Ruggero Bonghi
Ruggero Bonghi, ou Ruggiero Bonghi, né le à Naples et mort le à Torre del Greco, est un philologue, historien, journaliste et homme politique italien.
| Ruggero Bonghi | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Instruction publique du royaume d'Italie | |
| – (2 ans) |
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| Président | Victor-Emmanuel II |
| Premier ministre | Marco Minghetti |
| Gouvernement | Gouvernement Minghetti II |
| Député du royaume de Sardaigne | |
| – (moins d’un an) |
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| Circonscription | Belgioioso |
| Législature | VIIe |
| Député du royaume d'Italie | |
| – (34 ans) |
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| Circonscription | Manfredonia, Agnone, Lucera, Conegliano, Isernia |
| Législature | VIIIe, Xe à XIXe |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Ruggiero Bonghi |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Naples |
| Date de décès | (à 69 ans) |
| Lieu de décès | Torre del Greco |
| Nationalité | Italienne |
| Parti politique | Droite historique |
| Profession | Philologue, historien, journaliste, professeur d'université |
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Libéral modéré, exilé après 1848, il fréquente Antonio Rosmini et Alessandro Manzoni, traduit Platon et Aristote et intervient dans la question de la langue. Député de la Droite historique de 1860 à 1895, avec des interruptions, il est rapporteur de la loi des Garanties en 1871, puis ministre de l'Instruction publique de 1874 à 1876 ; la Bibliothèque nationale de Rome est créée à son initiative.
Il dirige La Perseveranza de Milan, collabore longtemps à la Nuova Antologia et fonde la revue La Cultura. Il est le premier président de la Società Dante Alighieri, de 1889 à sa mort.
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierRuggero Bonghi naît à Naples le , fils de Luigi Bonghi, avocat d'origine bergamasque, et de Carolina de Curtis[1],[2]. Après la mort de son père, en 1836, il est élevé par son grand-père maternel, Clemente de Curtis ; en 1840, sa mère épouse Francesco Saverio Baldacchini Gargano, qui exerce sur lui une influence notable[1].
De onze à quinze ans, il est pensionnaire au collège des piaristes de San Carlo alle Mortelle. Il étudie le grec auprès du réfugié grec Costantino Margaris, le droit romain avec Giacomo Savarese et la philosophie avec Luigi Palmieri[1]. Selon Pietro Scoppola, il n'a cependant pas de véritable maître, n'appartient à aucune école, et reste notamment étranger à l'école hégélienne qui se forme alors à Naples[1].
À vingt ans, il publie une Vie de Galluppi et une étude sur les études platoniciennes en Italie ; suivent, en 1847, des traductions du traité Du Beau de Plotin et du Philèbe de Platon[1].
1848
modifierEn 1846-1848, il participe au mouvement pour les réformes et la constitution. Poursuivi par la police des Bourbons, il se cache près d'un mois à l'abbaye de Cava de' Tirreni, à la fin de 1847[1]. Au début de 1848, il rédige chez Gaetano Filangieri une pétition au roi Ferdinand II pour la concession d'une constitution[1],[3]. Il collabore au Tempo, le journal de Carlo Troya, de Saverio Baldacchini et de Camillo Caracciolo[1].
Secrétaire de la délégation napolitaine envoyée à Rome, Florence et Turin pour négocier une ligue italienne, il est reçu avec elle par Pie IX le 24 avril 1848[1],[4]. La délégation dissoute le 6 mai, il reste à Rome jusqu'en août 1848 pour échapper aux représailles du gouvernement napolitain ; il y rencontre plusieurs fois Vincenzo Gioberti[1].
Exil
modifierEn août 1848, il s'installe à Florence, où il fréquente le cabinet Vieusseux et collabore au Nazionale de Celestino Bianchi[1]. Éloigné de Toscane en avril 1850 à la demande du gouvernement napolitain, accusé à tort d'être l'auteur d'articles hostiles aux Bourbons, il se réfugie à Turin, puis à Pallanza ; en 1851-1852, il séjourne à Paris, d'où il se rend à Londres, puis vit entre Turin et Stresa jusqu'en 1859[1].
Ces années sont celles de rencontres assidues avec Antonio Rosmini et Alessandro Manzoni[1],[4]. Il transpose leurs conversations dans des dialogues philosophiques, les Stresiane, et traduit, sur le conseil de Rosmini, les six premiers livres de la Métaphysique d'Aristote, publiés en 1854[1]. En 1855, il épouse Carlotta Rusca, dont il a trois enfants, et s'installe à Belgirate[1].
