Saint-Sulpice (Savoie)
Saint-Sulpice est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-Sulpice | |||||
Chef-lieu de Saint-Sulpice depuis Saint-Cassin. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Savoie | ||||
| Arrondissement | Chambéry | ||||
| Intercommunalité | Grand Chambéry | ||||
| Maire Mandat |
Jacques Henriot 2026-2032 |
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| Code postal | 73160 | ||||
| Code commune | 73281 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sorpesais | ||||
| Population municipale |
821 hab. (2023 |
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| Densité | 93 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 34′ 07″ nord, 5° 50′ 45″ est | ||||
| Altitude | Min. 352 m Max. 1 041 m |
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| Superficie | 8,82 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Chambéry (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | canton du Pont-de-Beauvoisin | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Savoie (département)
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | saintsulpice73.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
modifierSaint-Sulpice est une commune de la Savoie, accrochée sur les contreforts de la chaîne de l'Épine, aux portes du massif de la Chartreuse, sur les hauteurs de Chambéry.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 332 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Novalaise à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 443,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Saint-Sulpice est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,4 %), zones agricoles hétérogènes (37,2 %), cultures permanentes (0,4 %)[10].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
modifierLes formes anciennes du toponyme remontent au XIe siècle, avec Sanctus Sulpicius[11]. On trouve par la suite Ecclesia Sancti Sulpitii (1340), Ecclesia Sancti Supplicii (1356) ou encore Ecclesia Sancto Surpicio[11].
Le nom de la commune provient du saint patron Sulpice le Pieux, évêque de Bourges († )[11].
La toponymie de Saint-Sulpice en Savoie renvoie principalement à la dédicace de sa paroisse médiévale à Saint Sulpice. Comme beaucoup de localités savoyardes, le nom du saint s’est substitué à un toponyme antérieur gallo-romain ou local lors de la structuration paroissiale au Moyen Âge. Le cadre linguistique du territoire, marqué par des héritages gallo-romains et médiévaux, renforce cette logique, tandis que l’absence d’épithète géographique complémentaire suggère une identification ancienne et stable du village sous ce seul nom de Saint-Sulpice.
Histoire
modifierÉpoque gallo-romaine et franque
modifierLe village de Montfort était, comme le site voisin de Vimines, une étape sur la voie consulaire vers le col Saint-Michel. Deux tracés, l'un venant de Vimines, l'autre partant de Montfort et passant par le village du Freney, se rejoignaient sur Saint-Sulpice près de « La Carrière » pour gagner le col.
Ici burent et mangèrent les légions romaines allant en Gaule et passa Charlemagne partant en guerre en Lombardie.
Les ruines de Saint-Michel attestent de l'importance du passage, où un hospice et une chapelle étaient édifiés : murs d'enceinte, de soutènement, et un bassin subsistent, envahis par la végétation.
Époque féodale
modifierMonfort ou Montfort, baronnie du duché de Savoie, est le berceau de la commune de Saint-Sulpice ou plutôt son centre historique et célèbre dans les temps les plus reculés de l'histoire du pays.
Une charte signale en 1228 l'hospice de Saint-Michel comme étant ruiné.
En 1310 : nobles Anthelme et Rollet d'Erbeix de Saint Jean d'Arvey reconnaissent divers biens situés à Montfort et dépendant du château de Chambéry.
En 1325 : le , Noble Étienne de Montfort (d'Erbeix) prête hommage au Comte de Savoie et le château s'élève probablement à cette époque.
Le château : (citation d'archives) Il domine le nant Bruyant, la butte accentuée a été probablement travaillée de main d'homme. Au point culminant est un donjon carré et l'une des archères de la salle basse. Au sud un grand bâtiment d'habitation précédé d'une vaste cour en terrasse. Au nord-ouest une tour circulaire. Le tout s'allonge du sud au nord, et l’œil du guetteur embrasse toute la baronnie.
Les ruines subsistant après six siècles montrent l'exactitude et les dimensions importantes que révèlent les archives de cette construction féodale[12].
