Rue des Canettes
La rue des Canettes est une rue du 6e arrondissement de Paris, en France.
6e arrt Rue des Canettes
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 6e | ||
| Quartier | Odéon | ||
| Début | 27, rue du Four | ||
| Fin | 6, place Saint-Sulpice | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 132 m | ||
| Largeur | 12 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1540 | ||
| Ancien nom | Rue Saint-Soulpice, rue Neuve Saint-Sulpice, rue de Viracoublé, rue du Trou-Punais |
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| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1480 | ||
| DGI | 1486 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris
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Situation et accès
modifierLa rue des Canettes est une voie globalement orientée nord-sud, située dans le centre du 6e arrondissement de Paris. D'une longueur de 132 m, elle relie la rue du Four, au nord, à la place Saint-Sulpice, au sud.
- La rue des Canettes vue de la place Saint-Sulpice (2011).
- La rue des Canettes vue en direction de la place Saint-Sulpice (2026).
La rue Guisarde débouche sur le côté est de la rue, un peu avant sa moitié. Au sud, son intersection avec le coin nord-est de la place Saint-Sulpice est partagée avec la rue Saint-Sulpice.
Origine du nom
modifierLa rue tient son nom de l'enseigne située au no 18 de la rue qui représente des canettes à la surface de l'eau. L'enseigne et la façade de l'immeuble sont inscrites aux monuments historiques depuis 1975[1].
Historique
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La rue existe déjà au XIIIe siècle : vers 1260, elle s'appelle « rue Saint-Soulpice ». Au XIVe siècle, la rue devient « rue Neuve-Saint-Sulpice ». Vers 1540, elle se serait appelée « rue Viracoublé », du nom d'un hôtel particulier qui le portait ; le nom de rue du Trou Punais aurait également été utilisé. Elle prend son nom actuel en 1636[2].
Histoire politique de la rue des Canettes
modifierLe Club de l'horloge est cofondé dans cette rue le , lors d'une réunion au domicile d'Yvan Blot en présence de Jean-Yves Le Gallou et Henry de Lesquen[3].
Depuis le début des années 2010, la rue des Canettes est un lieu emblématique de rassemblement de la jeunesse de droite et d'extrême droite parisienne[4],[5] comme le rappellent notamment les journalistes Nicolas Massol et Marylou Magal dans leur livre Extrême droite, nouvelle génération[6],[7]. Ils se retrouvent notamment au Chai Antoine ou à la Cave Saint Germain[8],[9],[10].
La rue des Canettes a été un lieu incontournable de la jeune génération intellectuelle de droite, tendance eurosceptique, au milieu des années 2010. « C’était le rendez-vous de toute cette jeunesse patriote souverainiste, qui allait des membres de Critique de la raison européenne, aficionados de Jacques Sapir et d’Emmanuel Todd, en passant par la Droite populaire de Thierry Mariani, les jeunes de Debout la République de Dupont-Aignan jusqu'aux militants du Front national de la jeunesse », relate Gaëtan Dussausaye auprès du journal Marianne en 2022[11],[12].
Dans son livre Ce que je cherche, l'homme politique Jordan Bardella consacre un chapitre à la rue des Canettes, dans lequel il décrit cette « Génération rue des Canettes » composée de « jeunes idéalistes [...] animés par un même idéal de justice et de patriotisme ». Il rappelle que ces jeunes se retrouvent au Chai Antoine et à La Cave Saint-Germain et cite dans son livre des personnalités comme Alexandre Loubet, Sarah Knafo, Pierre Gentillet ou encore Pierre-Romain Thionnet parmi les membres de cette génération. Il clôt ce chapitre en considérant que « la Rue des Canettes aura fait naître une véritable « promo » qui se hisse peu à peu en première ligne du paysage politique français »[13].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifier- Numéro 8 : immeuble de 1896 (architecte N. Cailleau, sculpteur Georges Barbier).
- À un numéro inconnu a habité Richard Descoings dans les années 1980[14].
- À la mort de Marcel Proust, sa servante dévouée Céleste Albaret ouvre, avec son mari, l'hôtel Alsace Lorraine, rebaptisé Hôtel La Perle, situé rue des Canettes.