1859-1860
modifierEn 1859, après avoir collaboré avec Cavour aux préparatifs de la campagne de Lombardie, il est appelé à la chaire de logique de l'université de Pavie, qu'il avait refusée quelques années plus tôt au gouvernement autrichien, sur le conseil de Cavour[1],[n 1].
Le 25 mars 1860, il est élu député au Parlement subalpin dans le collège de Belgioioso[1],[2]. Après l'amnistie accordée par François II, il rentre à Naples sur le conseil de Cavour, et y dirige le Nazionale, le principal des journaux favorables à l'annexion[1],[4]. Nommé par Garibaldi adjoint au maire de Naples, il présente à ce titre, le 13 octobre 1860, la délégation napolitaine au roi Victor-Emmanuel II. Garibaldi lui confie aussi la chaire d'histoire de la philosophie de l'université de Naples[1]. Nommé le 9 novembre 1860 secrétaire du Conseil de lieutenance, il perd de ce fait son mandat de député[1].
Député, journaliste et professeur
modifierÉlu le député de Manfredonia à la première Chambre du royaume d'Italie, il fonde à Turin en 1862 le journal La Stampa, qui paraît jusqu'en 1865[1],[3]. Professeur honoraire de littérature grecque à l'université de Turin, il enseigne la littérature latine à l'Institut d'études supérieures de Florence à partir de 1865, puis l'histoire ancienne à l'Académie scientifique et littéraire de Milan à partir de 1867[1]. Il n'est pas réélu en octobre 1865[1].
De 1866 à 1874, il dirige à Milan La Perseveranza, et donne à la Nuova Antologia des chroniques politiques mensuelles ; il collabore à cette revue jusqu'à sa mort[1],[5]. De 1865 à 1874, il est membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique ; en 1869, il fait partie de la commission pour l'unification de la langue présidée par Manzoni[1],[5].
Élu en avril 1869 dans le collège d'Agnone, il quitte la Chambre en juillet 1870, rappelé à l'enseignement, puis il est réélu en octobre. Après la prise de Rome, réélu à Agnone en novembre 1870, il opte en décembre pour le collège de Lucera[1],[2]. Le , il obtient la chaire d'histoire ancienne à Rome[1].
Loi des Garanties
modifierRapporteur de la commission de la Chambre pour la loi des Garanties, en 1871, il se situe à mi-chemin entre le gouvernement, qui veut accorder au pape la plus large indépendance, et la Gauche, opposée à cette orientation[1],[4]. Il obtient le maintien de l'exequatur et du placet, ce qui lui vaut le ressentiment de catholiques libéraux comme Giuseppe Massari ; selon Pietro Scoppola, il y voit un moyen d'éviter que l'absolutisme pontifical ne l'emporte dans l'Église[1].
En 1872, il s'oppose à la suppression des facultés de théologie, et en 1873 il critique les premières lois du Kulturkampf en Prusse[1].
Ministre de l'Instruction publique
modifierMinistre de l'Instruction publique dans le gouvernement Minghetti II, de 1874 à 1876, il complète la loi Casati par des règlements destinés à mieux garantir la liberté d'enseignement des universités, que certains jugent arbitraires et illégaux[1]. Il révise les programmes et les examens de l'enseignement secondaire, et crée à Assise un collège pour les orphelins d'instituteurs[1]. On lui doit aussi l'introduction des chaires de littératures néo-latines et l'obligation d'une thèse écrite pour la laurea[4].
Il crée la Direction générale des fouilles et des musées, et lance la publication du Bollettino Ufficiale du ministère ; pendant son ministère, l'Académie des Lyncéens est réorganisée[1]. La Bibliothèque nationale Victor-Emmanuel-II, voulue par Bonghi, est inaugurée le au Collège romain ; dans son discours inaugural, le ministre lui assigne la mission de documenter la culture italienne et de diffuser la culture contemporaine[6],[7]. Il quitte le gouvernement à la chute de la Droite, en mars 1876[1],[7].
Opposition à la Gauche
modifierSon élection à Conegliano en janvier 1876 est annulée, le nombre maximal de députés professeurs étant déjà atteint ; il quitte alors l'enseignement, devient professeur émérite de l'université de Rome, et il est réélu à Conegliano le 4 mars 1877. Il représente ce collège jusqu'en 1890[1],[2].
Il critique sévèrement la Gauche au pouvoir, tout en partageant, dans les premières années du transformisme, l'espoir d'un nouveau parti réunissant des éléments des deux anciennes formations[1]. En politique étrangère, il critique l'attitude italienne au congrès de Berlin de 1878 et s'oppose à la Triple-Alliance ; une fois celle-ci conclue, il reconnaît au ministre Pasquale Stanislao Mancini le mérite d'avoir donné une orientation à la politique étrangère italienne, tout en rejetant son interprétation antifrançaise[1]. Partisan d'un rapprochement avec la France, il préside la ligue franco-italienne ; en 1887, il préside le comité italien pour la paix universelle et l'arbitrage international[1].
En matière scolaire, il s'oppose en 1882, avec Silvio Spaventa, au projet de réforme universitaire du ministre Guido Baccelli, fondé sur l'autonomie des universités[1].
Membre national de l'Académie des Lyncéens à partir du [8], il préside en 1880 l'Académie royale des sciences morales et politiques de Naples, dont il est le secrétaire de 1882 à sa mort, et en 1892 l'Académie royale de musique Sainte-Cécile ; il préside de 1884 à sa mort l'Association de la presse[1]. En 1883, il fonde à Anagni un collège pour les orphelines d'instituteurs[1],[n 2].
Dernières années
modifierIl préside à partir du la Società Dante Alighieri[1],[5],[9],[n 3]. Opposé au mouvement irrédentiste, dont il avait demandé en 1880 la dissolution de l'association « Italia irredenta », il voit pourtant dans la Società un moyen légal d'agir en faveur des terres irrédentes[1].
Sa Vie de Jésus, publiée en 1890 dans une intention qui n'était pas, selon Pietro Scoppola, hostile au catholicisme, est mise à l'Index par décret du . Dans une lettre ouverte à Léon XIII, il regrette cette condamnation et affirme ses sentiments catholiques ; la Civiltà cattolica l'attaque violemment et met en doute sa sincérité[1].
Non réélu en 1892, il s'oppose au premier gouvernement de Giovanni Giolitti, en politique étrangère comme en politique intérieure[1]. Dans le cadre d'une campagne contre la Triple-Alliance, il publie en 1891 dans le Gaulois une lettre invitant la France à améliorer ses relations commerciales avec l'Italie, puis en février 1893 dans le Matin, sous le titre « Où nous sommes en Italie », une lettre qui présente défavorablement l'empereur Guillaume II[1]. Le , Giolitti le défère au Conseil d'État, dont il est membre depuis 1891 ; la commission présidée par Silvio Spaventa écarte l'application de l'article qui prévoit la révocation[1].
En 1894, il rencontre Émile Zola à Rome, et fonde à Paris une Société d'études italiennes[10]. Réélu en 1894 et en 1895 dans le collège d'Isernia, il meurt à Torre del Greco, où il s'était installé en août 1895 pour raisons de santé, le [1],[2],[8],[n 4].
Œuvre
modifierPhilosophie et philologie
modifierIl traduit plusieurs dialogues de Platon, dont l'Euthydème et le Protagoras en 1857, repris dans les Dialoghi di Platone (1880-1896), et la Métaphysique d'Aristote[1]. Ses écrits philosophiques de jeunesse sont réunis en 1894 dans Prime armi[1].
Langue
modifierSes lettres Perché la letteratura italiana non sia popolare in Italia, adressées en 1855 à Celestino Bianchi, directeur du Spettatore, puis publiées en volume en 1856, marquent selon Pietro Scoppola une étape importante de la question de la langue[1],[11]. Sous l'influence de Manzoni, Bonghi est alors persuadé que le parler florentin doit servir aussi de modèle à l'écrit[1],[4].
Histoire
modifierIl publie notamment La storia antica in Oriente e in Grecia (1879), des manuels d'histoire pour les lycées, un Francesco d'Assisi (1882 ; 2e édition en 1884), une Storia di Roma dont seuls deux volumes paraissent (1884 et 1888), et une Storia dell'Europa durante la rivoluzione francese, restée inachevée[1].
Journalisme
modifierPensée
modifierPietro Scoppola relève chez Bonghi l'influence du libéralisme de Tocqueville, rencontré à Paris, de la conception éthique et religieuse de Rosmini et de Manzoni, et du libéralisme de Cavour[1]. Bonghi interprète la formule cavourienne « Église libre dans l'État libre » dans un sens laïque, différent de celui des catholiques libéraux[1]. Il est aussi présenté comme catholique libéral par conviction et modéré réformiste au Parlement[5].
À la fin de sa vie, il défend un rôle accru du souverain dans le choix des ministres et la création d'un conseil privé de la Couronne[1],[10].
Réception
modifierPietro Scoppola relève la vivacité et la polyvalence de son esprit, reconnues par ses amis comme par ses adversaires, et son éloquence, que Francesco D'Ovidio rapprochait de celle de Cicéron, mais qui l'a aussi fait juger sophiste, pour sa capacité à soutenir des thèses opposées. Il note également une superficialité et une inconstance d'intérêts sévèrement critiquées par Benedetto Croce, et une tendance aux jugements impulsifs[1].
Il juge sa production scientifique vaste mais très fragmentaire, et sa présence à la Chambre discontinue et marquée par une indiscipline à l'égard de la Droite. Selon lui, Bonghi ne fut jamais un véritable homme d'État, en raison de son esprit critique et de son goût de s'opposer à l'opinion dominante ; ces mêmes traits le font exceller comme observateur et critique des événements politiques, et ses chroniques de la Nuova Antologia restent un modèle du genre[1].
Une thèse de l'université d'Oxford le présente comme l'une des figures les plus engagées dans la question de la langue à la fin du XIXe siècle, bien que largement négligée par la recherche contemporaine[11].
Hommages
modifierUn monument à Bonghi, œuvre du sculpteur Achille D'Orsi, se trouve à Lucera[12]. Ses archives privées sont conservées à l'Archivio di Stato de Naples[3],[13], et sa bibliothèque est entrée à la Bibliothèque nationale centrale de Rome[14].
Principales publications
modifier- Il Filebo o del sommo bene, traduction et commentaire, Naples, 1847.
- Metafisica d'Aristotile, volgarizzata e commentata, livres I à VI, Turin, 1854.
- Perché la letteratura italiana non sia popolare in Italia, Milan, 1856.
- La vita e i tempi di Valentino Pasini, Florence, 1867.
- Frati, Papi e Re, Naples, 1873.
- Discorsi e saggi sulla pubblica istruzione, Florence, 1876.
- Leone XIII e l'Italia, Milan, 1878.
- La storia antica in Oriente e in Grecia, Milan, 1879.
- Dialoghi di Platone, Rome, 1880-1896.
- Storia di Roma, 2 vol., Milan, 1884-1888.
- Vita di Gesù, Rome, 1890.
- Prime armi. Filosofia e filologia, Bologne, 1894.
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 (it) Pietro Scoppola, « Bonghi, Ruggiero », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 (it) « Ruggiero Bonghi », sur Portale storico, Camera dei deputati (consulté le ).
- 1 2 3 (it) « Bonghi, Ruggiero, docente universitario, deputato, ministro (Napoli 1826 - Torre del Greco 1895) », sur Archivio di Stato di Napoli (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 (it) « Bónghi, Ruggiero », sur Enciclopedia on line, Treccani (consulté le ).
- 1 2 3 4 (it) Franco Lanza, « Bonghi, Ruggero », sur Enciclopedia Dantesca, Treccani, (consulté le ).
- ↑ (it) « La sede », sur Biblioteca Nazionale Centrale di Roma (consulté le ).
- 1 2 (it) « Biblioteca nazionale centrale di Roma », sur Lives and Libraries, Sapienza Università di Roma (consulté le ).
- 1 2 (it) « Bonghi, Ruggero », sur Accademia Nazionale dei Lincei (consulté le ).
- ↑ (it) « La « Dante » per la « perenne Italianità » degli emigranti all'estero », sur Redalyc (consulté le ).
- 1 2 3 « Le kairos d'une rencontre : le réseau de Zola en Italie (1894) », sur Médias 19 (consulté le ).
- 1 2 (en) « Il Cammin di Nostra Lingua : Ruggero Bonghi and the questione della lingua », sur Oxford University Research Archive, Université d'Oxford (consulté le ), thèse.
- ↑ (it) Luciana Soravia, « D'Orsi, Achille », sur Dizionario biografico degli italiani, Treccani, (consulté le ).
- ↑ (it) « Ruggiero Bonghi » [PDF], sur Pubblicazioni degli Archivi di Stato, Saggi 80, Direzione generale Archivi (consulté le ).
- ↑ (it) « Biblioteca nazionale centrale di Roma », sur Archivista, Ministero della Cultura (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Supplément au Dictionnaire général de biographie et d'histoire, Paris, Delagrave, .
- (it) Francesco D'Ovidio, « Ruggiero Bonghi », Nuova Antologia, .
- (it) Benedetto Croce, « R. Bonghi e la scuola moderata », La Critica, vol. 6, , p. 81-104.
- (it) Ruggiero Bonghi, Opere, vol. I-XIV, Milan-Florence-Rome, 1933-1958.
- (it) Walter Maturi, « R. Bonghi e i problemi di politica estera », Belfagor, vol. 1, , p. 415-436.
- (it) Pietro Scoppola, « Bonghi, Ruggiero », dans Dizionario biografico degli italiani, vol. 12, Rome, Istituto della Enciclopedia Italiana, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :