Rue du Garet
La rue du Garet est une voie du quartier des Terreaux dans le 1er arrondissement de Lyon, en France.
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| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 46′ 01″ nord, 4° 50′ 13″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 1re | |
| Début | Rue Joseph-Serlin | |
| Fin | rue de la Bourse et rue de l'Arbre sec | |
| Morphologie | ||
| Type | Rue | |
| Histoire | ||
| Création | avant 1550 | |
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Situation, structure et accès
modifierLa rue du Garet est une voie d'orientation nord-sud qui débute perpendiculairement à la rue Joseph Serlin et se termine au carrefour entre la rue de la Bourse et la rue du Bât-d'Argent. Elle croise la rue Pizay, la rue Giuseppe Verdi et la rue de l'Arbre sec.
Odonymie
modifierHistoire
modifierLes terrains situés sur la rue du Garet avant son existence ont appartenu aux Médicis[3].
A la fin du XVIIe siècle, en 1688, le premier opéra de Lyon est installé dans cette rue[4] ; il s'y donne surtout des spectacles de Lully, tel Phaéton[5].
Une partie de la rue du Garet actuelle portait le nom de rue Henri[3] jusqu'en 1854[2].
Bâtiments remarquables
modifierAu numéro 1 s'est tenu à l'époque moderne le séminaire des Missionnaires de saint Joseph. Pierre Poivre y fait ses études avant son départ pour Paris. L'immeuble devient en 1838 l'« hôtel du Nord »[6].
Au numéro 3 est fondé le premier opéra de la ville en 1688, nommé alors Académie royale de musique. La salle brûle dès l'année suivante et les missionnaires tous proches empêche sa réinstallation dans cette rue[6].
Au numéro 7 se situe le restaurant Le Garet, bouchon typique existant depuis 1948[7]. Il est le lieu de rendez-vous de l'association gastronomique « l'Académie du Coq-en-pâte ». Ce restaurant existait avant sous une autre forme et une plaque rappelle que Jean Moulin y venait régulièrement pour déjeuner[6].
Au numéro 8 se situe un autre restaurant typique lyonnais : Chez Georges, dans lequel une confrérie bacchique est née en 1964 : « la confrérie des Francs-mâchons ». C'est dans ce restaurant, où se rendait également Jean Moulin, qu'il propose en à Daniel Cordier de devenir son secrétaire[6].
Galerie
modifier- Une plaque de la rue du Garet.
- Carrefour entre la rue du Garet et la rue Giuseppe Verdi.
- médaillon à l'angle de la rue du Garet et de la rue Joseph Serlin.
- Le rue depuis son point nord vers le sud.
- Carrefour de la rue du Garet et de la rue Pizay.
- Plaque dédiée à Jean Moulin dans le restaurant du Garet.
- Une des plaques posée sur le restaurant Chez Georges.
- L'autre plaque posée sur le restaurant Chez Georges.
Bibliographie
modifier- Abbé Adolphe Vachet, À travers les rues de Lyon, Marseille, Laffitte Reprints, (1re éd. 1902), 500 p. (ISBN 2-7348-0062-4)
- Louis Maynard, Histoires, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon : avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant, Brignais, Éditions des traboules, coll. « Mémoires de la ville », (1re éd. 1922), 412 p. (ISBN 2-911491-15-7 (édité erroné) et 2-911491-57-2, BNF 39047787)
- Maurice Vanario et Henri Hours (dir.), Rues de Lyon à travers les siècles : (XIVe – XXIe siècles), Lyon, Éditions lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 333 p. (ISBN 284147 126 8)
- Alain Dreyfus, Secrets des rues de Lyon, Poutan, (ISBN 978-2-37553-046-7)
Notes et références
modifier- ↑ Maynard 2003, p. 163.
- 1 2 Vanario et Hours 2002, p. 121.
- 1 2 Vachet 1982, p. 226.
- ↑ Maynard 2003, p. 164.
- ↑ Alain Croix et Jean Quéniart, Histoire culturelle de la France, t. 2 : De la Renaissance à l'aube des Lumières, Paris, Seuil, (1re éd. 1997), 495 p., collection dirigée par Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli (ISBN 2-02-082677-1), p. 425.
- 1 2 3 4 Dreyfus 2021, p. 244.
- ↑ Matthieu Flory et Clémentine Forissier, Bouchons : brasseries & restaurants lyonnais, Paris, Ereme, 2005, 256 p. (ISBN 2-915337-16-0), p. 24.