Sandra Ávila Beltrán

narcotrafficante mexicaine

Sandra Ávila Beltrán, née le en Basse-Californie, est une baronne de la drogue mexicaine et une des dirigeantes du cartel Beltrán Leyva. Elle est née dans une famille de trafiquants de drogues dans l'État du Sinaloa. Elle est surnommée La Reina del Pacífico (la reine du Pacifique) par les médias. Elle est arrêtée en 2008 et inculpée de crime organisé, de blanchiment d'argent et pour avoir mené un trafic de drogue.

Sandra Ávila Beltrán
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Nationalité
Activité

Biographie

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Enfance dans une famille liée au narcotraffic

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Sandra Ávila Beltrán nait le en Basse-Californie dans une famille liée au narcotrafic. Ses parents sont Alfonso Ávila Quintero et María Luisa Beltrán Félix. Alfonso Ávila Quintero tient des quinquailleries et s'adonne aussi au trafic de drogue[1]. Il fait partie de la famille de Rafael Caro Quintero, chef du Cartel de Guadalajara[2]. Sa famille est également proche du cartel Beltrán Leyva[3].

On la présente parfois comme la nièce de Miguel Ángel Félix Gallardo[4], connu comme le parrain mexicain du trafic de drogue et le chef du cartel de Guadaljara[5.1], mais ceci a été démenti par ce dernier dans une lettre de 2009[6]. Elle serait aussi la petite nièce de Juan José Quintero Payán, membre du cartel de Juárez quand il était dirigé par Amado Carrillo Fuentes. Juan José Quintero Payán est extradé aux États-Unis pour son implication dans le narcotrafic[7].

Carrière dans le narcotrafic

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Ses liens familiaux sont d'une importance cruciale dans le développement de sa carrière de narcotrafficante, notamment ses liens avec le clan Beltrán Leyva, qui chapeaute alors la fédération du cartel de Sinaloa[8]. La famille Beltran du côté de la mère de Sandra Beltran était impliquée dans le trafic d'héroïne dans les années 1970 et s'est par la suite diversifiée dans le trafic de la cocaïne[9].

Sandra Avilla Beltran est une narcotrafiquante de la troisième génération dans sa famille[10]. Selon la DEA, elle emploie les mêmes tactiques violentes d'intimidation que les cartels auxquels elle appartient[7].

Elle a été mariée deux fois, et ses deux maris étaient des ex-commandants policiers devenus trafiquants. Les deux ont été exécutés par des tueurs à gages. José Luis Fuentes Jiménez, ancien commandant de la police fédérale au Mexique était connu sous le nom d'« El Comandante Fuentes » et le couple a eu un fils. Il est assassiné en 1992. Le suivant, Rodolfo López Amavizca, surnommé « El Nito Amavizca » était le commandant de l'institut national pour le combat contre la drogue. Corrompu et affilié au cartel Beltran Leyva Il est assassiné en 2000 dans un hôpital à Hermosillo, la capitale de l'état de Sonora[11]. Le fils de ce dernier est lui-même arrêté pour trafic de drogue en 2016[12],

La police explique l'ascension originelle au pouvoir de Sandra Ávila Beltrán dans le monde de la drogue par sa relation avec Juan Diego Espinoza Ramírez, surnommé El Tigre (le tigre), une importante figure du Cartel del Norte del Valle en Colombie[4].

Arrestation avec El Tigre en 2007

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Enquête Macel

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Ávila Beltrán vivait discrètement à Guadalajara, Jalisco, et Hermosillo, jusqu'à ce que la police trouve plus de neuf tonnes de cocaïne à bord du thonier Macel dans le port de Manzanillo (Colima) sur le Pacifique le . Une enquête est alors ouverte qui remonte de la cargaison jusqu'à elle et son amant Juan Diego Espinoza Ramírez. L'opération de police menant à son arrestation est nommée opération Macel[7]. L'enquête Macel, qui se déroule simultanément à Jalisco, Mexico et dans le Sinaloa, détermine aussi que Sandra Beltran est liée à l'affaire qui a abouti à la saisie de 1 475 950 dollars le à Mexico, transportés par une femme nommée Liliana Bustamante Trujillo qui cherchait à se rendre en Colombie[13].

El Tigre

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Juan Diego Espinosa Ramírez ou El Tigre est le deuxième dirigeant le plus important du cartel du Norte del Valle de Colombie. Son père Conrado Espinoza, a mené une guerre contre des clans rivaux à Bogota pour le contrôle du trafic de la drogue à Miami et New York Bogota en 1978[14]. Son frère Diego Montoya, « Don Diego » était le chef du cartel du Norte del Valle lorsque les cartels de Cali et de Medellín ont perdu le pouvoir[14].

Juan Diego Espinosa Ramírez est né à Barranquilla, en Colombie. Il a fait transiter plus de 500 tonnes de cocaïne aux États-Unis de 1990 à 2004[14]. Il devient le numéro 2 du cartel du Norte del Valle et établit des liens avec Ismael Zambada García « El Mayo » , Juan José Esparragoza, alias « El Azul », Vicente Carrillo Fuentes, les frères Beltrán Leyva et Joaquín « El Chapo » Guzmán[14].

Rôle dans le cartel de Sinaloa

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Sandra Avila Beltran est considérée à ce moment comme une des dirigeantes importantes du cartel, en charge des relations publiques pour Ismael Zambada « el Mayo » du cartel de Sinaloa dirigé par Joaquín Guzmán et supervisant la logistique du transport de cocaïne en provenance de la Colombie[4],[7]. Elle serait la principale opératrice financière d'une« fédération » composée du cartel du nord du Valle colombien)aux cartels de Juarez et de Sinaloa du Mexique[15].

Avec Juan Diego Espinosa Ramírez elle établit des deals avec les narcotrafiquants colombiens dans la fin des années 1990. Elle prend le contrôle des transports de cocaïne entre le cartel de Norte del Valle en Colombie et ls ports mexicains, ce qui lui vaudra le surnom de Reine du pacifique[11]. Dans le même temps elle fonde plusieurs entreprises légales mais suspectées de blanchir de l'argent : des salon de bronzage et des investissements immobiliers[11].

Les rapports de police soulignent aussi ses liens avec Diego León Montoya Sánchez (en), qui est arrêté le en Colombie et identifié comme le chef du cartel du Norte del Vallet[7].

Enlèvement de son fils en 2002

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Six mois après la saisie de cocaïne sur le thonier Macel, le fils adolescent de Sandra Avilla Beltran est kidnappé et les ravisseurs demandent une rançon de 5 millions de dollars. Paniquée, elle contacte les forces de l’ordre, mais ces dernières commencent à suspecter que sa fortune provienne du trafic de drogue et commencent à enquêter. Elle se retrouve en cavale à partir de ce moment[11].

La police parvient à établir que Sandra Avila est domiciliée à San Jerónimo sous le nom de Daniela García Chávez. Elle est arrêtée le à Mexico. après avoir reçu un soin esthétique alors qu'elle se trouve seule à bord de sa BMW[7], et son arrestation est fortement médiatisée[16] suite au programme antidrogue lancé par le président mexicain Felipe Calderón[3]. Dans un enregistrement de son interrogatoire avec la police, elle se décrit comme une femme au foyer qui se fait un peu d'argent en vendant des vêtements et des maisons. Interrogée sur la raison de son arrestation, elle répond avec nonchalance : « À cause d'un ordre d'extradition vers les États-Unis. »[7].

Jugement et extradition aux États-Unis

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Suite à son arrestation elle est condamnée au Mexique et aux États-Unis pour blanchiment d'argent, mais la justice n'a jamais pu établir sa culpabilité dans le trafic de cocaïne entre Colombie, Mexique et les États-Unis[17],[18].

Contexte de la médiatisation des « reines de la cocaïne »

