Le «contact cristallin/sédimentaire des "Aiguillettes" (Grand Maison)», à l'amont du barrage de Grand'Maison, est un site géologique remarquable de 149,68 hectares qui se trouve sur les communes de Vaujany et de Saint-Colomban-des-Villards. En 2014, ce site d'intérêt tectonique est classé «deux étoiles» à l'«Inventaire du patrimoine géologique»[1].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,9°C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 089 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-de-Cuines à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 11,9°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 856,4 mm[9],[10].
La température maximale relevée sur cette station est de 40,6°C, atteinte le ; la température minimale est de −15°C, atteinte le [Note 1].
Au , Saint-Colomban-des-Villards est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].
Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,4% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (43,1%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39,3%), forêts (15,9%), zones agricoles hétérogènes (0,8%), prairies (0,4%), eaux continentales[Note 2] (0,4%)[11].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Dans les documents médiévaux, Saint-Colomban-des-Villards est mentionnée sous les formes suivantes ecclesia de Villariis (1123), ecclesia Sancti Colombi de Villariis (1250), de Villariis (XIVesiècle), Saint-Colomban (1723), Saint Colomban des Villars en Maurienne (1738)[12],[13]. Au cours de la période révolutionnaire et de l'occupation française du duché de Savoie, la commune porte le nom de Glandon (1792)[13],[14].
Le toponyme associé au hameau dit de Valmaure, selon l'abbé Adolphe Gros, proviendrait du nom d'un Romain appelé Maurus qui aurait possédé le vallon, soulignant qu'il n'existe aucun lien avec les Maures ou Sarrasins. On retrouve par ailleurs le toponyme dans quelques noms de famille locaux comme Bellot-Maure[17].
La vallée des Villards semble avoir été occupée par des colons burgondes vers la fin du VIesiècle voire au début du siècle suivant[18]. L'étude des noms de famille de la vallée permettrait de justifier le propos, puisqu'au XVIesiècle la plupart de ceux-ci avaient une origine germanique: «Amblard, Bérard, Emidon, Gontier, Gottefrey, ou Rostaing»[18].
Au milieu du Xesiècle, un groupe de Sarrasins venus du Fraxinet, dans les environs de l'actuelle Saint-Tropez, s'établit dans les Alpes et effectue des expéditions dans la vallée de l'Arc[19]. Ils seront délogés de leurs positions vers la fin du siècle[19]. Leur présence est toutefois restée fortement ancrée dans la tradition et est bien souvent à l'origine de légende[19]. L'une d'elles veut qu'à Saint-Colomban-des-Villards «deux grottes [...] aient servi de refuge, et que le hameau voisin de Valmaure leur doive son nom»[18]. L'abbé Gros a évoqué le fait que le toponyme de Valmaure pouvait avoir un lien avec une implantation maure ou sarrasine[17].
Francis Tracq, membre de l'Académie de Savoie, aborde cet aspect dans La Mémoire du Vieux Village, consacré à Bessans et explique que «Tout laisse à penser qu'à Bessans comme ailleurs, les rapports entre occupants et population locale se déroule dans une cohabitation sinon parfaite, du moins pacifique.»[20].
Les habitants de la Vallée des Villards sont désignés sous le nom de Villarins; mais pour désigner plus particulièrement ceux de Saint-Colomban-des-Villards, on les appelle Colégnons ou Colognons[13],[23].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 143 habitants[Note 3], en évolution de +5,93% par rapport à 2017 (Savoie: +3,95%, France hors Mayotte: +2,36%).
Avec la création des Sybelles, la station de Saint-Colomban-des-Villards fait partie du troisième domaine skiable français. En , le projet des Sybelles se réalise, totalisant 310 km de pistes reliées sur les stations de Saint-Colomban-des-Villards, Saint-Sorlin-d'Arves, Saint-Jean-d'Arves, Le Corbier, La Toussuire et Les Bottières. La commune comble le déficit d'exploitation du domaine skiable, représentant en 2025 44% du budget de la commune[27]. Le maintien de la liaison avec les Sybelles est incertain[27].
Le village se situe à la moitié de l'ascension du col du Glandon, lorsque ce col est grimpé au départ de Saint-Etienne de Cuines. Le Tour de France passe donc parfois par ce village. De plus, une arrivée à Saint-Colomban des Villards sera organisée lors de la 10eétape du Tour de l'Avenir 2018, la montée étant classée en première catégorie.
