Sainte-Christie-d'Armagnac

commune française du département du Gers

Sainte-Christie-d'Armagnac (Senta Crestia d'Armanhac en gascon) est une commune française située dans l'ouest du département du Gers, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Bas-Armagnac, ou Armagnac noir, un pays s'inscrivant entre les vallées de l'Auzoue, la Gélise, la Douze et du Midou.

Sainte-Christie-d'Armagnac
Sainte-Christie-d'Armagnac
Entrée nord du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes du Bas-Armagnac
Maire
Mandat
Thierry Saint-Martin
2026-2032
Code postal 32370
Code commune 32369
Démographie
Gentilé Saint(e)-Christois(e)
Population
municipale
382 hab. (2023 en évolution de +2,41 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 07″ nord, 0° 00′ 27″ ouest
Altitude Min. 85 m
Max. 175 m
Superficie 22,5 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nogaro
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Grand-Bas-Armagnac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sainte-Christie-d'Armagnac
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Sainte-Christie-d'Armagnac
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Sainte-Christie-d'Armagnac
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Sainte-Christie-d'Armagnac
Liens
Site web www.saintechristiedarmagnac.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Douze, la Midouze, le Midouzon, le ruisseau de Saint-Aubin et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (le « réseau hydrographique du Midou et du Ludon ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Sainte-Christie-d'Armagnac est une commune rurale qui compte 382 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 953 habitants en 1856. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Nogaro.

Ses habitants sont appelés les Saint-Christois et Saint-Christoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : Le Castet, inscrit en 2014 et classé en 2016, et la motte castrale, inscrite en 2015.

Géographie

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Localisation

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Sainte-Christie-d'Armagnac est une commune située dans l'Armagnac sur le Midouzon à 46 km au sud-ouest de Condom.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Bourrouillan, Caupenne-d'Armagnac, Cravencères, Loubédat, Manciet, Nogaro et Salles-d'Armagnac.

Communes limitrophes de Sainte-Christie-d'Armagnac[1]
Salles-d'Armagnac Bourrouillan
Caupenne-d'Armagnac Sainte-Christie-d'Armagnac Manciet
Nogaro Loubédat Cravencères

Géologie et relief

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Sainte-Christie-d'Armagnac se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

Hydrographie

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Sainte-Christie-d'Armagnac.

La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par la Douze, la Midouze, le Midouzon, le ruisseau de Saint-Aubin, le ruisseau de Tapie, le ruisseau de Taret et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 20 km de longueur totale[4],[Carte 1].

La Douze, d'une longueur totale de 123,5 km, prend sa source dans la commune de Gazax-et-Baccarisse et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest puis vers le sud. Elle traverse la commune et se jette dans la Midouze à Mont-de-Marsan, après avoir traversé 34 communes[5].

La Midouze, d'une longueur totale de 151,5 km, prend sa source dans la commune d'Armous-et-Cau et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest puis vers l'ouest. Elle traverse la commune et se jette dans l'Adour à Vicq-d'Auribat, après avoir traversé 46 communes[6].

Le Midouzon, d'une longueur totale de 14,5 km, prend sa source dans la commune d'Aignan et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le ruisseau de Saint-Aubin sur le territoire communal, après avoir traversé 6 communes[7].

Le ruisseau de Saint-Aubin, d'une longueur totale de 11,8 km, prend sa source dans la commune de Sabazan et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Midouze à Caupenne-d'Armagnac, après avoir traversé 7 communes[8].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[12]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 932 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Houga à 14 km à vol d'oiseau[15], est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 875,9 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,4 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

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Réseau Natura 2000

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Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : le « réseau hydrographique du Midou et du Ludon »[19], d'une superficie de 6 542 ha, un site présentant une diversité d’habitats relativement importante, malgré une faible représentativité des habitats d’intérêt communautaire[20].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[21] : l'« étang et bois de l'Escoubillon » (43 ha), couvrant 2 communes du département[22] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[21] :

  • « la Douze et milieux annexes » (11 575 ha), couvrant 29 communes dont 26 dans le Gers et trois dans les Landes[23] ;
  • le « réseau hydrographique du Midou et milieux annexes » (6 344 ha), couvrant 43 communes dont 37 dans le Gers et six dans les Landes[24].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Sainte-Christie-d'Armagnac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nogaro, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (91,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,1 %), zones agricoles hétérogènes (38,2 %), cultures permanentes (14,6 %), forêts (6 %), prairies (2 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Sainte-Christie-d'Armagnac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible)[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Sainte-Christie-d'Armagnac.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 55,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 213 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 94 sont en aléa moyen ou fort, soit 44 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1983, 1993, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[26].

Toponymie

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Histoire

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La période médiévale

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La documentation sur la paroisse n’est pas très précoce. Les fonds d’archives des établissements ecclésiastiques locaux rapportent l’existence d’une famille dite de Sainte-Christie dès le XIe siècle. Un certain Guillaume-Garcia de Sainte-Christie est mentionné comme donateur dans la charte de fondation du monastère de Saint-Mont (Gers) en 1055[30]. Il apparaît ensuite comme témoin dans plusieurs chartes de la fin du XIe siècle. D’autres membres de la même famille figurent dans ces documents, tel Arnaud-Garcia son frère[31], Auger son fils[32] ou encore Bernard-Perdigo[33]. Il s’agit donc d’une famille importante de l’entourage des comtes d’Armagnac. Les mentions de membres d’une famille de Sainte-Christie au XIIIe siècle sont conservés dans les cartulaires blanc et noir de Sainte-Marie-d’Auch[34].

Le site devint comtal à une date indéterminée puisqu’en 1291, c’est le comte d’Armagnac Bernard VI donne en dot à sa sœur Mathe, à l’occasion de son mariage avec Bernard Trencaléon de Lomagne, seigneur de Fimarcon, la seigneurie et castet de Sainte-Christie ainsi que le château d’Arblade-le-Comtal[35]. En 1393, la seigneurie de Sainte-Christie est donnée par Bernard VII, comte d’Armagnac, à Bertrand d’Armagnac et à ses héritiers, en reconnaissance de services rendus[36]. Bertrand était un fils naturel de Jean II, père de Bernard VII. Ces donations successives témoignent de la place bien secondaire que tient cette seigneurie dans le foncier des comtes d’Armagnac.

Le territoire paroissial

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Á partir de la fin du XVe siècle, les informations sont plus fournies. Le territoire de l’actuelle commune relève de plusieurs seigneuries. La partie nord de la commune dépend de la seigneurie de Bourrouillan. Ce seigneur tient notamment la seigneurie de Castagnarlet, mais aussi le fief de Ramemort dont les métairies de Hount de Barthe, Mastron, Pelane et Perrot pour celles qui existent toujours et sont localisables. Il existe une paroisse au lieu-dit Taulet, entre Salle et Bourouillan. Ses revenus sont ainsi associés à ceux de Salles, dans les rôles de décime ou les bénéfices du diocèse[37]. Elle est mentionnée du XVe siècle à 1639, elle semble ensuite disparaitre[38]. Au XVIIIe siècle, les enfants nés au hameau de Taulet sont baptisés à Bourrouillan qui est plus proche que le village de Sainte-Christie-d’Armagnac, comme en témoignent les registres paroissiaux de la paroisse.

Au sud du territoire communal, c’est l’hôpital de Sainte-Christie de l’ordre des Templiers (commune de Cravencères), puis de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et relevant de la commanderie de la Cavalerie (commune de Castera-Verduzan) qui possède un important patrimoine foncier[39]. On y retrouve des biens à Blancotte, Sibarthes, le moulin du Pont et de Ricau et de nombreux droits sur Juzan, Pouy, Caumont, Hitton, Larroque, Lamarque… L’église de l’hôpital sert d’ailleurs d’église paroissiale jusqu’au XVIIIe siècle. La fondation de l’hôpital s’est fait aux dépens de l’assiette de celle de Sainte-Christie, ainsi au XVIIIe siècle le commandeur de l’hôpital et de le curé de Sainte-Christie se partagent certaines dîmes (terres aux Pouy, Juzan, Caumont, Lamarque, Carrugat…).

La période moderne

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En 1461, Jean V, comte d’Armagnac, cède la seigneurie à un certain Jean d’Armagnac, arrivant d’Angleterre avec sa mère et dont les origines sont mal connues[40]. Il épouse en premières noces Huguette de la Roselière, maîtresse de Jean V d'Armagnac puis en secondes noces Jeanne de Latrau, fille du seigneur de Laterrade. De cette union née Jeanne d'Armagnac, seigneure de Sainte-Christie, qui épousera Jeannot de Viella (décédé vers 1522) puis Jean d'Antras seigneur de Samazan, Ricourt en Pardiac le 31 janvier 1532. C’est probablement à ce Jean (qui est mentionné dans les archives jusqu’en 1527[41]) ou à sa fille Jeanne, que l’on doit le très beau logis à pan de bois qui subsiste au cœur du village. Le lignage disparait ensuite. En 1579, la seigneurie revient à une famille de marchand de Lectoure, les Garros[41].

Elle reste dans cette famille jusqu’au mariage de Magdeleine de Garros avec Charles de Luppé en 1674[42]. En 1739, la seigneurie est vendue par Blaise de Luppé à Pierre Louis Courtade de Salis. Un état des lieux précis de la seigneurie est dressé à cette occasion[43]. La famille de Bourrouillan conserve des droits sur certaines terres dépendant de la seigneurie jusqu’à la Révolution. Les bâtiments seigneuriaux du castet, saisis comme biens d’émigrés, sont vendus comme bien national en 1794 à la famille Lanusse[44]. Elle restera en leur possession jusqu’à la vente en 1881 à la fabrique de l’église, qui en revend une partie à la commune en 1903 et 1911Archives de la mairie, non cotées[45].

Les Templiers et les Hospitaliers

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Sainte-Christie était au XIIIe siècle une commanderie templière puis hospitalière de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Après le remembrement consécutif à la dévolution des biens de l'ordre du Temple, Sainte-Christie et les possessions qui en dépendaient passent sous la juridiction de la commanderie de La Cavalerie en Armagnac (Castéra-Verduzan) au sein du grand prieuré de Toulouse[46].

Politique et administration

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Administration municipale

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Élections de 2026

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Depuis la loi du , le conseil municipal de Sainte-Christie-d'Armagnac, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[47]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 6] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[48].

Une seule liste, menée par Thierry Saint-Martin, maire sortant[49], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 56,8 %[50],[51]. Thierry Saint-Martin est réélu maire le [52].

Liste des maires

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La mairie en 2017.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 2014 Pierre Barrail SE  
mars 2014 en cours Thierry Saint-Martin SE entreprise travaux publics
Réélu en 2026[52]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[54].

En 2023, la commune comptait 382 habitants[Note 7], en évolution de +2,41 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
840634707930907906916938953
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
932928832820809686818753697
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
680619542539515515515503504
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
453402365360338349350395373
2022 2023 - - - - - - -
379382-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Manifestations culturelles et festivités

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Économie

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Revenus

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En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 159 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 366 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 360 €[I 5] (20 820 € dans le département[I 6]).

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]6,2 %6,3 %4,7 %
Département[I 8]6,1 %7,5 %8,2 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 216 personnes, parmi lesquelles on compte 78 % d'actifs (73,4 % ayant un emploi et 4,7 % de chômeurs) et 22 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nogaro, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 10]. Elle compte 78 emplois en 2018, contre 69 en 2013 et 66 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 159, soit un indicateur de concentration d'emploi de 48,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,3 %[I 11].

Sur ces 159 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 42 travaillent dans la commune, soit 27 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 87,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 9,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

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16 établissements[Note 10] sont implantés à Sainte-Christie-d'Armagnac au [I 14]. Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 16 entreprises implantées à Sainte-Christie-d'Armagnac), contre 14,4 % au niveau départemental[I 15].

Agriculture

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Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est de 23 lors du recensement agricole de 2020[Note 11] et la surface agricole utilisée de 1909 ha[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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La motte de Sainte-Christie-d'Armagnac est mentionnée par l'abbé Cazauran au début du XXe siècle[58]. Il en fait un tumulus gaulois comme cela est fréquent à cette période. Elle est aussi répertoriée par Jean-Michel Lassure en 1976[59]. La motte de Sainte-Christie-d'Armagnac (parcelle C 405) fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques depuis le 12 février 2015.

