Saint-Pierre-d'Allonne
Saint-Pierre-d'Allonne est une ancienne commune française du département de la Manche.
| Saint-Pierre-d'Allonne | |
Au premier plan, le clocher de l'église Saint-Pierre, et derrière l'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Commune | Les Moitiers-d'Allonne |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Statut | Ancienne commune |
| Code postal | 50270 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 24′ 04″ nord, 1° 46′ 46″ ouest |
| Élections | |
| Départementales | Les Pieux |
| Historique | |
| Fusion | 1818 |
| Intégrée à | Les Moitiers-d'Allonne |
| Localisation | |
| modifier |
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Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Petrus de Alunna au XIIe siècle, Sancti Petri de Alumpna vers 1280 (pouillé de Coutances), Sancti Petri de Alongna en 1320-1325 (pouillé), Saint-Pierre-d'Allonne en 1332[1].
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierEn 1190, Roger des Moustiers donne le patronage de l'église Saint-Pierre à l'abbaye de Blanchelande[2], avec toutes ses dépendances. L'évêque de Coutances, Guillaume de Tournebu confirma la donation et donna aux religieux de Blanchelande deux gerbes de la dîme, la troisième revenant au curé du lieu. Par la suite, les droits de présentations et la perception des dîmes donnèrent lieu à de nombreuses contestations entre les descendants de Roger des Moustiers et les religieux de Blanchelande[3].
Temps modernes
modifierEn 1567, Adrien Hervieu, sieur de Sénoville et de Mandenaville, est taxé pour ces deux fiefs de 50 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Mandenaville à Saint-Pierre-d'Allonne qui valait un huitième fief de haubert et était tenu du roi sous la vicomté de Valognes, avait des extensions à Notre-Dame-d'Allonne[4].
En 1613, dans les aveux que fait Jacques de Thieuville au roi de France pour son fief du Parc, il est dit que trois fiefs nobles relève de la seigneurie du Parc : le fief du Saussey à Saint-Georges-de-la-Rivière, le fief de Lanquetot à Portbail et le fief de Mandenaville à Saint-Pierre-d'Allonne, tenu par Guillaume Le Breton, ainsi que dix-sept vavassories[5].
La paroisse eut pour curé, pendant 28 ans, l'abbé Blondel, fils de Guillaume Blondel, seigneur de Digosville, et qui fut transféré à Saint-Pierre-Église par Charles-François de Loménie de Brienne, évêque de Coutances, sur les instances de M. de Saint-Pierre[6].
Époque contemporaine
modifierEn 1818, la commune fusionne avec Notre-Dame-d'Allonne pour former la nouvelle commune des Moitiers-d'Allonne. Des deux églises côte à côte, seule l'église Notre-Dame a été conservée, l'église Saint-Pierre ne conservant que son clocher.
Fief de Thoville
modifierLe fief de Thoville, ainsi que celui de Saint-Pierre-d'Allonne, était la possession de la famille des Moustiers. En 1497, Jacques des Moustiers, curé de Condé et de Saint-Pierre-d'Allonne, seigneur de Thoville, rend aveu à noble Guillaume de Chateaubriant, sieur de Beaufort (Plerguer, Île-et-Vilaine), du Plessis-Bertrand (Saint-Coulomb, Île-et-Vilaine) et des Moustiers[7].
Il passa aux mains de Jean Davy, seigneur du Bois (Feugères) et de Virville (Saint-Aubin-du-Perron), puis de Marie Davy, dame de Thoville, qui épousa en 1529 Guillaume Le Verrier, puis à leur fils, Nicolas Le Verrier, seigneur de Thoville[8].
Plus tard, il est la possession de Charles Le Verrier de Thoville (° v. 1625), lieutenant général au présidial de Cotentin, seigneur de Thoville, Saint-Pierre-d'Allonne et Sartilly, puis de son petit-fils, François Le Verrier de Thoville, dernier du nom, mort le . Par héritage, Thoville passa à Olivier David de Chantepie, sieur de Fontenay, qui en 1770 le vend pour 97 100 livres, à Louis Deslandes de Blanville, seigneur de Presles en l'élection de Vire[8].
Fief de Mandenaville
modifierLe fief fut la possession de la famille Hervieu. En 1641, Claude Hervieu le vend à Guillaume Le Verrier[8].
Démographie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ Jacques Lechevalier (préf. Dieudonné Renaux), Terre et Mer en Côte des Isles (nord), Jacques Lechevalier, , 223 p. (ISBN 979-10-91240-01-7), p. 9.
- 1 2 3 René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 360.
- ↑ Jean Barros, « Le canton de Barneville : Notes historiques et archéologiques », Revue de la Manche, vol. 35, t. 10, , p. 188.
- ↑ Léonor de Mons, « Rôle du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Valognes », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 227, janvier-février-mars 2015, p. 40 (ISSN 1161-7721).
- ↑ Jeanine Bavay, « Le manoir du Parc », Vikland, la revue du Cotentin, no 1, avril-mai-juin 2012, p. 53 (ISSN 0224-7992).
- ↑ L. de Pontaumont, « Notes historiques et archéologiques sur les communes de l'arrondissement de Cherbourg », dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, Paris, coll. « XXII / 3e série - 2e volume », (Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie sur Google Livres), p. 191.
- ↑ Barros 1967, p. 190.
- 1 2 3 Barros 1967, p. 192.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Les Moitiers-d'Allonne », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).