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Jennifer Fleetwood indique qu'il y a eu dans les années 2000 un changement dans la façon dont les femmes narcotrafiquantes étaient décrites dans la presse : d'une focalisation sur leur rôle de « mules » exploitées chargées de transporter la drogue, la presse a commencé à décrire des « reines de la cocaïne » arguant que l'émancipation féminine observée dans la société s'était étendue au monde criminel. Des médias qu'elle qualifie de misogynes les ont décrites comme des femmes lascives, utilisant leur séduction pour parvenir à leurs fins, à travers des cas comme for Sandra Avila Beltran pour le Mexique ou Angie Sanclemente Valencia pour la Colombie. Fleetwood indique que pour satisfaire à un principe d'égalité les peines appliquées au femmes ont ensuite été durcies notamment au cours de la guerre de la drogue au Mexique. Fleetwood remarque que l'acquittement de Sandra Avila Beltran n'a que très peu été couvert par la presse, contrairement à son arrestation et la fabrication du mythe de la « reine du Pacifique ». Fleetwood indique qu'historiquement les femmes ont marginalement été présentes dans le trafic de drogue, et qu'avec la croissance du trafic on trouve de plus en plus de femmes incarcérées pour trafic de drogue, mais qu'aucune recherche académique ne prouve qu'elles ont accédé davantage à des postes de pouvoir dans le crime organisé comme la presse l'a souligné. Par contre elle ont été de plus en plus sévèrement punies à tous les échelons du narcotrafic, ce qui pose la question de l'impact de la guerre de la drogue sur la condition féminine. Fleetwood interprète la création du mythe des soi-disant reines de la coke comme forme spécifique du backlash anti-féministe en œuvre depuis les années 2000, rendant l'émancipation féminine et le féminisme en quelque sorte responsables de l'entrée des femmes dans le monde du crime organisé. D'autres recherches académiques ont évoqué une « pseudo émancipation ». Ces interprétations antiféministes s'accompagnent de discours xénophobes propos du crime organisé et de l'immigration[19].

Le changement dans le discours public s'est accompagné d'une changement dans le traitement institutionnel et judiciaire des femmes accusées de trafic de drogue, avec un durcissement des peines au nom de l'égalité, mais dont l'impact s'est surtout fait ressentir aux échelons les plus bas du narcotrafic. Ceci a abouti à un accroissement significatif du nombre de femmes incarcérées pour trafic de drogue. Pour ces raisons, la guerre de la drogue a souvent été décrite comme une guerre contre les femmes[19].

Incarcération à la prison pour femmes de Santa Martha Acatitla

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Sandra Avila Beltran est incarcérée à la prison pour femmes de Santa Martha Acatitla (es) dans la capitale[20]. Elle dépose un dossier auprès d'une commission des droits de l'homme de Mexico, signalant qu'il y avait des insectes dans sa cellule et que l'interdiction de lui apporter de la nourriture en provenance de restaurants viole ses droits. Pendant son incarcération elle est interviewée par Julio Scherer Garcia qui publie en 2008 le livre La Reina del Pacífico : es la hora de contar aux éditions Grijalbo après l'avoir interviewée[3].

Beltran explique à Julio Scherer que comme la confiance étant une donnée clef pour le succès d'opérations de narcotrafic, les liens familiaux sont des atouts importants, et elle s'est servie de cet aspect en tant que membre d'une famille connue dans le narcotrafic pour obtenir du crédit auprès de chefs de cartels[7]. Un rapport de 2008 du Service de recherche du Congrès américain la décrit comme « membre haut placé du cartel de Sinaloa avec un rôle de premier plan dans l’établissement de liens avec des trafiquants colombiens. Elle passe sept années en prison, dont deux en isolement. Les récits la concernant la réduisent à un objet sexuel stéréotypé de « buchona »[5].

Libération en 2015 et lancement d'une ligne de vêtement

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Après huit ans de prison, elle est remise en liberté le . Après sa remise en liberté, elle démarre une ligne de vêtement avec la marque mexicaine Cuadra intitulée La Reyna. Elle maintient une présence publique depuis sa sortie de prison, et ouvre des comptes sur les réseaux sociaux en 2024. Elle cultive sa présence sur TikTok, Facebook and Instagram et cumule plus de cent mille abonnés sur Instagram[21].

Dans la culture populaire

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Son surnom de « Reine du Sud » est immortalisé par un narcorrido composé en 2004 du groupe mexicain Los Tucanes de Tijuana et intitulé Fiesta en la Sierra qui la présente arrivant à une fête de narcotrafiquants importants en hélicoptère privé[22],[3]. Elle inspire le roman La Reine du Sud de l’écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte. Le roman est adapté dans des séries télévisées. Elle inspire ainsi le rôle de Tereza Mendoza dans la série La reine du sud, jouée dans la version mexicaine par Kate del Castillo. En 2022, elle poursuit Netflix en justice pour l'utilisation de son image dans la série sans son consentement[23]. Elle indique dans une interview de près de trois heures avec le journaliste que les informations la concernant du livre de Arturo Pérez-Reverte publié en 2002 sont fausses, qu'il avait probablement écrit l'histoire avant que sa propre affaire éclate dans la presse en 2003[1].

