Ryad Rani
Ryad Rani est un responsable syndical lycéen français, président de l'Union syndicale lycéenne (USL). Originaire de Roubaix, il grandit à Wattrelos, dans le Nord[1].
| Président de l'Union syndicale lycéenne |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Française |
| Activité |
Responsable syndical lycéen |
Il se fait connaître du grand public à l'automne 2026, lors d'un mouvement social de mobilisation lycéenne portant notamment sur les conditions d'enseignement, les moyens alloués aux établissements et les difficultés rencontrées par les élèves[2].
Biographie
modifierOrigines et formation
modifierNé à Roubaix, Ryad Rani grandit à Wattrelos, commune située dans le département du Nord, dans la région Hauts-de-France[1]. Il obtient le baccalauréat avant de s'engager dans la représentation syndicale lycéenne[3].
Engagement syndical
modifierRyad Rani est élu à la présidence de l'Union syndicale lycéenne en avril 2026, selon la presse régionale[3]. À la tête de cette organisation, il défend les revendications des lycéens concernant notamment les moyens humains et matériels des établissements scolaires.
L'organisation s'inscrit dans le paysage du syndicalisme lycéen français, aux côtés d'autres organisations représentant les élèves de l'enseignement secondaire. Les revendications portées par ces organisations concernent notamment les conditions d'études, la représentation des élèves et les politiques éducatives. Ryad Rani fait partie des représentants lycéens reçus par les autorités nationales au cours de la mobilisation de l'automne 2026[4].
Mobilisation lycéenne de 2026
modifierÀ partir de la fin septembre 2026, Ryad Rani intervient régulièrement dans les médias pour présenter les revendications de l'Union syndicale lycéenne. Il conteste notamment l'idée selon laquelle le mouvement serait organisé ou dirigé par un parti politique et se présente comme un relais des élèves mobilisés[5].
Sa médiatisation s'accroît au début du mois d'octobre, lorsque plusieurs manifestations et blocages d'établissements scolaires se déroulent dans différentes villes françaises. Il prend notamment la parole lors d'un rassemblement à Paris, place de la Bastille, le 8 octobre 2026[6].
Il est également interviewé sur RTL le 30 septembre 2026. Au cours de cet entretien, il conteste les déclarations du ministre de l'Éducation nationale concernant les possibilités de dialogue avec les représentants des élèves[7].
Plusieurs médias nationaux et régionaux présentent alors Ryad Rani comme l'une des figures de cette mobilisation. Il déclare avoir reçu des menaces de mort et des insultes racistes depuis que son rôle de porte-parole est davantage médiatisé[1]'[2].
Prises de position
modifierLes interventions publiques de Ryad Rani portent principalement sur les conditions d'enseignement, les moyens des établissements scolaires et la place accordée aux élèves dans les décisions qui concernent leur scolarité[2]'[8].
Son engagement est également discuté en raison de sa participation à une liste d'union de la gauche aux élections municipales de 2026 à Wattrelos. Il affirme se définir avant tout comme syndicaliste et distingue cet engagement de toute appartenance partisane[4]'[6].
Références
modifier- 1 2 3 Frédéric Gouaillard, « « Je ne pouvais pas rester les bras croisés » : qui est Ryad Rani, 19 ans, devenu le visage de la colère des lycéens ? », sur Le Parisien,
- 1 2 3 « Ryad Rani, Nathanaël Combary, Louise Montangon, Elwan... Qui sont les principaux visages de la mobilisation des lycéens ? », sur TF1 Info,
- 1 2 « Blocus des lycées : Ryad Rani, Nathanaël Combary... Qui sont les nouveaux visages de la colère », sur Le Progrès,
- 1 2 Hugo Hancewicz, « Blocage des lycées : proche de Gabriel Attal ou de La France insoumise, où se situent les trois principaux syndicats lycéens sur l'échiquier politique ? », sur La Dépêche du Midi,
- ↑ « Dans les quartiers populaires, un mouvement lycéen très politisé, accompagné, mais pas manipulé », sur Le Monde,
- 1 2 « Quelques figures et voix qui incarnent la mobilisation lycéenne », sur Sud Radio,
- ↑ « C'est totalement faux » : sur RTL, le président de l'Union syndicale lycéenne contredit le ministre de l'Éducation et évoque des instances de dialogue « délaissées », sur RTL,
- ↑ (en) « French students keep up protest pressure with some demonstrations hit by violence », sur Reuters,