SHA'Y

service de renseignements et de contre-espionnage de la Haganah
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Le SHA'Y (Sherut ha'Yediot ha'Artzit ou Service d’information national, parfois orthographié SHAI) était à l’époque du mandat britannique sur la Palestine le service de renseignements et de contre-espionnage de la Haganah, embryon du futur Mossad jusqu’à l’établissement de l’État d’Israël.

SHAY
Histoire
Fondation
Dissolution
Successeur
Cadre
Siège
Organisation
Président

Seconde Guerre mondiale

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Durant la Seconde Guerre mondiale, les services spéciaux britanniques fournirent la Haganah en armes et fonds en échange d’experts en langues et d'aides dans la réalisation d’opérations. Les Britanniques fournirent un entraînement de commandos pour les opérations spéciales à des vétérans du SHAY et du FOSH au travers d’une école d’entraînement désignée sous le nom de code ME 102 mise sur pied par le MI4.

Après 1945

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Le Shay est dirigé par Isser Harel en 1948[1].

Plan Daleth

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Le Shay est chargé de superviser la création des dossiers de villages, compilant toutes sortes de renseignements sur les villages palestiniens en vue de leur conquête et de l'expulsion des Arabes de Palestine[2]. Dès ses origines, il possède un service chargé de recruter des Palestiniens qui lui fournissent des informations[3], notamment sur les Palestiniens susceptibles d'organiser une opposition à la conquête et à l'occupation. Ces listes comprenaient toute personne s'étant engagée dans le mouvement national palestinien, ayant des liens avec le mufti de Jérusalem où ayant déjà agi contre les Britanniques ou les Juifs[2],[4]. Elles ont ensuite été utilisées en 1948 dans la partie nettoyage ethnique du plan Daleth : un officier du Shay était présent lors de la conquête de chaque village palestinien. Après la prise du village, les hommes étaient alignés devant cet officier, qui décidait de leur emprisonnement ou d'une exécution sommaire[1],[4],[5]. Ces officiers accompagnant les unités combattantes étaient aussi consultés pour la destruction ou non de certains villages[1],[6]. Ilan Pappé note que les officiers du Shay « ont joué un rôle majeur dans le nettoyage, et pris part ainsi à certaines des pires atrocités qui ont accompagné la spoliation méthodique des Palestiniens[1]. »

Références

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  1. 1 2 3 4 I. Pappé, 2024, p. 32.
  2. 1 2 Ilan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : La Fabrique éditions, 2024 (2e édition en français). (ISBN 978-2-35872-280-3),p. 79.
  3. Eléonore Merza, Ni Juifs ni Arabes en Israël. Dialectiques d’identification et négociations identitaires d’une minorité dans un espace en guerre. Le cas des Tcherkesses (Adyghéens) de Kfar Kama et de Reyhaniya, Anthropologie sociale, École des Hautes Études en sciences sociales, 2012. Disponible en ligne, p. 207.
  4. 1 2 I. Pappé, 2024, p. 51.
  5. Voir aussi I. Pappé, 2024, p. 152. Un ordre est émis le 11 janvier 1948 pour la recherche, l'exécution ou l'incarcération de ces hommes (note 107 p. 349). Les ordres autorisant spécifiquement les exécutions datent d'avril 1948 (note 22 p. 346).
  6. I. Pappé, 2024, p. 51.

Bibliographie

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  • Sam Katz (1988). Israeli Units Since 1948. Osprey Publishing. (ISBN 0-85045-837-4)
  • Jeffery T. Richelson, (1997). A Century of Spies: Intelligence in the Twentieth Century. Oxford: Oxford University Press. (ISBN 0-19-511390-X)
  • Hillel Cohen, Tseva HaTselim, traduit en Army of Shadows.Palestinian collaboration with Zionism. 1917-1948, Presses de l’Université de Californie, 2008.