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Tous les étés se déroule les 6 jours de pétanque de Saint-Colomban-des-Villards, un concours de pétanque en doublette. Il est organisé par le Comité d'organisation des 6 jours de pétanque de Saint-Colomban-des-Villards[28], et a fêté en 2018 sa 45e édition[29].
La chapelle des Voûtes, dédiée à Notre-Dame des Voûtes;
Borne frontière n°71 datant de 1823 séparant l'ancien duché de Savoie du royaume de France intégrée aujourd'hui à un mur d'un chalet en pierres côté VaujanyLa chapelle du Premier Villard, dédiée à saint Sébastien et à saint Roch, construite en 1702;
La chapelle du Bessay, dédiée à saint Joseph et sainte Anne, terminée en 1652 et reconstruite en 1778;
La chapelle du Martinan, dédiée à saint Claude. L'acte de fondation et d'institution de cette chapelle porte la date du ;
La chapelle de La Pierre, dédiée à Notre-Dame des Grâces. On ignore la date de sa fondation et de sa bénédiction mais le premier testament connu fondant une messe annuelle en cette chapelle est du ;
La chapelle des Roches, dédiée à Notre-Dame de la Pitié. Le premier écrit mentionnant une fondation à ladite chapelle est du ;
La chapelle de Valmaure, dédiée à Notre-Dame des Neiges, construite en 1728;
La chapelle de La Chal, dédiée à saint Sébastien et saint Roch, construite en 1598;
Les anciennes bornes frontières de 1823 séparant l'ancien duché de Savoie du royaume de France situées dans la vallée de l'Eau d'Olle.
La Maison du patrimoine au Chef-lieu est consacrée à la découverte du patrimoine local. Elle abrite une présentation des costumes traditionnels de la Vallée des Villards (mannequins, étoffes, broderies, film vidéo) dans un intérieur ancien et typique de l'architecture locale.
La famille noble Martin, qui par mariage du entre Gasparde, la fille aînée de Pierre Sallière d'Arves, et Ennemond Martin, donne naissance aux Martin-Salière d'Arve[18],[30].
Panneau d'entrée d'agglomération en français et en arpitan.
La langue autochtone est appelée le parler des Colognons, un dialecte savoyard de la langue arpitane[34]. Comme toutes les langues romanes, l'arpitan dérive cependant majoritairement du latin et est donc une langue romane indépendante, aussi ancienne que les autres langues gallo-romanes. La langue a, dès les années 1930, peu à peu reléguée. Elle est (surtout) parlée par les Colognons ayant plus de 50 ans et dans le cercle familial. Ce sont aujourd'hui surtout les noms de famille et les toponymes qui sont marqués par la présence de cette langue. Localement, la langue est encore souvent désignée par le terme «patois», une connotation péjorative. Depuis le , l'arpitan est reconnu institutionnellement comme langue régionale de la région Rhône-Alpes, puis Auvergne-Rhône-Alpes. La région Rhône-Alpes avait signé en 2015 avec la région italienne de la Vallée d'Aoste la «charte de coopération interrégionale et transfrontalière de développement de la langue arpitane»[35]. C'était dans cet élan et en lien avec la région que qu'avait été créée la commission «Langue & Culture Arpitane» par le conseil municipal pour le mandat 2014-2020 dans l'intention de valoriser le patrimoine linguistique de son territoire.
Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes: La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558p. (ISBN978-2-7171-0289-5), p.109-115. ([PDF] lire en ligne)
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
↑Inventaire du patrimoine géologique: résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Lexique Français: Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne[PDF]), p.24.
123Isabelle Parron-Kontis, Bénédicte Palazzo-Bertholon, Gabrielle Michaux, La cathédrale Saint-Pierre en Tarentaise et le groupe épiscopal de Maurienne, Lyon, Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne - DARA, (ISBN978-2-916125-38-1, lire en ligne), «Volume 22», p.20-21, «Les exactions sarrasines».
↑Francis Tracq, La Mémoire du Vieux Village, La vie quotidienne à Bessans, éditions La Fontaine de Siloé, collectin " Les Savoisiennes ", 2000, p.xx[sourceinsuffisante].