- Dans la roman La Révolte des anges par Anatole France, Monsieur Sariette, le conservateur de la bibliothèque de l'hôtel d'Esparvieu (sous l'ombre de Saint-Sulpice) y déjeune : « dans l'étroit et sombre rue des Canettes, à la crèmerie des Quatre-Évêques, jadis fréquentée par Baudelaire, Théodore de Banville, Charles Asselineau, Louis Ménard et un grand d'Espagne, qui avait traduit Les Mystères de Paris dans la langue des conquistadors. Et les canes qui barbotent si gentiment sur la vieille enseigne de pierre qui a donné son nom à la rue, reconnaissaient M. Sariette », pp. 16-17.
- En 2008, Libération a prétendu qu'un agent du MI6 (service de renseignements étrangers en Grande Bretagne), Tom Black, y habitait au numéro 16[réf. nécessaire].
- Le photographe suédois Christer Strömholm y a habité dans les années 1970.
- Une scène du film Paris nous appartient (sorti en 1961) de Jacques Rivette est tournée dans la rue des Canettes, avec un plan sur la plaque de la voie.
- Le poète Gabriel-Tristan Franconi est né au no 13, où une plaque lui rend hommage.
- Numéro 8 : immeuble de 1896 (architecte N. Cailleau, sculpteur Georges Barbier).
- Plaque au no 13.
Notes et références
modifier- ↑ « Immeuble, 18, rue des Canettes », notice no PA00088556, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 262.
- ↑ Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII,, SUDOC, , 701 p. (lire en ligne), p. 291
- ↑ Hubert Coudurier, Le Mystère Marine Le Pen, Paris, Plon, , 362 p. (ISBN 225932083X), p. 122
- ↑ Guillaume Deleurence, « Union des droites et de l’extrême droite : la jeunesse à l’œuvre », sur POLITIS, (consulté le ).
- ↑ Romain Herreros, « Ce livre qui montre que la digue entre la droite et l’extrême droite a (déjà) sauté », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Comment les nouveaux visages de l’extrême droite tissent leur toile | Les Inrocks », sur lesinrocks.com (consulté le ).
- ↑ « Marine Le Pen : l’ultradroite, ce gros caillou dans sa chaussure », sur L'Express, L'Express, (consulté le ).
- ↑ « "Marion Maréchal, c'est la Macron de la droite" : ces jeunes LR tentés par un rapprochement avec l'ex-FN », sur lejdd.fr, (consulté le ).
- ↑ Thibaut Pézerat, « La tentation du Front national », sur marianne.net, (consulté le ).
- ↑ Lou Fritel, « Paradol, Androuët, Thionnet : qui sont "les hommes du président" du RN Bardella ? », sur marianne.net, (consulté le ).
- ↑ Marylou Magal, « Jordan Bardella, jeune espoir «mariniste» de la génération nation »
, sur Le Figaro, (consulté le ). - ↑ Jordan Bardella, « Rue des Canettes », dans Jordan Bardella, Ce que je cherche, Fayard, , 316 p. (ISBN 9782213730585), p. 153,154,155
- ↑ Raphaëlle Bacqué, Richie, Bernard Grasset, (ISBN 978-2-246-78913-0).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de minuit, 1972, 1985, 1991, 1997, etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol. [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117).
- Gabriel-Tristan Franconi, Untel de l’armée française, Payot et Cie, 1918 — l'auteur décrit la rue de son enfance [lire en ligne].
- Marylou Magal et Nicolas Massol, L'extrême droite, nouvelle génération, Paris, Denoël, , 266 p. (ISBN 978-2-207-18082-2), « bienvenue rue des canettes », p. 18-21
- Marylou Magal et Nicolas Massol, Enquête sur la génération Bardella, Paris, Folio, , 318 p. (ISBN 978-2-07-309912-9), « Les caves, repaire historique d'une certaine jeunesse », p. 20-25
- Jordan Bardella, « Rue des Canettes », dans Jordan Bardella, Ce que je cherche, Fayard, , 316 p. (ISBN 9782213730585), p. 153-155.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris* « Rue des Canettes », paris-pittoresque.com.
- « Rue des Canettes », paris1900.lartnouveau.com.
- « Rue des Canettes, Hôtel La Perle », hotellaperle.com.