Rue Victor-Hugo (Lyon)
La rue Victor-Hugo, autrefois nommée rue de Bourbon, est une rue piétonne de la Presqu'île du 2e arrondissement de Lyon, en France.
|
| ||
| Situation | ||
|---|---|---|
| Coordonnées | 45° 45′ 15″ nord, 4° 49′ 48″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 2e | |
| Quartier | Ainay | |
| Début | Place Bellecour | |
| Fin | Place Carnot | |
| Morphologie | ||
| Type | Rue | |
| Longueur | 620 m | |
| Largeur | 12 m | |
| Superficie | 7 100 m2 | |
| Transports | ||
| Métro | ||
| Histoire | ||
| Création | 1re moitié du XIXe siècle | |
| Anciens noms | Rue de la Direction Grande rue Royale Rue de Bourbon (1816-1848) Rue de la République (1848-1852) Rue Bourbon (1852-1885) |
|
| Protection | Partie nord : site du centre historique site du patrimoine mondial |
|
| Géolocalisation sur la carte : Lyon
| ||
| modifier |
||
D'orientation Nord-Sud, elle relie la place Bellecour à place Carnot.
La rue de la République en constitue, au-delà de la place Bellecour, son prolongement naturel, en traçant ainsi l'une des plus grands artères piétonnes et commerçantes d'Europe[1].
Odonymie
modifierLa rue aurait dû s'appeler rue d'Euripide puis rue du Caire, mais ces noms furent finalement abandonnés[2].
Le premier nom, prévu avant même sa construction, fut rue de la Direction. Elle s'appela ensuite Grande rue Royale et fut renommée rue de Bourbon en en hommage à l'échevin lyonnais Jacques Bourbon[3].
Elle fut rebaptisée rue de la République de 1848 à 1852 avant de reprendre son nom original. Son nom actuel lui a été attribué par la délibération du conseil municipal du [4], quatre jours seulement après la mort de Victor Hugo.
Histoire
modifierCréation (1817-1841)
modifierPlanifiée en 1775 par Antoine Michel Perrache[5] et tracée pendant le Premier Empire, la rue devait permettre à l'empereur de voir le cheval de la place Bellecour (statue équestre de Louis XIV) depuis le palais dont la construction était prévue dans ce qui est aujourd'hui le quartier de la Confluence. Le percement de la rue a été terminé en 1842. Dès sa création, l'aristocratie lyonnaise l'a habitée.
La rue a été ouverte en cinq étapes :
- en 1817, de la place des Victoires (actuelle place Carnot) jusqu'à la rue des Remparts-d'Ainay ;
- en 1820, de la rue Sainte-Hélène jusqu'à la rue Sala ;
- en 1832, depuis la rue Jarente jusqu'à la rue Sainte-Hélène ;
- en 1839, au niveau du jardin de l'Hôtel[Quoi ?] ;
- en 1841, depuis cet Hôtel jusqu'à la place Bellecour.
Les nombres impairs 1 à 27 ont été construits entre 1834 et 1848, les numéros 29 à 67 entre 1820 à 1857, les numéros pairs de 2 à 16 en 1844, et numéros 18 à 68 entre 1826 et 1864[6]. Aux numéros 25 et 27 s'installa une institution fondée par Chalotte Dupin et nommée l'Œuvre des Charlottes, devenue par la suite les Sœurs de Saint-Joseph[7].
L'ancienne prison Saint-Joseph, installée dès le XVIIIe siècle dans un couvent du sud de la place Bellecour, sur la rue de Bourbon, a profondément marqué le tracé de la rue : son bail expirant en 1828, sa démolition a permis de prolonger la voie jusqu'à Bellecour, prolongeant l'axe et favorisant ainsi l’urbanisation ordonnée de la Presqu'île[8],[9].
Piétonnisation (1974-1976)
modifierEn 1974, la rue a été éventrée pour les besoins de la construction de la ligne A du métro.
Le , après deux ans de travaux et malgré l'opposition des commerçants et le manque d'enthousiasme du maire, Louis Pradel, elle fut transformée en rue piétonnière, ce qui en fit la deuxième de Lyon, quelques mois après la rue de la République, de l'autre côté de la place Bellecour, qui prolonge ainsi son cheminement piétonnier vers le Nord[10].
Attaque d’une banque (1984)
modifierLe , le général de gendarmerie Guy Delfosse y a été tué lors d’une attaque de banque perpétrée par le groupe armé Affiche rouge, issu d'Action directe[10].

