San Miniato
San Miniato est une ville italienne de la province de Pise dans la région de Toscane (Italie). Elle se situe entre les fleuves Arno et Elsa.
| San Miniato | |
Vue sur San Miniato. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Simone Giglioli 2019 |
| Code postal | 56028 |
| Code ISTAT | 050032 |
| Code cadastral | I046 |
| Préfixe tél. | 0571 |
| Démographie | |
| Gentilé | Samminiatesi |
| Population | 27 769 hab.[1] (2026) |
| Densité | 271 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 43° 40′ 59″ nord, 10° 51′ 00″ est |
| Altitude | Min. 140 m Max. 140 m |
| Superficie | 10 260 ha = 102,6 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Genesio |
| Fête patronale | 25 août |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Pise. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Géographie
modifierLe noyau historique de la ville s'étend sur trois collines qui bordent l'Arno, à 140 mètres au-dessus du niveau de la mer. San Miniato est un bon emplacement pour le contrôle des routes et des rivières de la région depuis l'Antiquité (découverte de poteries datées de l'âge de bronze) grâce à sa position en hauteur. Le centre-ville a changé au cours du temps pour se retrouver en bas de la colline, où se trouve actuellement le centre industriel moderne. Sur la colline a subsisté la partie ancienne du village, qui a été ainsi préservée. La ville concentre une activité liée au tourisme et à la culture de la vigne et des oliviers[3].
Balconevisi, Borghigiana, Bucciano, Canneto, Casastrada, Catena, Cigoli, Corazzano, Cusignano, Genovini, Isola, Molino d'Egola, Palagio, Ponte a Egola, Ponte a Elsa, Roffia, San Donato, San Miniato Basso, San Miniato Stazione, San Quintino, San Romano, Scala, La Serra, Stibbio, Volpaio
Communes limitrophes
modifierHistoire
modifierAntiquité
modifierOn peut dire que les origines de San Miniato remontent à l'époque romaine et étrusque car on a retrouvé en 1998 des fragments de poteries et des outils en pierre dans une villa de Ponte Egola, un hameau de la commune de San Miniato, datant de cette époque. La découverte d'une nécropole (groupement de sépultures qui était séparé des lieux de cultes) étrusque. On y a retrouvé une présence importante d'artéfacts, datant du Ier siècle av. J.-C. Non loin de San Miniato, à Montecalenne, a été retrouvée la tête d'un empereur avec des traces de mosaïques.
Vers la fin de l'Empire romain, la commune de San Miniato, à cette époque appelée Castello, est abandonnée. Les anciens habitants de San Miniato s'installent dans la ville de San Genesio, une petite commune située dans le nord de l'Italie, dans la région de Trentin-Haut-Adige.
Moyen Âge
modifierLes Lombards établissent au VIIIe siècle une église dédiée au saint martyr Miniatus. Au Moyen Âge, le village est mentionné comme San Miniato al Tedesco (San Miniato de l'Allemand). L'empereur Othon Ier de Germanie fait construire en 962 un château pour abriter ses aumôniers impériaux. Des empereurs germaniques y séjournent.
Quelques centaines d'années plus tard, au XIIe siècle, la célèbre tour de Mathilde est construite, tour qui sera plus tard utilisée comme clocher de la cathédrale.
En 1313, San Miniato perd plusieurs territoires conquis par Pise. En 1317, San Miniato se charge de récupérer ses territoires, à la suite d'un traité de paix conclu avec les autres communautés de la Toscane. Cependant, en 1347, San Miniato est placé sous la domination directe de Florence, domination qui, vingt ans plus tard, n'est plus acceptée par San Miniato. Après quelques années de conflit, en 1370 - précisément le - San Miniato signe la paix avec Florence et adopte ainsi le calendrier florentin, afin de remplacer le pisan (calendrier de Pise). À la suite de cette réconciliation, la ville décide de changer de nom et de s'appeler San Miniato de Fiorentino, pour ensuite se nommer simplement San Miniato.
XIXe siècle
modifierDans les premières années du XIXe siècle, San Miniato perd son importance parce que la route entre Florence et Pise est devenue secondaire, à cause d'une épidémie de fièvre typhoïde qui frappe toute la Toscane.
En 1843, San Miniato rend hommage à Léopold II de Toscane, né le à Florence et mort le à Rome, avant-dernier Grand Duc de Toscane et dernier duc souverain, par une statue de marbre qui se trouve sur la place Bonaparte[4]. En 1847, la construction de la gare de San Miniato-Fucecchio, favorise le développement de la ville dans la plaine. En 1848, San Miniato a démontré sa fidélité au Grand-Duché de Toscane, qui est un État indépendant de 1569 à 1859, sous la dynastie des Médicis et des Habsbourg-Lorraine, au cours de la première guerre d'indépendance italienne.
