Allée de l'Église-Bonnefoy
Place du Chanoine-Philippe-Ravary • Rue du Chanoine-Casimir-Barthas
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 37′ 08″ nord, 1° 27′ 26″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Bonnefoy |
| Début | no 48 rue du Faubourg-Bonnefoy |
| Fin | no 7 rue Albert-Sorel |
| Morphologie | |
| Longueur | 66 m |
| Largeur | 14 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Impasse de l'Église-Bonnefoy (vers 1895-1981) |
| Nom actuel | 1981 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | vers 1895 |
| Lieux d'intérêt | Église de l'Immaculée-Conception Collège Saint-Louis |
| Notice | |
| Archives | 315558373650 • 315558373854 • 315558373752 |
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L'allée de l'Église-Bonnefoy, la place du Chanoine-Philippe-Ravary et la rue du Chanoine-Casimir-Barthas sont trois voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès
modifierDescription
modifierL'allée de l'Église-Bonnefoy, la place du Chanoine-Philippe-Ravary et la rue du Chanoine-Casimir-Barthas sont des voies publiques. Elles se trouvent au cœur du quartier Bonnefoy.
Dans l'allée de l'Église-Bonnefoy, la chaussée compte, une seule voie de circulation automobile à double-sens. Il existe également une bande cyclable du côté des numéros impairs, dans le sens « descendant ». La place du Chanoine-Philippe-Ravary est quant à elle traitée comme un rond-point et il n'existe qu'une seule voie de circulation automobile à sens unique, dans le sens anti-horaire. Enfin, la rue du Chanoine-Casimir-Barthas ne compte également qu'une seule voie de circulation automobile à sens unique, de la place du Chanoine-Philippe-Ravary vers la rue Albert-Sorel. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées
modifierL'allée de l'Église-Bonnefoy, la place du Chanoine-Philippe-Ravary et la rue du Chanoine-Casimir-Barthas rencontrent les voies suivantes, d'ouest en est, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Rue du Faubourg-Bonnefoy
- Rue Albert-Sorel
Odonymie
modifierL'allée de l'Église-Bonnefoy tient naturellement son nom de ce qu'elle aboutit à l'église de l'Immaculée-Conception, église paroissiale de Bonnefoy, élevée entre 1861 et 1898 pour desservir la population de ce faubourg en plein développement au cours du XIXe siècle[1].
Elle fut d'abord une impasse et ce n'est qu'en 1981 que, à la suite du réaménagement des voies autour de l'église, qu'elle fut dénommée allée de l'Église-Bonnefoy[1]. D'ailleurs, la même année, la petite place qui faisait face à l'église prit le nom du chanoine Philippe Ravary (1820-1899), premier curé de la paroisse de Bonnefoy[N 1], qui s'occupa de l'édification de l'église et promut le dogme de l'Immaculée conception, encouragé par le pape Pie IX depuis 1854[2]. De même, le chemin qui reliait la place à la rue Albert-Sorel devint la rue du Chanoine-Casimir-Barthas, en hommage à Casimir Barthas (1884-1973), également curé de la paroisse de l'Immaculée-Conception, mais aussi écrivain, directeur de la Croix du Midi – journal catholique toulousain – et des Éditions de Fatima – une maison d'édition catholique[3].
Histoire
modifierPatrimoine et lieux d'intérêt
modifierÉdifices religieux
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- Église de l'Immaculée-Conception.
L'église de l'Immaculée-Conception est édifiée après la création de la paroisse de Bonnefoy, accordée par l'archevêque de Toulouse, Jean-Marie Mioland, en 1857, sous l'impulsion de son premier curé, Philippe Ravary[4]. La paroisse, d'abord placée sous l'invocation de sainte Foy d'Agen, est finalement consacrée à l'Immaculée Conception : c'est sous ce nom que se serait fait connaître la Vierge lors de l'une de ses apparitions, le , à Bernadette Soubirous, à Lourdes[4]. Ainsi s'établit un lien entre la paroisse toulousaine et le pèlerinage de Lourdes.
Le curé Philippe Ravary décide de financer la construction de la nouvelle église, avec l'aide des paroissiens, mais sans le soutien financier de la commune. Les plans, donnés en 1861, sont dressés par l'architecte Joseph Raynaud. Les terrains sont donnés par les frères Roquelaine, demi-frères de Philippe Ravary. Une église provisoire, construite en 1858 pour accueillir les fidèles, est démolie en 1898 lors de l'achèvement des travaux. Cependant, l'édifice n'est jamais achevé selon les plans originaux. Un orgue réalisé par Jean-Baptiste Pujet est installé dans l'église en 1875. Les vitraux de l'église, signés par Henri Gesta, sont installés en 1926. Les grilles du chœur sont dues au ferronnier Fernand Olié. Finalement, en 1930, l'édifice inachevé est remanié par l'architecte Auguste Caillebat, qui élève le clocher et achève les façades. L'église est décorée de peintures murales réalisée par les peintres Fernand Augier et Jean Ningres. Les chapiteaux et les frises sont exécutés en 1945 par Jean Estrade.
- Presbytère.
Le presbytère, également construit dans la deuxième moitié du XIXe siècle, s'élève au nord de la place du Chanoine-Philippe-Ravary (actuel no 1). Il abrite également les bureaux de la communauté de la Croix Glorieuse, qui anime la paroisse de l'Immaculée-Conception. Le bâtiment, d'un style éclectique où prédomine le néo-gothique, est bâti en brique claire et construit perpendiculairement à l'allée de l'Église-Bonnefoy. La façade sud, qui ouvre sur un jardin, s'élève sur trois niveaux et se développe sur sept travées. Elles sont, au rez-de-chaussée et au 1er étage, percées de larges fenêtres rectangulaires mises en valeur par un encadrement de moulures gothiques. Dans la travée centrale s'ouvre la porte d'entrée, surmontée d'une accolade qui se termine par un chou frisé, tandis que le 2e étage de combles est éclairé par une grande fenêtre en arc brisé, composée de deux lancettes surmontées d'un oculus. Devant, une console feuillagée supporte une statue de Joseph, tenant d'une main une croix et de l'autre Jésus enfant. L'élévation du bâtiment est couronnée par une corniche moulurée[5].
- Grotte de Lourdes.
La grotte de Lourdes est un ensemble sculpté, installé dans le jardin du presbytère, abritant une reconstitution de la grotte de Lourdes[6].
- Couvent des sœurs de Saint-Vincent de Paul.
Collège Saint-Louis
modifierEn 1866, le chanoine Philippe Ravary, curé depuis 1857 de la nouvelle paroisse du faubourg Bonnefoy, L'Immaculée-Conception, souhaite la création d'une école pour garçons[7] – il existait déjà, depuis 1862, une école pour filles, desservie par trois religieuses de la congrégation des Servantes de Marie, que Philippe Ravary avait établi dans la rue des Champs-Élysées puis, deux ans plus tard, dans la rue Blanche-de-Castille (actuelle école privée Sainte-Foy, no 19 rue Louis-Massé)[8]. Il fait appel à la congrégation des Frères des écoles chrétiennes, établis dans le quartier Saint-Aubin (emplacement de l'actuelle ENSEEIHT, no 28 rue Pierre-Paul-Riquet), et dont deux membres sont détachés pour faire la classe aux enfants du faubourg. L'école est installée dans une maison de la rue Saint-Louis (emplacement de l'actuel no 6). Elle compte, dès la première année 150 élèves et cherche à s'agrandir : la famille La Hitte offre un terrain au bout de la rue Saint-Louis, à l'angle de la rue de Périole, et une nouvelle école est construite entre 1866 et 1868 (emplacement des actuels no 35-39)[9]. En 1888, l'école est laïcisée, fermée en 1924, avant d'être rouverte dans de nouveaux locaux en 1948, à l'angle de la rue Albert-Sorel, grâce au soutien du chanoine Casimir-Noël Barthas, curé de L'Immaculée-Conception (actuel no 1 rue du Chanoine-Casimir-Barthas)[7]. L'école primaire abrite un cours complémentaire à partir de 1965, avant d'être transformé en collège d'enseignement général (CEG) privé en 1976.
Le collège occupe une parcelle de 4 000 m2, à l'angle de la rue Albert-Sorel (actuel no 9) et de la rue du Chanoine-Casimir-Barthas (actuel no 1). Elle est composée de plusieurs bâtiments, disposés autour d'une cour centrale.
Œuvres publiques
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- fontaine Ravary.
En 1863, lors des travaux de l'église de l'Immaculée-Conception, les ouvriers creusent un puits et découvrent de l'eau. Elle est d'abord captée et distribuée dans la ville. En 1944, l'architecte Augustin Callebat est chargé de la construction d'un petit édicule, bâti en brique, contre la façade de l'église, entre un contrefort et un pilier du portail. Elle reprend le modèle des fenêtres de style gothique, à double lancette et oculus central. Deux têtes de lion en bronze jettent l'eau dans un bassin maçonné en brique[10].
- Apparition de la Vierge.
L'Apparition de la Vierge est un ensemble sculpté installé au nord de la place du Chanoine-Philippe-Ravary. Il est composé de cinq sculptures en terre cuite, figurant l'apparition de la Vierge Marie à La Salette en 1846 : elle représente la Vierge Marie, face aux deux bergers, Mélanie Calvat et Maximin Giraud.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Philippe Ravary était d'ailleurs originaire du quartier, puisqu'il était né et mourut dans une maison de la rue du Faubourg-Bonnefoy (ancien no 57).
Références
modifier- 1 2 Salies 1989, vol. 1, p. 415.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 347-348.
- ↑ Salies 1989, vol. 1, p. 116.
- 1 2 Salies 1989, vol. 2, p. 12.
- ↑ Notice no IA31115872, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Th. Gausserand, « Une réplique de la grotte de Lourdes à Bonnefoy », La Dépêche du Midi, 15 août 2013.
- 1 2 Salies 1989, vol. 2, p. 427.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 413.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 426-427.
- ↑ Notice no IA31130741, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Notice no 315558373650 », « notice no 315558373752 » et « notice no 315558373854 » , Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).