Rue Henri-Joly
La rue Henri-Joly (en occitan : carrièra Henri Joly) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
La rue Henri-Joly vue de la rue Alfred-Duméril. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 29″ nord, 1° 26′ 56″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Le Busca |
| Début | no 47 rue des Trente-Six-Ponts |
| Fin | no 68 rue Alfred-Duméril |
| Morphologie | |
| Longueur | 192 m |
| Largeur | entre 6 et 8 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Rue du Corps-de-Garde (XVIIe siècle) Ruelle d'Ondres (fin du XVIIe siècle-1890) |
| Nom actuel | 1890 |
| Nom occitan | Carrièra Henri Joly |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVIe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315553644839 |
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Situation et accès
modifierDescription
modifierLa rue Henri-Joly est une voie publique. Elle se trouve à l'est du quartier du Busca.
Elle naît perpendiculairement à la rue des Trente-Six-Ponts, presque dans l'axe de la rue Sainte-Catherine. Elle est rectiligne, longue de 192 mètres et orientée au nord-est. Elle reçoit à droite, après 135 mètres, la rue de Puymaurin. Elle se termine 57 mètres plus loin au carrefour de la rue Alfred-Duméril.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées
modifierLa rue Henri-Joly rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Rue des Trente-Six-Ponts
- Rue de Puymaurin (d)
- Rue Alfred-Duméril
Odonymie
modifierLa rue est nommée en hommage à Jean-François Joly (1790-1870). Originaire de Limoux (Aude), il mène, sous la monarchie de la Restauration, une carrière d'avocat, tout en s'engageant dans les rangs libéraux, ce qui l'amène à faire un an de prison pour une affaire politique. En , au commencement de la monarchie de Juillet, il est procureur général à la cour d'appel de Montpellier, mais il démissionne pour s'opposer au régime. Désormais engagé dans une carrière politique, il est élu député de l'Ariège de 1831 à 1834, puis de la Haute-Garonne de 1839 à 1846 siégeant à l'extrême gauche. En 1848, à la suite de la Révolution de Février et de la proclamation de la Deuxième République, il est successivement commissaire du gouvernement de la Haute-Garonne le , du Gers le 29, puis commissaire général de la Haute-Garonne, du Gers, de Lot-et-Garonne, du Tarn et de Tarn-et-Garonne, le . Il est élu représentant de la Haute-Garonne le , puis député de Saône-et-Loire en 1849, siégeant au groupe de la Montagne. Il s'exile au moment du coup d'État du 2 décembre 1851, qui mène à la création du Second Empire par Louis-Napoléon Bonaparte.
Au XVIIe siècle, la rue était connue comme la rue du Corps-de-Garde. Il existait en effet, à l'extérieur des portes de la ville, des points retranchés, désignés comme des corps de garde : comme ils ne servaient qu'en temps de guerre, ils étaient mis en location par la municipalité toulousaine. Au sud de la ville, la porte principale était la porte du Château (emplacement de l'actuel no 2 place du Parlement) : le corps de garde se trouvait près de la rivière et de la rue du Sauzat (actuelle rue des Trente-Six-Ponts). À la fin du XVIIe siècle, la rue du Corps-de-Garde prit également le nom de ruelle d'Ondres, qu'elle conserva jusqu'en 1890.
Histoire
modifierPatrimoine et lieux d'intérêt
modifierCouvent de la Présentation de Notre-Dame
modifierLa congrégation des sœurs de la Présentation de la Sainte-Vierge s'installe à Toulouse vers 1853. Elle avait été fondée en 1760 à Castres par l'évêque de cette ville, Jean-Sébastien de Barral, et sa sœur Félicité, dans le but d'éduquer les jeunes filles, par la mise en place de classes gratuites et de classes payantes, afin d'accueillir toutes les classes sociales. Le couvent de Toulouse est autorisé par décret ministériel le grâce au soutien de l'archevêque Jean-Marie Mioland : le , la communauté est installée dans deux maisons, achetée au no 47 rue des Trente-Six Ponts à Manahem et David Rouget. La chapelle est construite en 1860 sur les plans de l'architecte Auguste Delort. Elle est ornée de vitraux réalisés par Amédée Berges[1].
Maisons
modifier- no 18 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle)[2].
- no 30 : maison (premier quart du XXe siècle, Joseph Gilet)[3].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Notice no IA31126480, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31110135, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31110129, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse (2 volumes), Toulouse, éd. Milan, (ISBN 978-2-8672-6354-5).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Notice no 315553644839 », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).