Santeria

une religion syncrétique qui s'est développée à Cuba à partir de la religion traditionnelle yoruba d'Afrique de l'Ouest
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La santería, connue également sous les noms de Regla de Ocha, Regla de Ifá, Regla lucumí, est une religion afro-cubaine de la diaspora africaine née dans un contexte de syncrétisme entre religion yoruba, catholicisme et spiritisme. Si les pratiques dont procède la Regla de Ocha sont très antérieures au XIXᵉ siècle, elle s’est réellement constituée comme système religieux afro-cubain identifiable au XIXᵉ siècle, les premières maisons initiatiques documentées apparaissant dans l’ouest de Cuba à la fin de ce siècle. Lucumí désignait à Cuba, jusqu’au début du XXe siècle, les Africains associés à la région d’Oyo.

Eleggua, divinité (orisha) du destin

Historique

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Sous la domination coloniale espagnole, les populations africaines réduites en esclavage furent soumises à l’évangélisation catholique, bien qu'elles tentaient de maintenir leurs religions traditionnelles vivantes. Dans un but de contrôle social et de christianisation, les autorités coloniales espagnoles autorisent le tout premier cabildo colonial noir à Cuba en 1568 dit Cabildo Shango[1]. Si l'État colonial espagnol fournit le cadre légal, ce sont les esclaves africains qui cotisent, achètent les terrains et font vivre ces cabildos de nación, associations d'entraide et de sociabilité entre populations afro-diasporiques de même ethnie (éducation, apprentissage, festivités). Leur organisation selon différentes naciones – notamment lucumí, congo, carabalí, arará ou mandinga – permettait aux autorités coloniales de maintenir une séparation entre les différentes populations afro-diasporiques dans le but de limiter la formation d’alliances susceptibles de favoriser des révoltes.

C'est au sein de ces institutions que se serait structuré en grande partie le syncrétisme religieux, en associant progressivement les saints catholiques aux Orishas africains. Kali Argyriadis, reprenant Sixto Gastón Agüero, souligne que les autorités ecclésiastiques et coloniales contribuèrent elles-mêmes à imposer des équivalences entre divinités africaines et saints catholiques[2]. Agüero mentionne le synode papal du 16 septembre 1687 prescrivant l’adaptation des pratiques africaines au cadre catholique, ainsi que le Bando de Buen Gobierno y Policía de 1792[3], qui aurait contraint les cabildos à adopter des saints catholiques comme équivalents des divinités africaines. Argyriadis analyse ces mesures comme une "stratégie de syncrétisme forcé" destinée à favoriser la christianisation :

Les articles huit et neuf de ce même Bando de Buen Gobierno y Policía interdisent par ailleurs formellement la cohabitation entre les autels de saints et les danses rituelles, ainsi que les rites funéraires incluant des danses et des promenades du cadavre dans les rues. Il s’agit bien là d’une stratégie de syncrétisme forcé, accompagné d’une épuration rituelle visant à amener progressivement les païens à la religion catholique. p.664[2]

La santería, ou Regla de Ocha, ne constitue cependant pas une simple conservation à Cuba d’une religion africaine demeurée intacte. Elle s’est formée comme une religion afro-cubaine nouvelle, principalement à partir de cultes associés aux populations lucumí, en interaction avec le catholicisme des colons d'origine populaire, d’autres traditions africaines et, ultérieurement, le spiritisme. Ses pratiques varient selon les lignages rituels et s’inscrivent fréquemment dans un ensemble plus large comprenant également l’Ifá, le palo et le culte populaire des saints catholiques.

Cosmologie yoruba et pratiques religieuses

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La religion yoruba est dominée par un dieu suprême Olodumare (ou Ọlọrun), source de l'Aṣẹ – l'énergie spirituelle de l'Univers – lequel a envoyé sur Terre des émissaires, demi-dieux humains, appelés orishas qui sont la personnification de la nature. Les orishas veillent à ce que chaque mortel·le accomplisse le destin qui lui a été assigné à sa naissance. Ceux qui ne l'accomplissent pas suivent le cycle des réincarnations successives. Cette conception est semblable à celle de l'hindouisme et du bouddhisme.

