Rue du Pont-Saint-Jaime

rue de Grenoble, en France

La rue du pont Saint-Jaime est une voie publique de la commune française de Grenoble. Située dans le quartier Notre-Dame, un des quartiers les plus anciens de la ville, réaménagé en zone semi-piétonne.

Rue du Pont Saint-Jaime
Rue du Pont Saint-Jaime en 2019
Situation
Pays
Département français
Canton français (avant 2015)
Canton français (avant 2015)
Arrondissement français
Commune française
Coordonnées
Début
Fin
Morphologie
Type
rue
Localisation sur la carte d’Isère
voir sur la carte d’Isère
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte de Grenoble
voir sur la carte de Grenoble

Cette rue, très ancienne, abrite la Tour de Sassenage, tour de guet médiévale essentiellement constituée de briques, édifiée au XIIIe siècle.

Situation et accès

modifier
Angle de la rue du pont-Saint-Jaime et de la rue de Lorraine à Grenoble

Situation et description

modifier

Cette voie courte et assez étroite, devenue semi-piétonne dans les années 2010, débute rue Chenoise et se termine place de Lavalette, non loin du musée de Grenoble[1].

À pied

modifier

La rue, à la circulation automobile limitée aux riverains est accessible aux passants depuis n'importe quel point de ce quartier et du quartier Saint-Laurent, situé de l'autre côté de l'Isère.

Transport public

modifier

La rue du Pont Saint-Jaime est principalement desservie par les lignes B et D du réseau de tramway de l'agglomération grenobloise. La station la plus proche (située à moins de deux cents mètres) se dénomme Notre-Dame Musée.

Origine du nom

modifier
Ancien pont sur le Verdaret

Tout d'abord dénommée rue Saint-Jacques, puis par corruption, rue Saint Jaime avant de devenir rue du pont Saint-Jaime car elle enjambait le ruisseau le Verderet (ou le Verdaret), affluent de l'Isère, qui fut comblé petit à petit[2],[3].

Historique

modifier

En 1329, Jacques de Die, dit Lappe, donna à la ville une maison et un jardin situés dans cette rue pour y fonder l'hôpital Saint-Jacques La Confrérie Saint Jacques s'installa sur ce pont Saint Jayme où se trouvait une chapelle Saint Jacques servant de gîte et d'hôpital pour les pèlerins de passage[4]. L'établissement fut fondé le de cette même année, créant ainsi un des plus anciens établissements hospitaliers de la ville (avec l'hôpital Saint-Antoine) dont les archives de la ville aient gardé une trace[5].

La Confrérie des Pénitents blancs de Grenoble firent l'acquisition de la Maison Saint-Jaime en et prirent en charge la gestion et l'organisation de l'hôpital Saint-Jacques mais s'installèrent quelque temps plus tard dans l'ancien couvent des Dominicains[6].

La rue sera baptisée, au fil du temps, de nombreux noms; rue de l'Île, rue Saint-Jacques, rue de la Citadelle (durant la révolution française), puis rue Saint-Jaime.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

modifier
Tour de Sassenage depuis la montée de Chalemont

Hôpital Saint-Jacques

modifier

L'hôpital Saint-Jacques, qui donna son nom à la rue, fut fondé par le banquier Jacques de Die, dit Lappol, et sa femme Catherine Montagne par la donation d'une maison et de son jardin, donation faite "pour les pauvres du Christ" et réalisée le 11 janvier 1329[7] au château de Venon en présence de l'évêque Guillaume de Royn et de nombreux ecclésiastiques et notables de la ville de Grenoble. Une bulle du Pape Jean XXII du 8 des calendes de Juin 1331[7.1] à Avignon leur autorise la création d'une chapelle et d'un cimetière adjacents; dans cette bulle, l'hôpital est désigné comme quoddam hospitale pro Christi pauperibus recipiendis (un certain hôpital pour accueillir les pauvres du Christ). C'est suite à une importante dotation faite par Reymond de Theys, Seigneur de Thorane, le 10 mai 1393[7.2], dotation faite ad honorem Dei et Beati Jacobi apostoli (en l'honneur de Dieu et du bienheureux apôtre Jacques) que l'hôpital prend, dans les sources, pour la première fois le nom d'hôpital Saint-Jacques, qui était aussi le saint patron de son fondateur initial Jacques de Die.

Tour de Sassenage

modifier

Autrefois dénommée « Tour du Verdaret », la tour de Sassenage est une ancienne tour de guet médiévale d'une hauteur de 22 mètres, plaque fixée sur un mur au niveau du n°5 de la rue, correspondant à l'entrée de l'hôtel de Montal. Elle a été édifiée au XIIIe siècle par la famille Chaulnais avant de devenir la possession de la famille de Sassenage[8].

Références

modifier
  1. Site géoportail, page des cartes IGN
  2. Claude Muller, Grenoble, des rues et des hommes, page sur la rue du pont Saint-Jaime, Éditions Dardelet, Grenoble, 1975.
  3. Google Livre "Histoire de Grenoble et ses environs depuis sa fondation sous le nom de Cularo jusqu'à nos jours" de Jean Joseph Antoine Pilot de Thorey 1829, page 295.
  4. Site patrimoine.amis-st-jacques.org, page sur la rue du pont Saint-Jaime, consulté le 30 août 2021.
  5. Site gallica.bnf.fr Page "Études historiques sur l'assistance publique à Grenoble avant la Révolution" d'Auguste Prudhomme librairie Dauphinoise, 1898 page 22.
  6. [https://www.google.fr/books/edition/La_chapelle_des_P%C3%A9nitents_blancs_de_Gre/iRsoEAAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq Google livre "La chapelle des Pénitents blancs de Grenoble" de Moreau Gilles-Marie Moreau 2021, page 21.
  7. Auguste Prudhomme, Études historiques sur l'assistance publique à Grenoble avant la Révolution, Grenoble, Librairie Dauphinoise H. Falque et Félix Pérrin, , p. 34-38
    1. p. 38-39
    2. p. 39-42
  8. Site grenoble-tourisme.com, page "Une tour en ville", consulté le 1er septembre 2021.

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Claude Muller, Grenoble, des rues et des hommes, Éditions Dardelet, Grenoble, 1975 (ISBN 2-900736-01-3)
  • Henry Rousset, Edouard Brichet, Histoire illustrée des rues de Grenoble ; éd. 1982, réédité par les éditions des régionalismes en 2010 (ISBN 9-782-846-187398)
  • Paul Dreyfus, Les Rues de Grenoble : l'histoire illustrée des 815 rues (page 165) ; éd Glénat. 1992 (ISBN 9782723414340)

Articles connexes

modifier