Rue Antoine-Idrac

rue de Toulouse, en France
(Redirigé depuis Rue Idrac)

La rue Antoine-Idrac (en occitan : carrièra Antòni Idrac) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Informations essentielles

Rue Antoine-Idrac
Situation
Coordonnées 43° 36′ 04″ nord, 1° 27′ 11″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Saint-Aubin
Début no 4 boulevard Lazare-Carnot
Fin no 7 rue Pierre-Paul-Riquet
Morphologie
Longueur 163 m
Largeur 6 m
Odonymie
Anciens noms Rue des Greniers (XVIIe siècle-1896)
Rue les Moissons (1794)
Nom actuel 1896
Nom occitan Carrièra Antòni Idrac
Histoire et patrimoine
Création XVIIe siècle
Notice
Archives 315553491222
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue Antoine-Idrac
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Rue Antoine-Idrac

Situation et accès

modifier

Description

modifier

La rue Antoine-Idrac est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Aubin.

Elle naît perpendiculairement au boulevard Lazare-Carnot. Longue de 163 mètres, elle est orientée au sud-est. Elle donne naissance, après 58 mètres, à la rue Eugène-Delacroix, puis, après 105 mètres, se termine au carrefour de la rue Pierre-Paul-Riquet.

La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, du boulevard Lazare-Carnot vers la rue Pierre-Paul-Riquet. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées

modifier

La rue Antoine-Idrac rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

  1. Boulevard Lazare-Carnot
  2. Rue Eugène-Delacroix (g)
  3. Rue Pierre-Paul-Riquet

Odonymie

modifier

En 1896, la rue est nommée en hommage à Antoine Idrac (1849-1884)[1]. Fils d'une ouvrier plâtrier, né à Toulouse dans la rue de Tounis (ancien no 24), il devient sculpteur. Élève d'Alexandre Falguière et de Jules Cavelier, il remporte en 1873 le premier grand prix de Rome de sculpture. Il meurt prématurément, laissant inachevée sa Statue équestre d'Étienne Marcel destinée à l'hôtel de ville de Paris – œuvre qui est terminée en 1888 par le Laurent Marqueste[2]. Le musée des Augustins conserve une statue en plâtre de Salammbô, présentée au Salon de 1881.

Au XVIIe siècle, la rue est désignée comme la rue des Greniers ou dels Graniers : il lui venait de la présence de greniers ou entrepôts à grains, qui servaient aux marchands et négociants du port Saint-Étienne, faisant le commerce des céréales sur le canal du Midi[3]. C'était aussi, à la même époque, un des noms d'une rue voisine, la rue de l'Étoile[4]. En 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom de rue les Moissons, mais cette appellation ne fut pas conservée[5].

Histoire

modifier

Moyen Âge et période moderne

modifier

Époque contemporaine

modifier

Patrimoine et lieux d'intérêt

modifier
  • no  2 : immeuble Subra.
    Un immeuble est construit en 1903 par l'architecte Joseph Thillet pour abriter une concession du constructeur automobile Peugeot. En 1935, il est surélevé et largement remanié dans le style Art déco par l'architecte David Moretti pour le compte du propriétaire, Georges Subra, afin de créer des appartements.
    L'édifice s'élève à l'angle du boulevard Lazare-Carnot. L'élévation sur la rue Antoine-Idrac se développe sur six travées : trois dans la continuité des boulevards, sur quatre étages, les trois autres travées sur trois étages. La façade est rythmée par les bandeaux de brique et d'enduit. La porte est soulignée par un ébrasement aux formes géométriques de brique, dont le calepinage rappelle celui de la façade du boulevard Lazare-Carnot. La porte a un décor de ferronneries de style Art déco[6].
  • no  5 : immeuble (1926)[7].
  • no  15 : maison (1921, Delmas)[8].

Personnalité

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 9.
  2. ↑ Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. : Histoire, doctrines, catalogue, École nationale supérieure des Beaux-Arts, , p. 164.
  3. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 547.
  4. ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 440.
  5. ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 179.
  6. ↑ Notice no IA31111162, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  7. ↑ Notice no IA31110887, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  8. ↑ Notice no IA31119744, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  9. ↑ Acte de naissance de Raoul Bernard Lucien Marie, sur le site des archives municipales de Toulouse (lire en ligne).

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier

Article connexe

modifier

Liens externes

modifier