Sécurisation (2017)
modifierEn 2017, pour se protéger des attaques à la voiture-bélier et en réaction à l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, des blocs de béton cubiques sont disposés aux extrémités de la rue et à ses intersections avec d’autres voies[12].

Réaménagement (2018-2019)
modifierEntre 2018 et 2019, le revêtement de la rue, abîmé car datant de la piétonnisation des années 1970, est remplacé par un nouveau fait de pierres claires dans le cadre de l’opération de rénovation du centre-ville « Cœur Presqu’île »[13].
Dans la même lignée, une vaste campagne de restauration de ses façades est lancée, et un nouveau dispositif d’éclairage est apposé sur ces dernières, dispositif étant cependant resté pratiquement inutilisé depuis ; en raison de l’absence d’autorisations des copropriétés, il ne fonctionne qu’entre la rue Jarente et la place Ampère[14].
Attentat au colis piégé (2019)
modifierLe , un colis piégé explose, au numéro 15, à proximité de l'enseigne Brioche dorée, blessant treize personnes dont une enfant de 8 ans[15].
Description
modifierOn trouve principalement dans la rue Victor-Hugo des cafés, commerces, services et hôtels.
La rue comporte, en son centre, une place piétonne et arborée, la place Ampère qui a donné, avec la rue elle-même, le nom à la station de métro qu'elle dessert, Ampère - Victor Hugo.
La rue est principalement bordée d'immeubles du XIXe siècle comportant de trois à six étages[16]. Il y a également deux maisons anciennes aux angles avec la rue Sainte-Hélène et avec la rue Jarente. La plupart des portes ont de belles sculptures et des décorations : têtes de lions, serpents, etc[10].
Événements
modifier
Fêtes de fin d’année
modifierLa rue est illuminée par des décorations lumineuses à l’occasion des fêtes de fin d'année.
Accessibilité
modifierTransports en commun
modifierCe site est desservi par les stations de métro Perrache et Ampère - Victor Hugo, toutes deux traversées par la ligne A.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Rue Victor-Hugo, Lyon » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Only Lyon - Tourisme et Congrès
- ↑ Robert Brun De La Valette, Lyon et ses rues, Paris, Le Fleuve, , p. 205
- ↑ Adolphe Vachet, À travers les rues de Lyon, Lyon, Laffitte reprints, , 1982, Marseille éd., 500 p. (ISBN 2-7348-0062-4), p. 486–88
- ↑ Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (ISBN 2841471268), p. 156.
- ↑ Jean Pelletier, Lyon pas à pas — son histoire à travers ses rues — Presqu'île, rive gauche du Rhône, quais et ponts du Rhône, Roanne / Le Coteau, Horvath, , 222 p. (ISBN 2-7171-0453-4), p. 47
- ↑ Louis Meynard, Dictionnaire des lyonnaiseries — Les hommes. Le sol. Les rues. Histoires et légendes, vol. 4, Lyon, Jean Honoré, (réimpr. 1982), p. 237–39
- ↑ Robert Brun De La Valette, Lyon et ses rues, Paris, Le Fleuve, , p. 231
- ↑ Véronique Belle, « Saint-Joseph et Saint-Paul de Lyon : une architecture carcérale à forte valeur patrimoniale », sur Les Carnets de l'Inventaire. Etudes sur le patrimoine culturel en Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
- ↑ « Prisons de Lyon | AML », sur www.archives-lyon.fr (consulté le )
- 1 2 3 « Rue Victor-Hugo », Rues de Lyon (consulté le )
- ↑ David Gossart, « Rue Victor-Hugo : quelle place pour les arbres et les piétons ? », sur Tribune de Lyon, (consulté le )
- ↑ Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le )
- ↑ « LYON. Le projet qui va changer la rue Victor-Hugo », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ « Rue Victor Hugo : travaux, suite ... », sur mairie2.lyon.fr (consulté le )
- ↑ « Explosion à Lyon rue Victor-Hugo : 13 blessés légers, un suspect recherché », sur leprogres.fr, .
- ↑ Vincent Bourjaillat et Hervé Rabilloud, « Les rues piétonnes lyonnaises ou le renforcement de la spécialisation commerciale au service de la centralité ? », Géocarrefour, vol. 64, no 2, , p. 100 (DOI 10.3406/geoca.1989.5676, lire en ligne
)