Sabat Islambouli, Tabat Islambooli ou Tabat Istanbuli, née en 1857 à Damas en Syrie ottomane et morte au Caire en Égypte en 1941, est la première femme kurde à avoir étudié la médecine aux États-Unis.

Sabat Islambouli
Biographie
Naissance
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Syrie
Décès
Nom dans la langue maternelle
سبات اسلامبوليVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité

Biographie

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Sabat Islambouli est une femme juive kurde[1],[2] probablement originaire de Damas[3],[4].

Dr. Anandabay Joshee, Seranysore (Inde), Dr. Kei Okami, Tokyo (Japon) et Dr. Tabat M. Islambooli, Damas (Syrie) dans leurs vêtements traditionnels, au Woman's Médical College de Pennsylvanie (10 octobre 1885)[4]originaire du Kurdistan occidental (Rojava).originaire du Kurdistan occidental (Rojava).Dr. Anandabay Joshee, Seranysore (Inde), Dr. Kei Okami, Tokyo (Japon) et Dr. Tabat M. Islambooli, Damas (Syrie) (10 octobre 1885).

En 1850, les Quakers de Pennsylvanie ouvrent le Woman's Medical College of Pennsylvania à Germantown, la première école de médecine pour femmes au monde, qui attire rapidement des étudiantes du monde entier[5]. En 1883, Sabat Islambouli y étudie la médecine occidentale notamment aux côtés de l'Indienne Anandibai Joshi et de la Japonaise Keiko Okami : elles figurent ensemble sur une photographie où elles portent toutes les trois un vêtement traditionnel de leur pays, alors que Islambooli tient un qanûn sur sa gauche[6],[5],[7].

Islambouli est connue pour porter des caftans de soie noire pendant ses études[3], bien qu'une autre photographie au Woman's Medical College la montre en tenue victorienne, comme ses condisciples[4],[8].

Islambouli reçoit son diplôme de médecin en 1890[9]. Après ses études, il est probable qu'elle soit retournée à Damas en 1919[6],[9],[4], où elle est sans doute la première femme diplômée de médecine du pays[10],[4].

En 1919, elle vit au Caire[6],[9] ; des documents de l'administration égyptienne indiquent qu'elle y est infirmière puis d'autres la localisent au même endroit en 1926[11]. Son école la perd ensuite de vue et elle disparaît du registre des anciennes élèves, ce qui laisse supposer qu'elle ait pu abandonner l'exercice de la médecine[6],[9],[12],[5].

Elle meurt en 1941 au Caire[2] et ses descendants vivent au Canada[1],[11].

Notes et références

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  1. 1 2 (en-US) Author Roba, « UPDATED: Sabat Istanbuly, Female Student at the Women’s Medical College of Pennsylvania,1885 », sur AndFarAway, (consulté le )
  2. 1 2 « Photos: Thabat Islambooly, A Kurdish Female Student Went to Study Medicine at the Women’s Medical College of Pennsylvania in 1983 », sur web.archive.org, (consulté le )
  3. 1 2 « The Graduates - The Triangle », sur web.archive.org, (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 (en-US) Raz Xaidan, « Dr. Tabat. M Islambouly », sur The Jiyan Archives (consulté le )
  5. 1 2 3 (en) Mallika RaoArts Reporter et The Huffington Post, « Meet The Three Female Medical Students Who Destroyed Gender Norms A Century Ago », sur HuffPost, (consulté le )
  6. 1 2 3 4 (en) « Historical Photos Depict Women Medical Pioneers » Accès libre, sur The World,
  7. « Photos: Thabat Islambooly, A Kurdish Female Student Went to Study Medicine at the Women’s Medical College of Pennsylvania in 1983 » [archive du ], sur www.dabran.org (consulté le )
  8. (ar) « ملف:ثبات الإسلامبولي مع دفعتها بكلية طب بنسلفانيا للنساء 1885 .jpg », sur المعرفة (consulté le )
  9. 1 2 3 4 (en) « Remembering the Pioneering Women From One of Drexel’s Legacy Medical Colleges », sur drexel.edu, (consulté le )
  10. (en) Mallika Rao, « Meet The Three Female Medical Students Who Destroyed Gender Norms A Century Ago », HuffPost, (lire en ligne, consulté le )
  11. 1 2 (en-US) USW, « Sabat Islambouli- A Woman of History », sur Uplifting Syrian Women, (consulté le )
  12. « Anandi Gopal Joshi, Kei Okami, Sabat Islambooly », sur Ignite - Global Fund for Women, (consulté le )

Voir aussi

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