Sanctuaire du Saint-Sacrement
Le sanctuaire du Saint-Sacrement est un sanctuaire catholique du diocèse de Montréal dont l'animation spirituelle a été confiée aux fraternités monastiques de Jérusalem. Il a été construit en 1890 par les pères du Saint-Sacrement. Il est situé au 500, avenue du Mont-Royal, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal à Montréal.
| Sanctuaire du Saint-Sacrement | |
Sanctuaire du Saint-Sacrement | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Dédicataire | Saint Sacrement |
| Type | Couvent |
| Rattachement | Archidiocèse de Montréal |
| Début de la construction | 1892 |
| Fin des travaux | 1892 |
| Protection | Immeuble patrimonial classé (1979) Aire de protection (1984) |
| Site web | Fraternités Monastiques de Jérusalem à Montréal |
| Géographie | |
| Pays | |
| Provinces | |
| Région administrative | Montréal |
| Municipalité régionale de comté | Montréal |
| Ville | Montréal |
| Coordonnées | 45° 31′ 30″ nord, 73° 34′ 53″ ouest |
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Histoire
modifierLe sanctuaire a été fondé par les pères Albert Tesnières et Eugène Prévost. Il a été soutenu dès le départ par Mgr Édouard-Charles Fabre. Il est dédié à l'exposition et à l'adoration perpétuelle du Très-Saint-Sacrement. Bâti par l'architecte Jean-Zéphirin Resther, il est initialement nommé en l'honneur de saint Pierre-Julien Eymard.
En 1901, plusieurs verrières sont installées par l'architecte Delphis-Alphonse Beaulieu et le sanctuaire est inauguré en 1908. Le sanctuaire accueille le congrès eucharistique de Montréal en 1910. En 1914, une statue dédiée à Notre-Dame du Saint-Sacrement est réalisée à Rome par Antonio Galli.
En 1915, un maître-autel, des tableaux et des décorations de Toussaint-Xénophon Renaud, Georges Delfosse et Henri Perdriau sont ajoutés et l'orgue Casavant est agrandi. Le sanctuaire acquiert le statut de paroisse en 1926. Il est réaménagé par Narcisse Poirier en 1937.
En 1979, il obtient le statut de monument historique. Des dommages importants surviennent à la suite d'un incendie en 1982. Il est toutefois réparé l'année suivante en 1983. Les pères du Saint-Sacrement laissent le bâtiment à l'évêché en 2000.
Description
modifierLa façade de l'ensemble du sanctuaire mesure 60 m. Le clocher lui-même s'élève à 33 m. L'entrée donne accès à deux escaliers menant à la chapelle supérieure et contournant la crypte (chapelle inférieure) en contrebas.
La chapelle est une construction rectangulaire à trois nefs. La haute nef à huit travées est couverte d'un toit en charpente lambrissée. Elle part de l'entrée principale et se termine par un grand arc triomphal ouvrant sur le chœur et l'abside semi-circulaire. Deux tribunes sont aménagées au-dessus des nefs latérales. La galerie inférieure est soutenue par des colonnes de bois peint à chapiteaux de type corinthien ornées d'une unique couronne de feuilles d'acanthe.
Les dimensions de la chapelle à l'intérieur, sont de 14 × 16 × 43 m.
Le maître-autel qui occupe le fond de l'abside date de 1915. Il est réalisé par les Studios Dapatro Rigali de Chicago. L'inscription Adoremus in aeternum orne la frise de l'entablement.
Les confessionnaux de bois sculpté, encastrés dans les murs, font saillie au dehors du bâtiment pour dégager les nefs latérales.
Décoration intérieure
modifierTous les éléments du décor intérieur ont un lien avec le sacrement de l'Eucharistie. Le plafond est l'œuvre de Georges Delfosse. Y sont représentées quatre scènes de la vie de Jésus : l'Adoration des mages, les Noces de Cana, la Multiplication des pains et la Cène. Toujours de la main de Delfosse, les saints suivants sont peints sur fond doré : Jean-Marie Vianney, Julienne Falconieri, Alphonse de Liguori, Julienne de Cornillon, Pascal Baylon, Marguerite-Marie Alacoque, Thomas d'Aquin, Bienheureuse Ève, Norbert, Claire d'Assise, Jean Eudes, Rose de Lima.
Huit vitraux occupent les fenêtres des bas-côtés et la première tribune. Ceux des bas-côtés sont d'Henri Perdriau et ceux du jubé de Delphis-Adolphe Beaulieu. Ces vitraux représentent des scènes évangéliques. À l'est : la Naissance de Jésus, la Cène, les disciples d'Emmaüs et la Communion de Marie. Du côté ouest : la communion de saint Tharsicius dans les catacombes, la vision de sainte Julienne de Cornillon, l'apparition de Jésus à Marguerite-Marie Alacoque et le Pape Pie-X donnant la communion aux petits enfants. Dans chaque vitrail, des anges invitent à la louange des psaumes l'Ave Verum et du Laudate Dominum.
Au plafond des deux nefs latérales et du premier jubé, seize médaillons représentent des saints et des saintes vénérés particulièrement dans la congrégation des Pères du Très-Saint-Sacrement. Ces peintures de Narcisse Poirier sont réalisées en 1937.
À l'avant, de chaque côté du choeur, une statue représente saint Joseph portant l'enfant et l'autre Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement. Cette dernière réalisée en marbre de Carrare est de la main d'Antonio Galli en 1914.
La majeure partie de la chapelle est orné par Toussaint-Xénophon Renaud en 1915[1].
L'orgue
modifierInstallées en 1894, les orgues Casavant sont agrandies en 1915. D'une largeur totale d'un peu plus de 9 m, le buffet de bois naturel occupe toute la largeur de la nef et comportent 42 jeux.
Galerie
modifierRéférences
modifier- ↑ « Sanctuaire du Saint-Sacrement - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )