Service de renseignement de l'État (Albanie)

service de renseignement albanais
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Le Service de renseignement de l'État (en albanais : Shërbimi Informativ i Shtetit), souvent désigné par son acronyme SHISH, est le service de renseignement de la république d'Albanie. Fondé à la fin des années 1990, il est dirigé par Vlora Hyseni.

Service de renseignement de l'État
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Site web

Historique

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Le Service de renseignement de l'État naît sous le nom de « Service national de renseignement » (SHIK), créé en 1991 en remplacement de la Sigurimi, organisme qui servait de police secrète au régime socialiste d'Enver Hoxha[1]. Celui-ci est renommé SHISH par la loi n° 8391 du , décision qui devient effective en 1999[2].

En , l'administration du Premier ministre albanais dévoile par erreur un grand nombre de données sensibles du SHISH, notamment des paiements et des plaques d'immatriculation, ainsi que l'identité de nombreux agents à l'étranger[3].

En , deux ans à peine après avoir quitté la tête de l'Agence de renseignement du Kosovo, Vlora Hyseni est nommée directrice du Service de renseignement de l'État d'Albanie bien qu'elle soit citoyenne kosovare et non albanaise. Cette nomination fait polémique en raison de son manque de transparence et du risque de fuites d'information[4].

Sous sa direction, le SHISH se donne pour objectif de se conformer aux standards européens et de l'OTAN, mais aussi de se « rendre indispensable » pour que l'Albanie gagne sa place au sein de ces organisations[1].

Missions et fonctionnement

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Le Service de renseignement de l'État a pour mission, selon le site officiel de l'État albanais, de « protéger les intérêts nationaux du pays, de préserver l'intégrité, l'indépendance et l'ordre constitutionnel ». Il est ainsi chargé de collecter des informations pour lutter contre les principales menaces contre la sûreté de l'Albanie : terrorisme, trafic de stupéfiants et d'armes, criminalité organisée, crimes environnementaux, etc. Le SHISH remplit aussi des missions de contre-espionnage[2].

Ses actions doivent répondre à la Stratégie nationale de sécurité (SSK) adoptée par le pays. Sous l'autorité du Premier ministre d'Albanie, il est soumis à la Constitution et au contrôle du Parlement, du Procureur général et de la Cour suprême et se veut dépolitisé[2].

Liens avec d'autres services de renseignement

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Le service joue régulièrement le rôle d'intermédiaire et d'« hôte des conflits des autres », en aidant notamment à organiser les négociations entre l'Italie et la Libye sur la gestion de l'immigration. Ils accueillent également des Afghans ayant travaillé avec l'armée américaine ou des membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, ce qui détériore les relations entre l'Albanie et l'Iran[1].

En particulier, le SHISH fonctionne en coordination étroite avec l'administration américaine, Vlora Hyseni étant reçue successivement à Washington par Avril Haines en 2024 puis Tulsi Gabbard et John Ratcliffe en 2025. L'entrée des locaux s'inspire également de ceux des services secrets, avec une stèle figurant un aigle à deux têtes, rappelant celle du George Bush Center for Intelligence, siège de la CIA, avec le pygargue à tête blanche[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 Pierre Gastineau, « Albanie • Vlora Hyseni fait entrer le renseignement albanais dans la cour des grands en Europe », sur Intelligence Online, (consulté le )
  2. 1 2 3 (sq) « Shërbimi Informativ i Shtetit », sur ShtetiWeb, (consulté le )
  3. (en) Vincent Triest, « How Albania Accidentally Exposed Its Own Intelligence Operatives », sur bellingcat, (consulté le )
  4. (en) Vudi Xhymshiti, « The Spy Who Wasn’t Vetted », sur www.thegpc.uk (consulté le )

Liens externes

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