Époque moderne
modifierJusqu'à la fin du XIVe siècle, il y a eu probablement deux fiefs à Montfort ; dès le XVe siècle, l'histoire est plus suivie :
1414 : Guigue d'Erbeix et Guigue Marchand, bourgeois de Chambéry, sont possesseur de Montfort.
1447 : : les Oddinets de Chambéry (Jean, Gérard et Lambert) reçoivent investiture de la maison forte de Montfort et ses dépendances. Lambert Oddinet fut un des six premiers chevaliers de l'ordre de Saint-Maurice, docteur ès-loi, président de la Cour suprême de justice, chargé des grandes ambassades. Il a son tombeau au cloître de la cathédrale de Chambéry.
1543 : Jean Oddinet : le baron était gouverneur de la ville de Nice lorsque Barberousse va l'attaquer avec 140 galères. Comme Nice était soumise de se rendre le , Oddinet fit répondre à Barberousse en ces termes : « une sommation est à moi mal adressée parce qu'en mon nom je m'appelle Montfort, que ma devise est « me font tenir », et qu'il faut par conséquent attendre de ma part la plus rigoureuse résistance. Après 2000 coups de canon l'ennemi leva le siège le suivant.
1563 : : Noble Louis Oddinet reçoit l'inféodation en baronnie de Montfort comprenant juridiction omnimode sur : Saint-Sulpice, Vimines, Saint Thibault de Couz, les hameaux de Villard Marin, des Vollaz et de Ronjoux de la Motte, Bissy et Cognin, avec tous droits de juger (accordée pour 2000 écus).
Les limites de la baronnie étaient fixées à l'époque en ces termes : (archives)
- « Dès le chemin du château des Rochas, venant de la montagne, tirant au nant du Poizat droit à la Leysse du côté de la bise. (nord)
- « Confinant la Serra et le Bourget, juridiction du Comte d'Entremont, de la montagne d'Espine et du Sieur d'Aiguebelette au couchant. (ouest)
- « Rieu Giroud de Corbel et rieu de la Gorge séparant de la juridiction des Echelles du vent. (sud)
- « Juridiction de Saint-Cassin et Entremont entre deux jusqu'à Leysse au levant. (est)
1570 : Oddinet reçoit en récompense de ses services le Comté de Montréal en Bugey.
Un siècle après la puissante famille de Montfort est dispersé et ses biens dilapidés par des héritiers insouciants (le marquis de Coudrée vrai marquis de Carabas, disant les archives).
1702 : la baronnie est vendue pour 73000 florins à Noble Joseph Arestan, seigneur de Chamoux, qui divise le fief. Le château étant en ruine à ce moment-là, le nouveau baron élira domicile au château du Mollard de Montfort (Villard Marin). Les différentes juridictions son cédées ainsi :
- en 1702 au sénateur Pierre Chevillard la plus grande partie de la Motte,
- en 1702 à Jean-Pierre Morand, Saint-Sulpice, et Villard Marin (se réservant les ruines du château et la juridiction sur Vimines Saint-Thibault),
- en 1707 à François Vibert, Cognin,
- en 1715 à Benoît Denis de Regnault, Bissy,
- en 1734 la baronnie ne comprend plus que Saint-Sulpice et Villard Marin.
Le village de Montfort, beaucoup plus peuplé alors qu'aujourd'hui, garde toujours son importance par sa situation sur le « Grand chemin de France » qu'à emprunté François 1er allant en Italie en 1515. Dans ses auberges se rafraîchissent et logent les voyageurs. Il subsiste une de ses vieilles maisons (Martin / Brun) portant la date de sa construction sur sa porte en demi-cintre : 1676, et les vestiges de l'ancien portail donnant accès à la cour.
En 1735 la voix du col du Crucifix créé par l'ingénieur Garella se substituant au pas de Saint-Michel trop rapide (François 1er avait eu peur à sa descente en chaise à porteurs) allait donner à Montfort un regain de célébrité.
L'excellent chemin pavé de larges dalles et dont les murs de soutènement montrent l'importance allait être amélioré encore en 1812 sur l'ordre de Napoléon 1er.
Citation d'archives : « la France du Nord et du Centre, les Pays-Bas, l'Angleterre, communiquaient avec la Savoie, avec Rome et l'Italie par cette voie » (de Lyon à Chambéry on mettait 3 jours).