Un véritable adepte de la Regla de Ocha est une personne initiée. Les prêtres (babalawos) déterminent l'orisha qui gouverne sa vie et l'obá oriaté (le prêtre qui préside aux initiations) « installe » cet osha dans la tête (ori) de la personne au cours d'une cérémonie appelée kariocha (Asiento, Coronación). À l'issue de cette cérémonie la personne devient un iyawo (« novice ») et doit se vêtir de blanc et obéir à des règles strictes durant le temps prescrit par le babalawo. À la fin de cette période, l'initié accomplit une cérémonie de confirmation appelée ebbo et devient un omo orisha (« fils ou fille d'orisha »). Par exemple, l'initié devient un omo Obatala si son orisha est Obàtálá. Cela en fait un santero confirmé.

Une fois initié, l'adepte peut progresser dans sa religion. Avec la cérémonie du pinaldo (« recevoir le couteau »), l'initié pourra sacrifier des animaux, ou bien devenir un italero habilité à lire l'avenir dans les cauris (ita), ou encore devenir un babalorisha (« père d'orisha ») ou une iyalorisha (« mère d'orisha »), qui aura parrainé de nouveaux adeptes et les aura initiés à la religion.

Les babalawos sont des prêtres qui ont reçu Orula (ou Orunmila) qui est la divinité de la divination. Ce sont des devins qui lisent l'avenir au moyen de noix, le plus souvent de palme, ou d'un opelé, chaîne de 8 demi-noix qui, selon leur manière de retomber (côté convexe ou concave), déterminent des signes appelés odu. Il y a 256 odu : à chacun correspondent un orisha particulier, des chants, des prières, des interdits et des conseils. La cérémonie de la « main d'Orula » (mano de Orula) ou ikofa permet de déterminer l'odu qui va gouverner la vie d'un individu et ainsi l'orisha tutélaire de la personne auquel elle pourra plus tard se faire initier. Cette manière de faire est en tout point semblable à ce qui se pratique au Nigeria et au Bénin, et Cuba est le seul territoire des Amériques où cette pratique a été conservée.

Un oriaté (souvent appelé obá oriaté) est un haut prêtre qui occupe un rôle central et très respecté. Contrairement au babalawo qui sert exclusivement Orunmila, l'oriaté sert tous les orishas, dirige les initiations (Kariocha) et couronne les santeros. L'oriaté lit l'avenir dans des coquillages marins (cauris) au cours de la cérémonie de lIta. Alors que le babalawo s'occupe d'un autre système de divination avec des noix de palme (Ifá), l'oriaté est le maître absolu de la lecture des cauris (les coquillages sacrés appelés Dilogún). Lors des initiations, l'oriaté interprète les messages et les conseils des divinités (orishas) pour guider le nouvel initié sur son chemin de vie.

Les osainistas sont des prêtres consacrés à Ossain, orisha des plantes sacrées, de la forêt, et de la pharmocopée.

Ilu bata est le nom donné à celui qui garde les tambours sacrés, les fameux batá. Omo bata est le nom donné au joueur de tambour batá invité spécialement pour les cérémonies.

La cérémonie du Bembé Lucumí est un rituel dédié à l'invocation et à la célébration des orishas d'un peuple nommé Iyesá[4], qui représente une branche culturelle ancienne et prestigieuse. Alors que la majorité de la Santería cubaine suit le rite Oyo (qui utilise les célèbres tambours batá), les Iyesá forment une sous-tradition distincte possédant ses propres chants, ses propres divinités de prédilection et ses propres tambours sacrés (fundamento). Le groupe Iyesá a maintenu une identité liturgique unique, jalousement gardée dans quelques foyers historiques de l'île, notamment à Matanzas et Regla.

Les principaux orishas et leurs équivalents catholiques

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Le temple de Yemayá à Trinidad

On trouve 24 principaux orishas (l'orthographe peut varier) dans la Santería cubaine dont :