La motte est conservée sur 10,45 m de haut. Elle adopte un plan quasi circulaire à la base (47,75 m x 47,29 m) et subit un léger allongement nord-est/sud-ouest. Cet allongement est plus marqué au niveau de la plate-forme sommitale de plan ovale (26,70 m x 22,60 m). La superficie de la motte de Sainte-Christie-d'Armagnac atteint ainsi 1773,50 m² alors que la superficie de sa plate-forme sommitale est de 473,92 m². Nous sommes ici dans la moyenne des mesures prises sur les plateformes sommitales des mottes repérées en Astarac ou dans ses marges[60]. L'accès à son sommet se fait à l'aide d'une rampe hélicoïdale aménagée dans le talus du tertre côté est. La plateforme de la motte n’est pas aujourd’hui accessible pour des raisons de sécurité. Cette fortification de terre est associée à un enclos (ou basse-cour) de plan quadrangulaire irrégulier mesurant 94 m de long (axe est/ouest) sur 78 m de large (axe nord/sud). La superficie utile de la basse-cour atteint 2765 m².

La motte a fait l’objet de recherches archéologiques depuis 2018 dirigées par Nicolas Guinaudeau (société ACTER archéologie)[61]. Les investigations ont porté à la fois sur la plateforme et la basse-cour. Les sondages ont permis de repérer un petit fossé pour la basse-cour (3,64 m de large pour 1,36 m de profondeur) et celui plus important de la motte. Ce dernier mesurait 10,25 m de largeur sur 3,20 m de profondeur. Le fossé est comblé définitivement au XVIIe siècle. L’arasement du terrain dans la basse-cour a fait disparaître toute trace d’aménagement.

La plateforme sommitale a fait l‘objet de plusieurs interventions en 2022, 2024 et 2025[62]. Alors que souvent, ces sommets de motte sont arrasés et les vestiges ont disparus, ici la destruction des bâtiments a créé une couche de terre de plus de 1 m d’épaisseur qui a, au final, protégé les vestiges. Dans d’état actuel des connaissances, les différents sols de terre de la plateforme sur le quel sont disposés des soles foyères (au moins 3). Le tout semble organisé dans un grand bâtiment (au plan encore inconnu) élevé en terre crue (mur de 2,40 m de large) conservé sur environ 50 cm de hauteur. Il s’agit a priori d’un grand bâtiment élitaire, dont la technique de construction précise n’est pas encore déterminée (bauge, pisé…). Cet ensemble daterait d’un large XIIe siècle.

L’occupation semble se poursuivre dans le courant du XIIIe siècle, l'espace élitaire a glissé vers une autre partie du site et la motte n’est plus occupée.

La motte de Sainte-Christie-d’Armagnac n’apparaît pas dans la documentation écrite médiévale avant le livre de reconnaissances de 1500[63]. Elle est alors entourée d’un fossé qui est désigné comme « barat » ou « fossat de la mota ». Ce fossé apparaît en confront de quatre maisons du faubourg et de quatre pièces de terre ou vignes situées. Un jardin se trouve dans le fossé : « Item un cazau situat en lo barat de la mota ». Il n’y a plus aucun élément bâti. Cet espace paraît totalement occupé par des vignes, des pièces de terre ou des jardins. Il semble que la motte elle-même soit occupée par quatre vignes et un jardin. En 1670, elle est alors occupée en totalité par un jardin appartenant au seigneur[64].

Motte de Sainte-Christie-d'Armagnac (N. Guinaudeau SARL ACTER)
  • Château en brique ruiné ;
  • Moulin à vent ruiné ;
  • Tumulus.

Personnalités liées à la commune

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  2. ↑ Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].
  3. ↑ Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. ↑ Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  7. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  8. ↑ Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. ↑ Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. ↑ L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. ↑ Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[57].
  • Cartes
  1. ↑ « Réseau hydrographique de Sainte-Christie-d'Armagnac » sur cartes.gouv.fr (consulté le 11 décembre 2021).
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  3. ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  4. ↑ Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. ↑ « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. ↑ « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  5. ↑ « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Sainte-Christie-d'Armagnac » (consulté le ).
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  13. ↑ « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  14. ↑ « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Sainte-Christie-d'Armagnac » (consulté le ).
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Autres sources

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