Napoléon Bonaparte visite deux fois San Miniato. La première fois, pour obtenir le certificat de noblesse de sa famille parce qu'il a un aïeul paternel. En effet, il a de lointaines origines à San Miniato. Le certificat lui a été nécessaire pour pouvoir accéder à l'académie militaire française. La deuxième fois qu'il y est allé, c'est au cours de la campagne d'Italie pour rencontrer le dernier de la famille, le chanoine Buonaparte. En 1860, San Miniato donne sa contribution à la guerre d'Indépendance, elle est devenue une partie du royaume de Sardaigne.
Seconde Guerre mondiale
modifierAu XXe siècle, pour la ville, la Seconde Guerre mondiale représente l'une des pages les plus obscures et dramatiques. Les bombardements sur le chemin de fer de Florence-Pise ont fait beaucoup de dégâts et de morts à San Miniato. L'occupation allemande après le a été marquée par un événement célèbre et triste, le massacre du Dôme de San Miniato. La ville est bombardée dans la matinée par l'artillerie américaine. La rosace de la cathédrale a explosé à l'intérieur de l'allée de droite. 55 personnes ont été tuées, une centaine blessée, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Dans les années qui suivent, un doute plane sur l’origine de l’obus. Il semble maintenant que l'obus était américain,[réf. nécessaire] et non pas allemand comme on le pensait alors. Une plaque dans la nef droite de la cathédrale est placée en mémoire de ce massacre. Les frères Paolo et Vittorio Taviani, tous deux nés à San Miniato, s’inspirent de cet événement pour la réalisation en 1954 d'un film documentaire, San Miniato en juillet 44, et en 1982 pour leur film le plus célèbre, La Nuit de San Lorenzo, tourné en partie dans la ville et la campagne alentour. Les nazis en retraite sont également responsables de la destruction le de la tour Rocca, tour en briques rouges, dernier vestige du château, construit au XIIIe siècle par Frédéric II de Hohenstaufen.
Monuments
modifierArchitecture religieuse
modifierC'est l'édifice le plus important de la ville, le principal lieu de culte catholique, construit au XIIe siècle à l'emplacement d'une ancienne construction. En 1194, elle est citée dans une bulle du pape Célestin III, où il rappelle la dépendance de la paroisse à la piève de San Genesio (site archéologique de Vico Wallari). En 1248, après la destruction du bourg de San Genesio, elle devient elle-même une piève gardant le nom de San Genesio. L'édifice est restructuré, avec une façade décorée de céramiques et intégrant des éléments en marbre. La tour-clocher, dite tour de Mathilde, qui servait militairement a été associée à la cathédrale en 1489.
Églises
modifier- Chiesa dei Santi Stefano et Michele
- Chiesa della Santissima Annunziata
- Chiesa di Santa Caterina
- Chiesa della Pietro à Balconevisi
- Chiesa dei Santi Jacopo et Lucia (ou San Domenico)
- Chiesa della Santissima Trinità
- Chiesa del Santissimo Crocifisso
- Chiesa di San Francesco
Dans les villages et hameaux
- Paroisse San Giovanni Battista, à Cigoli
- Paroisse San Giovanni Battista, à Corazzano
- Chiesa di San Donato, à Isola
- Chiesa di San Pietro alle Fonti, à La Scala
- Chiesa dei Santi Regolo et Lucia, à La Serra
- Chiesa di San Germano, à Moriolo
- Chiesa di Sacro Cuore, à Ponte a Egola
- Chiesa dei Santi Filippo e Giacomo, à Ponte a Elsa
- Chiesa di San Michele Arcangelo, à Roffia
- Chiesa di San Quintino, à San Donato
- Chiesa dei Santi Martino e Stefano, à San Miniato Basso
- Chiesa di San Bartolomeo Apostolo, à Stibbio
- Chiesa di Santa Lucia, à Calenzano
- Chiesa dei Santi Ippolito e Cassiano, à Marzana
- Chiesa di San Michele Arcangelo, à Montorzo
- Chiesa di San Lorenzo Martire, à Nocicchio
- Chiesa del Santissimo Crocifisso
- Chiesa di San Domenico (Chiesa dei Santi Jacopo e Lucia)
- Chiesa di San Paolo (Monastero delle Clarisse)
- Chiesa di San Regolo, à Bucciano
- Chiesa di Nostra Signora di Fatima e Santa Eurosia, à Corazzano
- Chiesa di Santa Lucia, à Cusignano
- Chiesa del Santissimo Salvatore, à La Scala
- Chiesa di San Giorgio Martire, à Canneto
- Chiesa di Santa Lucia, à Montebicchieri
- Chiesa di Nostre Signore Gesù Cristo, à San Miniato Basso
Chapelles
modifier- Chapelle San Genesio
- Chapelle Madonna di Loreto (il Loretino)
- Chapelle l'Assunta e di San Giovanni Battista (cappella del palazzo Vescovile)
- Oratoire Santi Sebastiano e Rocco
- Oratoire Santa Maria al Fortino
- Oratoire Sant'Jacopo in Sant'Albino, à Molino d'Egola
- Oratoire San Matteo, à Moriolo
- Oratoire San Lazzaro, à Ponte a Elsa
Abbayes, couvents, sanctuaires
modifier- Abbaye Santa Gonda, à Catena
- Sanctuaire Madre dei Bambini, à Cigoli[5]
- Couvent Santa Chiara
Architecture civile
modifierArchitecture militaire
modifier- Rocca di Federico II
Site archéologique
modifier- San Genesio
Culture
modifierL'office du tourisme se trouve sur la piazza del Popolo.
