Salfo-Albert Balima
Salfo-Albert Balima, né le à Tenkodogo et mort le à Bordeaux, est un avocat et écrivain burkinabè.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Salfo Albert Daniel Balima |
| Nationalité | |
| Activité |
Haut fonctionnaire, diplomate, écrivain |
| Conjoint |
Mildred N. Grimes (m. 1962–?) Minori Fujiwara (m. 1997) |
| Enfants |
4 (Cécile, Madeleine, Jean, Alexandre) |
| Distinction |
Chevalier de l'ordre national du Mérite Commandeur de l'ordre national de Haute-Volta Commandeur de l'ordre national de Mauritanie |
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Biographie
modifierFamille et formation
modifierSalfo-Albert Balima naît le à Tenkodogo en Haute-Volta. Fils de Tengandé Balima et de Madeleine Penndo Koudougou, il fait ses études à Orange, puis au Lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan et enfin à la faculté de droit de Bordeaux, faculté de droit de Paris puis à la faculté des lettres de Paris[1],[2].
Il est titulaire d'une licence en droit, de certificats d'études supérieures en lettres et en droit, et est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Il est également breveté de l'École nationale de la France d'outre-mer[2].
Le 28 février 1962, il épouse en premières noces Mildred N. Grimes, avec qui il a quatre enfants : Cécile, Madeleine, Jean et Alexandre. Le 18 octobre 1997, il se marie en secondes noces avec Minori Fujiwara[2].
Carrière
modifierAu lendemain de l'indépendance de la République de Haute-Volta, Salfo Albert Balima intègre l'appareil d'État et exerce d'importantes responsabilités diplomatiques et administratives. De 1960 à 1961, il occupe le poste de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, avant d'être nommé secrétaire général du Conseil des ministres en 1961. De 1961 à 1963, il élargit ses compétences à l'échelle régionale en assurant le secrétariat général du pacte de défense de l'Union africaine et malgache[1],[2],[3].
De retour à l'administration nationale, il est nommé en 1963 directeur du travail, de la main-d'œuvre et de la formation professionnelle au sein du ministère du Travail à Ouagadougou, fonction qu'il exerce jusqu'en 1965. Plus tard, entre 1973 et 1977, il revient au service direct de l'État voltaïque en qualité de conseiller économique du président de la République[1],[2].
Sa carrière prend une orientation internationale à partir de 1965 lorsqu'il rejoint l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York, où il sert pendant cinq ans comme membre du cabinet politique du secrétaire général. Par la suite, il est affecté sur le terrain en tant que représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Bangui, en République centrafricaine, poste qu'il occupe de 1971 à 1973[1],[2].
De 1977 à 1984, il dirige l'École internationale de Bordeaux. À partir de 1984, il poursuit son parcours professionnel en devenant consultant indépendant[2],[3].
Auteur de plusieurs ouvrages portant sur la sociologie, l'histoire et les coutumes de son pays, il adhère en 1974 à l'Association des écrivains de langue française. En 1990, sa contribution intellectuelle est reconnue par son élection en tant que membre associé de l'Académie des sciences d'outre-mer, ainsi que par son intégration à la Société des Amis de cette institution[1],[2],[3].
Il meurt le à Bordeaux[4] des suites d'une insuffisance cardiaque[5],[6].
Œuvres
modifier- Recueil de proverbes africains, 1956.
- Les Africains à Moscou, 1957.
- Le Problème social en Haute-Volta, 1960.
- Le Problème des travailleurs migrants en Haute-Volta, 1960.
- L'Organisation de l'Empire Mossi, 1964.
- Genèse de la Haute-Volta, 1970.
- Légendes et histoire des peuples du Burkina Faso, 1997.
- Les Tribulations d'un Blanc au service des Noirs : le colonel Dorange au Burkina Faso, 2002.
Distinctions
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Chevalier de l'ordre national du Mérite (France).- Commandeur de l'ordre national du Burkina Faso (Haute-Volta).
- Commandeur de l'ordre national de la République islamique de Mauritanie.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Lawrence A. Rupley, Lamissa Bangali et Boureima Diamitani, Historical dictionary of Burkina Faso, Scarecrow Press, coll. « African historical dictionaries », (ISBN 978-0-8108-6770-3), p. 20
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Biographie de Salfo Balima, Fonctionnaire international (E.R.) », sur www.whoswho.fr (consulté le )
- 1 2 3 « CTHS - BALIMA Salfo Albert », sur cths.fr (consulté le )
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- ↑ « Personnes | Africultures : Balima Albert », sur Africultures (consulté le )
- ↑ « Décès de Salfo-Albert Balima - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :