Salimata Lam

défenseuse mauritanienne des droits de l'homme

Salimata Lam est une défenseure des droits humains mauritanienne, engagée contre l’esclavage contemporain et les pratiques assimilées en Mauritanie. Elle occupe le poste de coordinatrice nationale de l’organisation non gouvernementale S.O.S. Esclaves, qui milite pour l’abolition effective de l’esclavage et la protection des victimes de discriminations sociales.

Engagement dans les droits humains

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Lam est la coordonnatrice de S. O. S. Esclaves, une organisation non gouvernementale fondée en 1995 par l'avocat mauritanien Boubacar Ould Messaoud, pour aborder la question de l'esclavage moderne. L'organisation de Lam s'oppose également aux mariages forcés. Dans ses fonctions, elle coordonne des programmes d’assistance aux victimes et participe à des actions de plaidoyer auprès des autorités nationales et des organisations internationales afin de renforcer l’application des lois de lutte contre l’esclavage en Mauritanie[1],[2].

Contexte et lutte contre l’esclavage en Mauritanie

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En , les efforts des organisations de lutte contre l'esclavage, y compris S O S Esclaves, ont abouti à l'établissement de lois en Mauritanie, qui prévoient des peines de prison pour les délinquants de dix à vingt ans, ainsi que la criminalisation de l'acte de mariages forcés[3]. En 2015, lors d'un entretien avec Al Jazeera, cependant, Lam a indiqué que, malgré la présence de ces modifications dans la constitution,« un seul possesseur d'esclaves a réellement été poursuivi en justice pour possession d'esclaves »[4].

Déclarations publiques et plaidoyer

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Salimata Lam intervient régulièrement dans des forums nationaux et internationaux consacrés aux droits humains. Elle y met en avant les difficultés liées à l’application des lois existantes et insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des victimes ainsi que ceux des défenseurs des droits humains[5].

Nomination

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En 2017, Lam a été nommée pour le prix de la Nouvelle Femme Africaine dans la Société Civile, mais c'est Theresa Kachindamoto du Malawi qui l'a reçu[6].

Notes et références

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  1. chezvlane, « Salimata Lam, coordinatrice des programmes à SOS-Esclaves : ‘’ Taazour aurait dû être la main de l’État mettant en œuvre de grandes actions d’éradication de l’esclavage’ », sur chezvlane (consulté le )
  2. (en) « HRC40 – Minority Forum: SOS Esclaves’ statement on statelessness in Mauritania », Blog, (lire en ligne, consulté le )
  3. « MRG et SOS-Esclaves réagissent à l’adoption du rapport final de l’EPU de la Mauritanie », Blog, (lire en ligne, consulté le )
  4. « Meet the woman freeing Mauritania's slaves », Al Jazeera (consulté le )
  5. Boolumbal Boolumbal, « Campagne de plaidoyer pour les femmes hratine », sur boolumbal.org (consulté le )
  6. « Kachindamoto wins », Malawi 24, (lire en ligne)

Liens externes

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