Rue de la Tour-des-Dames
La rue de la Tour-des-Dames est une voie publique du 9e arrondissement de Paris. Elle relie la rue Blanche et la rue Catherine-de-La-Rochefoucauld.
9e arrt Rue de la Tour-des-Dames
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 9e | ||
| Quartier | Saint-Georges | ||
| Début | 7, rue Catherine-de-La-Rochefoucauld | ||
| Fin | rue Blanche, 12 et rue Jean-Baptiste Pigalle, 2 | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 160 m | ||
| Largeur | 10 m | ||
| Historique | |||
| Ancien nom | Ruelle Baudin Rue Baudin |
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| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris
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Situation et accès
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Ce site est desservi par la station de métro Trinité - d'Estienne d'Orves.
Origine du nom
modifierDès 1494, il est question d'un « moulin aux Dames », supposé être construit en 1320 et situé en cet endroit. En 1383, il figure sur les plans de censives. Il est, alors, stipulé l’obligation de moudre les blés nécessaires à la nourriture des religieuses et de leurs domestiques, En 1717, le moulin ne tourne plus, les terres sont affermées à un marchand de chevaux. Le bâtiment est transformé en colombier. Sur le plan de Turgot, une tour est figurée sur cet emplacement : elle était située à l'angle de la rue Catherine-de-La Rochefoucauld indiquée sur le plan de Turgot « ruelle de la Tour des Dames ». Cette tour, qui appartenait aux « dames », les abbesses de Montmartre, existait encore en 1821, et se trouvait alors dans l'hôtel Lestapis[1],[2],[3].
Historique
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Cette rue provient d'une très ancienne ruelle du village des Porcherons conduisant, jadis, de la rue Blanche à un moulin à vent appartenant à l'abbaye des Dames de Montmartre et est tracée sur le plan de Jean de La Caille de 1714.
Vers 1760, elle est appelée « ruelle Baudin » puis « rue Baudin » (du nom du propriétaire[4]) et figure sur le plan de Deharme de 1763 avant d'apparaitre sous le nom de « rue de la Tour-des-Dames » sur le plan de Verniquet de 1789. La partie de la ruelle Baudin dans le prolongement vers l'est de l'actuelle rue de la Tour-de-Dames a disparu. La ruelle de la Tour des Dames figurant sur le plan de Turgot est l'actuelle rue de La Rochefoucauld.
Cette rue fut sous la Restauration et la monarchie de Juillet au cœur du nouveau quartier de la Nouvelle Athènes. Le receveur général des finances de la Seine Augustin de Lapeyrière et l’architecte Auguste Constantin ont conçu la rue pour en faire la plus élégante du nouveau quartier. Lapeyrière acquiert l’hôtel de Valentinois, rue Saint-Lazare, en 1820. Après le démantèlement de la propriété, une partie du parc est destinée à l’aménagement de la rue de la Tour-des-Dames[5].
- Urbanisation du quartier entre 1814 et 2026
En 1814. En 1855. En 2026.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifierPlusieurs célèbres comédiens ont habité dans la rue[6].
- No 1 : hôtel de Mademoiselle Mars, construit en 1820 par Auguste constantin et transformé, en 1824, par Louis Visconti (Ludovico Tullio Giocchino Visconti) pour le maréchal de Gouvion-Saint-Cyr. En 1824, l'hôtel est racheté par la célèbre comédienne Mademoiselle Mars, amie de Talma, qui habitait dans la même rue. Le maréchal Berthier en devient propriétaire en 1840[5].
- No 2 : hôtel de Lestapis construit en 1819 à l'origine pour le prince de Wurtemberg, l'architecte Biet l'acheva pour le pair de France Claude Bailliot. La famille de Lestapis en fut propriétaire de 1838 à 1870.
- No 3 : hôtel de Mademoiselle Duchesnois construit en 1820 par Auguste Constantin pour le spéculateur Jean-Joseph-Pierre-Augustin Lapeyrière sur des dépendances de son hôtel de Valentinois. En 1822, Augustin Lapeyrière revend l'hôtel à Catherine-Joséphine Duchesnois, tragédienne de la compagnie de Talma. Cette actrice rivale de Mademoiselle George cacha pendant et après les Cent-Jours des victimes désignées tour à tour, aux vengeances de l'un et de l'autre parti.
- No 4 : le moulin en forme de tour, qui a donné le nom de la rue, était situé à hauteur du no 4. Aujourd'hui s'y trouve l'hôtel construit en 1822 pour Henry Maris Antoine François de Paule de Clouet qui le revend en 1826 au comte Étienne de Cambacérès, neveu de l'archichancelier de l'Empire. L'hôtel est acquis en 1838 par Jules Talabot, frère de Paulin Talabot, d'une famille d'industriels et de promoteur d'entreprises ferroviaires.
- No 5 : hôtel du peintre Horace Vernet construit en 1822 par l'architecte Louis Pierre Haudebourt, époux de la peintre Hortense Haudebourt-Lescot. La façade principale de l’hôtel donne sur l’impasse du no 56 rue Saint-Lazare[5].
- No 7 : hôtel construit par l'architecte Auguste Constantin. Le peintre Paul Delaroche, gendre d'Horace Vernet, y habita (comme inscrit sur le cadastre municipal de 1850 environ[7].
- No 9 : hôtel particulier du grand comédien Talma (où il est mort), construit en 1820 par Paul Lelong[2]. Il en confia la décoration au peintre Eugène Delacroix en 1821 avec ordre de s'inspirer des fresques d'Herculanum[8]. Une plaque commémorative lui rend hommage.
- No 2.
- Nos 1 et 3.
- No 4.
- Entrée des nos 8, 10 et 12.
- Détail no 12.
- No 11 : le médecin Jean Charcot y résida.
- No 13 : adresse, durant l'enfance et l'adolescence, chez sa tante, d'un certain Jean-Philippe Smet, alors qu'il commence sa carrière artistique de chanteur avec des membres de son entourage familial, Les Hallidays. Il deviendra célèbre sous son nom de scène : Johnny Hallyday[9],[10]. Une plaque commémorative lui rend hommage.
- Nos 14-18 : emplacement de 1830 à 1873 de la poste aux chevaux dont l’entrée était au no 2 rue Jean-Baptiste-Pigalle. Elle est remplacée, en 1927, par une sous-station électrique. Depuis 2014, le Centre d’animation Nouvelle Athènes - Jacques-Bravo occupe les locaux[11],[12].
- No 20 : dans cet immeuble habitait avec sa mère l'acteur Lino Ventura
- Plaque au no 9 bis.
- No 11.
- Plaque au no 13.
- No 16.
Notes et références
modifier- ↑ Maurice Dumolin, Notes sur l'abbaye de Montmartre, Société de l'histoire de Paris, 1932.
- 1 2 Alain Rustenholz, Les Traversées de Paris : l'esprit de la ville dans tous ses quartiers, Evreux, Parigramme, , 647 p. (ISBN 2-84096-400-7).
- ↑ Georges Cain, Les pierres de Paris, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, , pages 114-115.
- ↑ Gustave Pessard, Nouveau dictionnaire historique de Paris, Paris, Eugène Rey, éditeur, , page 1517.
- 1 2 3 Gilles Targat, Paris romantique: la capitale des enfants du siècle, Parigramme, (ISBN 978-2-84096-579-4, OCLC 827936788, lire en ligne), pages 44 à 50.
- ↑ « Rues Pigalle, La Rochefoucauld, de la Tour-des-Dames », www.paris-pittoresque.com.
- ↑ Cf. Paris, archives municipales, inv. RES/A1513/7.
- ↑ Frédéric Martinez, Delacroix, Gallimard, 2016.
- ↑ PARIS 9e - PARADIS DES ROCKERS
- ↑ « Dans ce quartier est né le Rock en France », bvjhostelparis.com, 7 décembre 2017.
- ↑ Michaël Darin, Paris d'un siècle à l'autre: 100 ans de transformations ordinaires maisons, immeubles, hôtels particuliers, Parigramme, (ISBN 978-2-37395-175-2), pages 74-75.
- ↑ « Mairie 09 ».
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117)
- Bruno Centorame (dir.), La Nouvelle Athènes. Haut lieu du romantisme, Action artistique de la Ville de Paris, Paris, 2001, 293 p. (ISBN 978-2-913246-33-1).
- Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875.
- « Rues Pigalle, la Rochefoucauld et de la Tour-des-Dames », www.paris-pittoresque.com.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris