Résolution 75/29 de l'Assemblée générale des Nations unies
La résolution 75/29 de l'Assemblée générale des Nations unies, intitulée Problème de la militarisation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol (Ukraine), ainsi que de certaines parties de la mer Noire et de la mer d’Azov, a été adoptée le lors de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Elle appelle à la consolidation des efforts de la communauté internationale pour désoccuper la Crimée.
des Nations unies
Résolution 75/29
- pour
- contre
- abstention
- absent
| Date | 7 décembre 2020 |
|---|---|
| Séance no | 36e plénière (75e session) |
| Code | A/RES/75/29 (Document) |
| Vote | Pour : 63 Abs. : 62 Contre : 17 |
| Sujet | Problème de la militarisation de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol (Ukraine), ainsi que de certaines parties de la mer Noire et de la mer d’Azov |
| Résultat | Adoptée |
La résolution a réuni 63 voix en faveur, 17 contre et 62 abstentions, tandis que 51 États n'ont pas pris part au vote[1].
Contenu
modifierLa résolution condamne l'occupation de la péninsule de Crimée par la Russie et affirme que cette occupation constitue une menace pour la sécurité internationale. Elle réaffirme que cette occupation est illicite et contraire au droit international, et que les territoires occupés doivent être immédiatement restitués à l'Ukraine. Elle demande à nouveau instamment à la Russie de retirer complètement, immédiatement et sans condition ses forces militaire de la péninsule[2],[3],[4].
L'Assemblée générale se dit en outre particulièrement préoccupée par la poursuite de la déstabilisation de la Crimée en raison du transfert et de l'installation par la Russie dans la péninsule de nombreux personnels militaires et armement, de munitions, d'armes et de systèmes d'armes avancés, notamment d'armes capables de transporter des ogives nucléaires. La résolution exige que la Russie cesse immédiatement ces activités[2].
L'occupation russe compromet la stabilité des régimes internationaux de vérification et de contrôle des armements, notamment le traité « Ciel ouvert », le traité sur les forces armées conventionnelles en Europe et le document de Vienne de 2011 sur les mesures de confiance et de sécurité. En outre, la résolution appelle la Russie à mettre fin à la militarisation de l'éducation en Crimée. En effet, depuis qu'elle s'est emparé de la péninsule en 2014, cette dernière impose une formation scolaire « militaro-patriotique » aux enfants criméens, dans le but déclaré de leur futur enrôlement dans les forces armées de la fédération de Russie[5].
Adoption
modifierLa version actualisée du projet de résolution A/75/L.38/Rev.1, proposée le par 37 États membres de l'ONU et co-parrainée le par 5 autres États (en gras), a été adoptée le lors de la 36e séance plénière de la 75e session ordinaire de l'Assemblée générale, sous la cote A/RES/75/29. Le résultat du vote est le suivant[6]:
Réactions
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Ukraine : le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kouleba, a déclaré « La résolution de cette année -est un nouvel élément de la pression juridique croissante sur la Russie. L’adoption de la résolution montre que la militarisation de la Crimée, qui est menée par la fédération de Russie en tant que puissance occupante, reste au centre de l’attention de la communauté internationale, qui considère la transformation de la Crimée en une énorme base militaire comme une menace directe à la sécurité et à la stabilité dans la région. Désormais, l’Ukraine dispose dans son arsenal juridique d’un argument politique et juridique supplémentaire convaincant pour promouvoir le désengagement de la Crimée »[7].
Russie : un diplomate russe a qualifié le document de « faux et absurde » et d'ajouter « Au lieu d’une discussion, l’opinion est imposée aux États membres de l’ONU selon laquelle ils devraient soi-disant confirmer l’intégrité territoriale de l’Ukraine par un vote. Beaucoup, malheureusement, croient encore en cette tromperie »[8].
Union européenne : le jour de l'adoption de la résolution, l'Union européenne a publié un communiqué déclarant : « Les actions de la Russie sont en violation flagrante du droit international et des principes clefs de l'ordre international. Elles constituent une violation de la Charte des Nations unies, qui interdit l'usage de force à l'encontre de la souveraineté, de l'intégrité territoriale ou de l'indépendance politique de tout État. En outre, elles constituent une violation des engagements internationaux et bilatéraux de la Russie, et les principes de sécurité et de stabilité européennes régionales, inscrits dans l'Acte final de la Conférence d'Helsinki et la Charte de Paris – fondements de l'OSCE – ainsi que le Mémorandum de Budapest de 1994 »[4].
Voir également
modifierRéférences
modifier- (uk) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en ukrainien intitulé « Резолюція Генеральної Асамблеї ООН 75/29 » (voir la liste des auteurs).
- ↑ SergiyKyslytsya, « Militarization of Crimea ✅ YES: 🇦🇱 🇦🇩 🇦🇺 🇦🇹 🇧🇸 🇧🇧 🇧🇪 🇧🇿 🇧🇼 🇧🇬 🇨🇦 🇨🇷 🇭🇷 🇨🇾 🇨🇿 🇩🇰 🇪🇪 🇫🇮 🇫🇷 🇬🇪 🇩🇪 🇬🇷 🇬🇹 🇭🇳 🇭🇺 🇮🇸 🇮🇪 🇮🇱 🇮🇹 🇯🇵 🇱🇻 🇱🇷 🇱🇮 🇱🇹 🇱🇺 🇲🇻 🇲🇹 🇲🇭 🇫🇲 🇲🇨 🇲🇪 🇳🇱 🇳🇿 🇲🇰 🇳🇴 🇵🇦 🇵🇬 🇵🇱 🇵🇹 🇲🇩 🇷🇴 🇸🇲 🇸🇬 🇸🇰 🇸🇮 🇪🇸 🇸🇪 🇨🇭 🇹🇷 🇹🇻 🇺🇦 🇬🇧 🇺🇸 ❌ NO: 🇦🇲 🇧🇾 🇰🇭 🇨🇳 🇨🇺 🇰🇵 🇮🇷 🇰🇬 🇱🇦 🇲🇲 🇳🇮 🇷🇺 🇷🇸 🇸🇩 🇸🇾 🇻🇪 🇿🇼 » [archive du ], sur Twitter, (consulté le )
- 1 2 (en) Milica Stojanovic, « Serbia Backs Russia Again in UN Vote on Crimea », sur Balkan Insight, (consulté le )
- ↑ (en) Burak Bir, « UN resolution urges Russia to withdraw from Crimea », sur Agence Anadolu, (consulté le )
- 1 2 (en) William Echols, « Russia Never Annexed Crimea? UN Disagrees », sur Voice of America, (consulté le )
- ↑ « Генасамблея ООН схвалила резолюцію проти мілітаризації Криму », Deutsche Welle, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Problem of the militarization of the Autonomous Republic of Crimea and the city of Sevastopol, Ukraine, as well as parts of the Black Sea and the Sea of Azov : resolution / adopted by the General Assembly (англ.).
- ↑ « Заява міністра закордонних справ України Дмитра Кулеби щодо ухвалення резолюції ГА ООН «Проблема мілітаризації Автономної Республіки Крим та м. Севастополь, Україна, а також частин Чорного і Азовського морів» », МЗС України, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Росія відреагувала на резолюцію ООН щодо мілітаризації нею анексованого Криму », Крим.Реалії, (lire en ligne, consulté le )