1er-rama.org (consulté le )
  7. « Histoire d’un monument colonial à Brest – Le péristyle Fautras », sur amicale2rima.fr (consulté le )
  8. A ne pas confondre avec la place de l'Harteloire qui sera souvent appelé du même nom.

Voir aussi

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