Dans la série TV Narcos: Mexico elle inspire le rôle de Isabella Bautista joué par Teresa Ruiz[24].

Bibliographie

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  • (es) Julio Scherer García, La reina del Pacífico . es la hora de contar, PRH Grupo Editorial, , 176 p. (ISBN 9786074294958)
  • Franck Haderer et Sébastien Carayol, Gang Stories, Hachette, (ISBN 9782017174257)
  • (es) María Socorro Tabuenca Córdoba, Camelia la Texana y otras mujeres de la narcocultura, Argentine, Universidad Autónoma de Sinaloa,
  • (es) íctor Ronquillo, La Reina del Pacífico y otras mujeres del narco, Editorial Planeta Mexicana, (ISBN 9789703708055)
  • (en) James H. Creechan, Drug Wars and Covert Netherworlds. The Transformations of Mexico's Narco Cartels, University of Arizona Press, , 377 p. (ISBN 9780816540914)

Références

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  1. 1 2 [vidéo] « La Verdad del Narcotráfico Contada desde Dentro | La Reina del Pacífico - #274 », WORLDCA$T, , 188:10 min (consulté le )
  2. (es) « El nombre de una reina inspirado en la literatura », CNNMéxico, (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 « narco, mexique, reine, pacifique, drogue, beltran », sur lepetitjournal.com (consulté le )
  4. 1 2 3 Jo Tuckman, « Queen of the Pacific has Mexico hooked as she faces drug charges », The Guardian, London, (lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Deborah Bonello, Narcas: The Secret Rise of Women in Latin America's Cartels, Beacon Press, (ISBN 978-0-8070-0704-4)
    1. 48
  6. Gustavo Castillo García, Félix Gallardo acusa al extinto González Calderoni de repartir plazas a narcos, La Jornada,
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Caen La reina del Pacífico y El tigre, importantes capos del narcotráfico - La Jornada », sur www.jornada.com.mx (consulté le )
  8. FRANCESC RELEA, « Reportaje - Reina entre dos fuegos », El País, (lire en ligne)
  9. (en) « Drugs: Meet Mexico's Suspected Queenpin », sur Newsweek, (consulté le )
  10. « La Reina del Pacífico, tercera generación de una familia de narcos », El Universal, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  11. 1 2 3 4 (en-US) James C. McKinley Jr, « In Mexico, a Fugitive’s Arrest Captivates the Cameras », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  12. (es) « Cae jefe de plaza de los Beltrán Leyva », sur El Universal (consulté le )
  13. (en-US) Kevin Sullivan et Mary Jordan, « Arrests in Mexico Unveil Colombian Cocaine Connection », The Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  14. 1 2 3 4 (es-MX) « Quién es Juan Diego Espinoza Ramírez, “El Tigre” - Cultura Colectiva », (consulté le )
  15. Joëlle Stolz, « La chute de la "Reine du Pacifique" qui régnait sur les narcos au Mexique », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  16. [vidéo] « Sandra Avila Beltran, la Reine du Pacifique qui a défié les cartels mexicains », Le Doc, , 26:16 min (consulté le )
  17. Frédéric Saliba, « Qui est vraiment la narcotrafiquante Sandra Avila Beltran  ? », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  18. (es) Maye Primera, « La ‘Reina del Pacífico’ se declara culpable », El País, (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  19. 1 2 (en) Jennifer Fleetwood, « Cocaine Queens?’: the transnational transfer of anti-feminist backlash », Más allá de las pandillas: violencias, juventudes y resistencias en el mundo globalizado, , p. 153 - 177 (ISBN 978-9978-67-296-9)
  20. Depuis la prison de femmes de Santa Martha Acatitla
  21. (es-MX) « ¿Qué pasó con Sandra Ávila Beltrán? A esto se dedica actualmente la “Reina del Pacífico” », sur infobae, (consulté le )
  22. [vidéo] « LOS TUCANES DE TIJUANA - FIESTA EN LA SIERRA (clean) », Daniel humberto garza, , 4:22 min (consulté le )
  23. Sarah Ziaï, « La «Reine du Pacifique», une trafiquante de drogue mexicaine, poursuit Netflix », sur Vanity Fair, (consulté le )
  24. Qui est Sandra Ávila Beltrán, la trafiquante qui a inspiré la série Narcos ?

Voir aussi

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Liens externes

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