Rue Harpignies
La rue Harpignies est une voie du 20e arrondissement de Paris, en France. Percée en 1929 sur l'emplacement d'un ancien bastion de l'enceinte de Thiers, elle doit son nom au peintre paysagiste Henri Harpignies.
20e arrt Rue Harpignies
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 20e | ||
| Quartier | Charonne | ||
| Début | 110, boulevard Davout | ||
| Fin | Rue Louis-Lumière | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 108 m | ||
| Largeur | 20 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1929 | ||
| Dénomination | 5 août 1929 | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 4429 | ||
| DGI | 4477 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 20e arrondissement de Paris
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Situation et accès
modifierLa rue Harpignies est une voie publique du quartier de Charonne, dans le 20e arrondissement de Paris. Elle débute au 110, boulevard Davout et se termine rue Louis-Lumière[1]. Longue d'environ 108 mètres pour une largeur de 20 mètres, elle est bordée par le square d'Amiens et par la rue Serpollet[1].
Le quartier est desservi par la ligne 9 du métro à la station Porte de Montreuil.
Origine du nom
modifierCette voie porte le nom d'Henri Harpignies (1819-1916), peintre paysagiste, aquarelliste et graveur français rattaché à l'école de Barbizon[1].
Historique
modifierLa voie a été ouverte et a pris sa dénomination actuelle par un arrêté du 5 août 1929, sur l'emplacement du bastion no 13 de l'enceinte de Thiers[1]. Ce bastion se situait entre le bastion no 12, au nord vers la porte de Montreuil, et le bastion no 14, au sud vers la porte de Bagnolet, sur le tracé de l'enceinte fortifiée construite entre 1841 et 1845 autour de Paris.
Un diagnostic archéologique mené du 11 au 13 juin 2018 par le Département d'histoire de l'architecture et d'archéologie de Paris (DHAAP), à l'occasion de l'aménagement de la piscine Yvonne-Godard rue Serpollet, a permis de dégager la courtine reliant les bastions no 13 et no 14, sur une longueur de 9,40 mètres et une largeur de 2,94 mètres, ainsi qu'un contrefort trapézoïdal complet. Le sommet du mur, retrouvé entre 0,50 et 1,20 mètre sous le niveau de sol actuel, était surmonté d'une tranchée comblée de gravats témoignant de sa démolition au lendemain de la Première Guerre mondiale[réf. nécessaire]. Ce diagnostic faisait suite à deux interventions antérieures sur le bastion no 14, un diagnostic de l'Inrap en février 2017 puis un sondage du DHAAP en décembre 2017[réf. nécessaire].
Le déclassement de l'enceinte de Thiers est voté par une loi du 19 avril 1919, ce qui libère d'importants terrains constructibles[2]. Autour du mur fortifié s'étendait depuis la fin du XIXe siècle une bande non constructible large de 250 mètres, dite « la zone », où s'était installée de façon précaire une population chassée du centre de Paris par la spéculation immobilière et les grands travaux haussmanniens[2]. Au recensement de 1926, cette zone comptait encore 42 400 habitants, dont 8 000 étrangers[2]. Une loi du 10 avril 1930 organise le rachat de l'enceinte fortifiée par la Ville de Paris à l'État et accorde à la municipalité un délai de trente ans pour acquérir ou exproprier les terrains de la zone[2].
Dans les années 1920, le démantèlement des fortifications permet d'urbaniser les terrains situés au-delà de la ceinture des boulevards des Maréchaux, avec la construction d'habitations à bon marché (HBM)[réf. nécessaire]. C'est dans ce contexte d'urbanisation de l'ancienne emprise militaire qu'est percée la rue Harpignies, sur l'emplacement même du bastion no 13, par l'arrêté du 5 août 1929[1].