Des maisons importantes s'érigent : château des Nobles Vectier, de Pravaut.
En 1774 : Noble Morand possédait la baronnie telle qu'elle avait été vendue à Louis Oddinet, sauf Bissy, Cognin, Servolex, partie de la Motte.
Période contemporaine
modifierle : la communauté de Saint-Sulpice reçoit son affranchissement par le Baron de Montfort : Pierre Gabriel Morand, autorisé par le Duc de Savoie Victor Amédée, Roi de Sardaigne. (Archives de la cure).
De 1790 à 1876 : les derniers Barons de Montfort occupent des emplois élevés, l'un d'eux commande le Régiment de Maurienne.
De 1840 à 1845 : Construction de la nouvelle église sur l'enceinte de l'ancienne.
En 1849 : Une école est créée au chef-lieu par location d'une salle chez Thomas Tallus, salle qui servira également pour les réunions du Conseil consulaire.
De 1860 à 1865 : Construction du bâtiment mairie et école.
En 1871 : le : le Préfet de la Savoie lance un appel en faveur d'un chemin de fer d'intérêt local et du percement de la montagne de l'Epine, projet en gestation depuis 2 ans. L'itinéraire passait par Bissy, la Motte, Nances, Saint-Alban-de-Montbel, Saint-Genix. L'entrée du tunnel projeté se plaçait au village des Yvrouds, approximativement. Une somme devait être votée par chaque commune et variait avec son importance. Saint-Sulpice qui comprenant alors 657 habitants, devait verser 0,70 francs par habitant pendant 5 ans. Plusieurs communes ne firent pas l'effort demandé, le projet fut repris sous un autre angle ce qui eut pour objet de modifier le tracé prévu et de percer le tunnel à Saint-Cassin.
De 1871 à 1875 : Construction de la route de Montfort aux Thonys.
En 1876 : Mort du Chanoine Morand, dernier Baron de Saint-Sulpice et Montfort ; la dynastie s'éteint.
En 1900 : Le , l'éboulement du Bridant coupent la route principale (aujourd'hui chemin des Platières). Cette année marque le début de la construction de la route du col de l'Epine.
En 1905 : Installation du téléphone public à l'épicerie Martin.
En 1931 : Création du service d'autocar avec Chambéry.
En 1940 : Les troupes françaises de couverture des Alpes cantonnent en juin à Saint-Sulpice, les Allemands viennent jusqu'à Novalaise le jour de la signature de l'armistice.
Pendant l'occupation un « Maquis » (groupe « La Vapeur ») établit son quartier au chalet du col de l'Epine[13]
En 1944 : Le Maquis fait sauter le pont de « La Dhuy », reconstruit plus large l'année suivante.
En 1946 : Le recensement de la commune donne une population de 321 habitants.
Après la Libération, la vie locale s’est recentrée sur l’agriculture et l’élevage, avec une population encore très rurale dans les années 1950-1960.
À partir des années 1970-1980, la commune a vu sa vocation agricole et maraîchère s’estomper progressivement, au profit d’un développement résidentiel et d’une intégration croissante à l’aire d’attraction de Chambéry. Saint Sulpice est aujourd’hui classée comme commune rurale à habitat dispersé, mais elle est influencée par la proximité de la préfecture savoyarde.
La paroisse de Saint-Sulpice, historiquement liée à la seigneurie de Montfort, a connu des évolutions organisationnelles. Depuis 2002, elle fait partie de la paroisse « Saint Jean XXIII de Cognin », regroupant plusieurs clochers des alentours. La vie religieuse locale reste marquée par des traditions anciennes et un patrimoine architectural (église, chapelle) toujours entretenu.
Depuis 2020, la commune s'est engagé dans un projet ambitieux de travaux de rénovation de son patrimoine, et notamment de sa voie Sarde historique dégradée par le temps. En 2022, ce projet a été lauréat de la mission Stéphane Bern, qui participe au financement de la restauration[14]. La réfection de cette voie emblématique, aménagée sous le règne de Charles Emmanuel III, souligne l’attachement local à la préservation du passé.
Saint-Sulpice, comme beaucoup de communes rurales savoyardes, doit gérer les défis de la transition démographique (vieillissement, attractivité résidentielle) et économique (tourisme, préservation des espaces naturels). La commune reste attachée à son identité rurale tout en s’adaptant aux réalités modernes.
Les vallons et les pentes de Saint-Sulpice, jadis témoins des échos des archers et des hallebardiers de Montfort, portent désormais les traces d’une identité à la fois ancrée dans son passé et tournée vers l’avenir. La terre, qui nourrissait largement ses habitants, est aujourd’hui aussi un enjeu de développement durable, de tourisme, et de qualité de vie pour une population de plus en plus diversifiée.
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierLe conseil municipal de Saint-Sulpice se compose du maire, de trois adjoints et de 11 conseillers municipaux.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal :
| Groupe | Maire | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| SE | Jacques HENRIOT | 15 | Majorité | ||
Tendances politiques et résultats
modifier| 1er score | 2e score | Participation | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Élections européennes de 2014 | 28,82 % pour Jean-Marie Le Pen (FN) | 18,06 % pour Renaud Muselier (UMP) | 46,93 % | ||
| Élections municipales de 2014 | 95,23 % pour Jean-Christophe Pozo (SE) | 95,23 % pour Raphaël Martin (SE) | 58,25 % | ||
| Élections législatives de 2012 | 51,84 % pour Bernadette Laclais (PS) | 48,16 % pour Christiane Brunet (DVD) | 53,44 % | ||
| Élection présidentielle de 2012 | 53,67 % pour Nicolas Sarkozy (UMP) | 46,33 % pour François Hollande (PS) | 85,46 % | ||
| Élections régionales de 2010 | 52,98 % pour Jean-Jack Queyranne (PS) | 31,23 % pour Françoise Grossetête (UMP) | 48,31 % | ||
| Élections cantonales de 2008 | 60,00 % pour Lionel Mithieux (MoDem) | 40,00 % pour Paul Chevallier (PS) | 45,67 % | ||
Liste des maires
modifierDémographie
modifierSes habitants sont appelés les Sorpesais[15].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].
En 2023, la commune comptait 821 habitants[Note 3], en évolution de +8,03 % par rapport à 2017 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Château de Montfort (XIVe siècle), en ruines.
- Église Sainte-Anne, reconstruction en 1839-1844.
- La Voie Sarde. En 1735, la maison de Savoie dépêche l'ingénieur Franco-Antonio Garella (qui réalisera plus tard les travaux d'endiguement de l'Arve et de l'Arly), sur la montagne de l'Epine. En remplacement de l'ancienne voie romaine du col Saint-Michel voisin (903 m), il propose de tracer une nouvelle voie pavée pour relier Chambéry à Novalaise, en franchissant le col du Crucifix (915 m) au terme de nombreux lacets. D'imposants murs de soutènement sont encore visibles. Dégradée par près de deux siècles d'abandon et de nombreux éboulements, cette voie historique reçoit en 2022 le soutien de la Fondation du patrimoine et de la Fondation Stéphane Bern, en vue d'une grande rénovation[22].

Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno et André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes, vol. 1 : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey, Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1), p. 161-163. ([PDF] lire en ligne)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Sulpice ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chambéry », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Sulpice et Novalaise », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Novalaise », sur la commune de Novalaise - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Novalaise », sur la commune de Novalaise - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2004, 2021) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne).
- ↑ Michèle Brocard Plaut, Élisabeth Sirot-Chalmin, Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Châteaux et maisons fortes savoyards, t. 1, Roanne, Le Coteau, , 589 p. (ISBN 2-7171-0394-5), ???.
- ↑ Jacky Laurent, Chronique des années de plomb : Chambéry 1940-1944, Sutton éditions, , 94 p. (ISBN 978-2842534981), ???.
- ↑ David Magnat, « Savoie : la voie sarde retenue par la mission Bern 2022 », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne).
- ↑ Présentation de la commune de Saint-Sulpice.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
- ↑ Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
- ↑ Jacky Barthélémy, « Des bénévoles préparent le terrain pour restaurer la Voie Sarde », Le Dauphiné Libéré, (lire en ligne)


