Sabor (robot)
Sabor est l'un des premiers hommes-machines au monde, développé par August Huber en Appenzell Rhodes-Extérieures dans les années 1920[1].

Alors que le premier modèle était en bois et en tissu[1], le quatrième, Sabor IV, a une armature d'acier[2]. Mesurant 2 m 37[1] pour 267 kilos[3], le robot peut parler, se déplacer et fumer. Il est télécommandé par un opérateur grâce à un émetteur à ondes courtes et un microphone[4],[5].
Présenté à Londres en 1938, puis lors de l'Exposition nationale suisse de 1939 à Zurich, le robot voyage à travers toute l'Europe (Bruxelles, Finlande, Copenhague)[6]. Il continue à être exposé après sa vente en 1951 à l'ingénieur électricien Peter Steuer, offrant notamment des fleurs à la reine des Pays-Bas. Exposé au comptoir suisse de 1955[7], dans le pavillon de la cybernétique[8], il est notamment présenté aux États-Unis en 1961 et apparaît dans le Ed Sullivan Show[1].
Depuis la mort de Peter Steuer en 1990, le robot est conservé au Primeo Energie Kosmos (de), un musée de l'électricité situé à Münchenstein, dans le canton de Bâle-Campagne[1],[6].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Sarah Herwig (trad. Julien Furrer), « Sabor, ce robot appenzellois né il y a plus de 100 ans qui était connu partout en Occident », sur Radio télévision suisse, (consulté le )
- ↑ (de) Heinz Guggenbühl-Prisma, « Sabor der Vierte, ein gebürtiger Appenzeller », Zürcher Industrierte, vol. 14, no 50, , p. 1553 (lire en ligne)
- ↑ « Le plus grand robot du monde sait tout faire... », Journal du Jura, no 9, , p. 15 (lire en ligne)
- ↑ « Un pavillon des mystères et merveilles de la science », L'Impartial, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ (de) « Nutzlose Roboter. Mein Freund, der Geschirrspüler », Der Spiegel, (ISSN 2195-1349, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (de) Tobias Bolzern, « Wie ein Maschinenmensch aus Teufen AR die Welt eroberte », Blick, (lire en ligne)
- ↑ Ernest Naef, « L'intelligence humaine dicte sa loi à la matière et à la mécanique », Pour tous (hebdomadaire suisse), no 37, , p. 1 et 2 (lire en ligne)
- ↑ « Sabor le polyglotte », La Tribune de Lausanne, , p. 3 (lire en ligne)