La cité possède un important patrimoine artistique sous l'appellation de "Sistema Museale San Miniato" qui regroupe un ensemble de musées comme : le musée diocésain d'art sacré, l'oratoire de la Miséricorde, le musée de Sainte-Claire, le musée archéologique, l'oratoire du Loretino l'Académie des Euteleti. Les musées de San Miniato forment un ensemble de 8 lieux culturels, que l’on peut visiter grâce à des billets cumulés.
La Via Angelica est un ancien sentier historique et un espace muséal unique. À l'origine, il permettait aux paysans venant de la campagne de rejoindre directement le centre historique fortifié de la ville. Son parcours longe la paroi droite de l'église San Domenico (ou des Santi Iacopo e Lucia) où trois salles sont situées sous l'église, ornées de magnifiques fresques datant du XIVe au XVIIIe siècle. On y trouve notamment des décors médiévaux (dont une œuvre attribuée à Jacopo di Cione), ainsi que l'oratoire de Sant'Urbano et la chapelle de San Pietro Martire.
Une tour de briques rouges, appelée Rocca Federiciana, est le dernier vestige d'un château élevé par l'empereur Frédéric II.
Économie
modifierAprès la Seconde guerre mondiale, la reconstruction de la ville a été lente et laborieuse. En 1958, un grand nombre d'industries de cuir sont créées, jusque dans les villages de Ponte a Elsa et San Miniato Basso. Même si ces villages sont agricoles, ils se sont développés avec de petites entreprises et des fabrications artisanales. San Miniato Basso s’est développée grâce à la présence de la gare de San Miniato, sur la ligne Florence-Pise-Livourne.
Aujourd'hui,San Miniato est l'un des centres les plus importants de la partie basse du Valdarno, son économie provient essentiellement du tourisme, de l'industrie du cuir et de l'industrie du bronze (Cassadi Risparmio di San Miniato). La ville est en constante expansion démographique grâce au développement des villages placés sur la route de Tosco Romagnola et grâce aux flux migratoires en provenance de pays extérieurs à l'Union Européenne. Grâce aux zones plates de San Miniato, de nouveaux logements et de nouvelles entreprises commerciales et manufacturières sont construits.
La truffe blanche a été fêtée la première fois à San Miniato le , place du Dôme. Au fur et à mesure des années, le festival s'est de plus en plus agrandi, pour devenir aujourd'hui une exposition de niveau international. Cette fête s'appelle la Mostra Mercato Nazionale del Tartufo Bianco. San Miniato détient le record de la plus grosse truffe blanche jamais ramassée, elle pesait 2,520 kg. La production de truffe blanche de San Miniato est estimée à environ 100 quintaux, un cinquième de la production nationale[6].
Société
modifierPopulation au [7] :
| Hommes | Femmes | Total |
|---|---|---|
| 13 594 | 14 175 | 27 769 |
| Statut civil | Célibataire | Marié(e) | Divorcé(e) | Veuf(ve) | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Nb d'habitants de San Miniato | 12 025 | 13 060 | 818 | 1866 | 27 769 |
Administration
modifierJumelages
modifierGalerie
modifierVue aérienne du centre historique. Une partie de la ville basse. La tour Rocca Federiciana. La cathédrale. Porta Urbica. Ruelle reliant la ville basse au centre historique. La salle des Vertus du palais communal. Une rue du centre avec le palais Roffia (à gauche) Le palais Grifoni.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (it) Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Notes et références
modifier- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « San Miniato: Clima e Dati Geografici » (consulté le ).
- ↑ (it) « Leopòldo II granduca di Toscana », sur treccani.it (consulté le ).
- ↑ (it) Santuario Madre dei Bimbi
- ↑ (it) « Il tartufo bianco », sur sanminiatopromozione.it (consulté le ).
- ↑ (it) San Miniato, Bilancio demografico mensile anno 2026 (dati provvisori), ISTAT.