Rue de Marengo

rue de Paris, en France

La rue de Marengo est une voie du 1er arrondissement de Paris, en France.

1er arrt
Rue de Marengo
Voir la photo.
Coin rue de Rivoli et rue de Marengo (Paris).
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 1er
Quartier Halles
Palais-Royal
Début 162, rue de Rivoli
Fin 149, rue Saint-Honoré
Morphologie
Longueur 59 m
Largeur 24 m
Historique
Création Avant 1271
Dénomination 1854
Ancien nom Rue Richebourg
Rue du Coq-Saint-Honoré
Géocodification
Ville de Paris 5979
DGI 6053
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Marengo
Géolocalisation sur la carte : 1er arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 1er arrondissement de Paris)
Rue de Marengo
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Situation et accès

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Origine du nom

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Le nom de la rue rappelle la victoire remportée lors de la bataille de Marengo, en 1800, sur les Autrichiens[1].

Historique

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À l'origine, la voie était une impasse connue en 1271 sous le nom de Richebourg. Ce nom lui vient d'une famille établie dans la rue[2] que se trouvait à l'extérieur de l'enceinte de Philippe-Auguste[3].

En 1376, une adjudication par décret, faite au Châtelet, indique une maison sise rue du Coq ou de Richebourg. Le nom de rue du Coq, qui finit par s'imposer, lui vient d'une famille qui possédait des maisons dans la rue[2]. L'épithète Saint-Honoré est ajouté par la suite pour éviter les confusions avec la rue du Coq-Saint-Jean (disparue dans la seconde partie du XIXe siècle).

La famille Le Coq fait construire un hôtel, plus tard appelé hôtel du Bouchage, qui occupe la partie est de la rue. Il est occupé à partir du XVIIe siècle par la Société de l'Oratoire de Jésus et de Marie, dont l'église, l'actuel temple protestant de l'Oratoire du Louvre, est bâtie sur la rue Saint-Honoré.

Elle est citée sous le nom de « rue du Cocq », dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique qu'elle est « salle, boueuse et remplie d'immundices et de plus avons particulièrement veu quantité de fumiers compiliez avec boues, qui arrestent le cours des eaues des ruisseaux ».

Sur le plan de Turgot, un mur sépare la rue du Coq de l'espace aménagé devant le palais du Louvre après la construction de la cour carrée[3]. Des lettres-patentes du ordonnent l'élargissement de la rue, dite cul-de-sac du Coq, « en seize pied six pouces de largeur de chaque côté de la ligne capitale du milieu du Louvre ». Cet élargissement n'est effectué qu'en 1780[2]. Ce mur n'apparait plus sur l'atlas de Verniquet.

Dans le cadre du prolongement de la rue de Rivoli (transformations de Paris sous le Second Empire), l'ensemble des immeubles de la rue sont rasés. Considérablement élargie, la voie, qui relie désormais la rue Saint-Honoré et la rue de Rivoli, prend le nom de « rue de Marengo » en 1854. Sont construits côté ouest les Grands Magasins du Louvre et côté est des annexes au même magasin, les deux façades étant quasiment identiques.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

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  • No 2 : face au numéro, sur le trottoir, plaque de regard de chaussée « POPP ». La plaque porte le nom de l’ingénieur Victor POPP qui installe, à Paris, en 1879, le réseau d’air comprimé pour le fonctionnement des horloges publiques. Le système est étendu à l’utilisation des ascenseurs hydrauliques et au courrier pneumatique[4].
  • No 7 : Alphonse Giroux (vers 1775-1848), marchand de tableaux, de meubles et objets d'art, avait ici son magasin de 1799 à 1848, qui fut repris par un de ses fils : Alphonse Gustave[réf. nécessaire].
  • Nos 13-15 : Le marchand d'estampe, Aaron Martinet, avait son commerce dans cette rue de 1792 à 1830. À cette époque, la rue de Marengo s'appelait rue de Coq Saint-Honoré et le commerce de Aaron Martinet se situait originellement au numéro 124 qui a été renuméroté aux no 13 et no 15[5].
  • À l’intersection avec la rue Saint-Honoré, l’historien Jacques Hillairet situe l’emplacement de la barrière des Sergents. Elle est créé par l’ordonnance du pour 25 sergents à verge. La barrière disparaît le et est remplacée par un corps de garde jusqu’en 1805[6].

Anecdotes

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L’hiver 1783-1784 est marqué par un grand froid et d’importantes chutes de neige. De nombreuses personnes meurent. Le roi Louis XVI intervient pour faire parvenir aux indigents du bois de chauffage et des vêtements. Le , les forts des Halles rameutent les enfants de Paris pour l’édification, à l’angle de la rue Saint-Honoré, d’une pyramide de neige de la hauteur d’un étage sur laquelle est l’’inscription :

« Louis, les indigents, que ta bonté protège,
Ne peuvent t’élever qu’un monument de neige ;
Mais il plait davantage à ton cœur généreux
Que le marbre payé du pain des malheureux![7] »

Notes et références

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  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 103.
  2. 1 2 3 Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, (lire en ligne), p. 161.
  3. 1 2 « Plateforme de webmapping ALPAGE », sur Analyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (ALPAGE) (consulté le ).
  4. Jean-Jacques Breton, Paris à vos pieds: surprises et découvertes à fleur de pavé, Parigramme, (ISBN 978-2-84096-733-0)
  5. « Collections Online | British Museum », sur www.britishmuseum.org (consulté le )
  6. Jacques Hillairet, Saint-Germain-l’Auxerrois, Paris, Les Éditions de Minuit, , page 200.
  7. Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues et des monuments de Paris (1855), Maisonneuve et Larose, coll. « Collection Mémoires de France », (ISBN 978-2-7068-1098-5), page 296.

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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