  • Obatalá (roi au pagne blanc) envoyé par Olódùmarè ou Ọlọrun pour créer la Terre et offrir l'esprit et les rêves à l'homme. Il personnifie la paix, la sagesse, les songes, la créativité → Saint : Notre-Dame des Grâces, couleur : blanc
  • Yemayá (Iemanja pour le candomblé et à La Sirèn dans le vaudou haïtien) est l'orisha des océans et de la maternité, de la création de la vie → Saint : Vierge de Regla ou Vierge Marie, couleur : bleu
  • Olokun est le maître absolu des profondeurs insondables de l'océan. Divinité androgyne, il est à la fois une divinité masculine (un roi barbu ou une sorte de Triton) et une divinité féminine (une sirène de type Mami Wata ou la mère de Yemayá). Contrairement aux autres Orishas majeurs, Olokun n'a pas de syncrétisme catholique, précisément à cause de sa nature secrète et mystique.
  • Elegguá (ou Elegba ou Eshu) est l'orisha du destin, il est le messager entre Olofi et les autres orishas. Il est celui qui ouvre les portes et transmet les prières aux autres orishas → Saint : Antoine de Padoue, Saint Enfant Jésus d'Atocha, couleurs : rouge et noir
  • Oggún a comme attribut le fer car il est un dieu guerrier et forgeron, il fourbit les armes. Il patronne donc la technologie en général. C'est un grand chasseur qui connait les herbes magiques du fait de son amitié avec Osain. Il chasse toujours avec son chien, ce qui fait du chien l'animal sacrifié pour son culte en Afrique, mais plus à Cuba → Saint : Saint Pierre, Saint Paul ou Saint Jean-Baptiste entre autres, suivant les endroits, couleurs : violet, vert et noir.
  • Shangó (ou Chango, ou Xango), ancien roi d'Oyo personnifiant les tambours, la virilité, le feu, la foudre, le tonnerre et la guerre, c'est aussi le patron des pompiers → Saint : Sainte Barbe la grande martyre (Santa Barbara), couleurs : rouge et blanc
  • Oshún, déesse de la sexualité féminine, de la féminité. Elle est la figure tutélaire d'une rivière au Nigeria, maîtresse de Shangó et de Oggún qui se la disputent, elle est officiellement l'épouse d'Orula. De l'union illégitime de Shangó et d'Oshún sont nés les Ibeyis, couple d'enfants jumeaux, révérés sous forme de deux poupées, un garçon et une fille, qui sont invoqués en quête de paix intérieure et de douceur → Saint : Vierge de la Caridad del Cobre, sainte patronne de Cuba, couleur : jaune représentant l'or
  • Obá, femme légitime de Shangó, personnifiant le foyer, la maison et le mariage. C'est la gardienne des tombes, la patronne des lacs et le symbole des femmes qui souffrent pour sauver leur foyer (couleurs : rose et ambre) → Saint : Sainte Catherine de Sienne ou Sainte Rita de Cascia
  • Oyá ou Yansá, ex-femme de Shangó, personnifiant le vent, la porte du cimetière → Saint : Notre-Dame de Candelaria, couleurs : marron et blanc
  • Omolú ou Babalú Ayé, dieu condamné à l'exil et à souffrir de la lèpre. Il est réputé protéger de la variole et de toutes les maladies transmissibles, et en général tous les malades l'invoquent → Saint : Lazare, couleurs : brun et violet
  • Osshosi qui personnifie la chasse et la trajectoire de l'individu → Saint : Norbert, couleurs : vert et noir
  • Odduá ou Oduduwa, dieu des morts et des esprits. Il représente les mystères et les secrets des ancêtres, d'Ikú (divinité de la mort) et des Eggúns (esprit des morts)
  • Ossain ou Ọsanyin, orisha qui possède la connaissance omnisciente des plantes, gardien des secrets de la forêt et de la pharmacopée sacrée → Saint : Joseph, couleur : vert
  • Orúla ou Ọrunmila, orisha de la divination.

Spiritisme et relations avec les morts

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Le spiritisme se diffuse à Cuba au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, principalement sous sa forme kardéciste. L'association de la Santería avec le spiritisme n’est pas propre au champ religieux afro-cubain. Au Brésil, elle est particulièrement importante dans l’umbanda, religion constituée au début du XXe siècle à partir de traditions afro-brésiliennes, du spiritisme kardéciste, du catholicisme populaire et de cosmologies autochtones. Des pratiques spirites peuvent également être associées au candomblé, sans toutefois constituer une composante commune à l’ensemble de ses courants.

Le spiritisme fait ensuite l’objet de réinterprétations locales et se combine à différentes pratiques religieuses afro-cubaines. Cette articulation donne notamment naissance à des formes désignées comme espiritismo cruzado (« spiritisme croisé »), dans lesquelles les enseignements spirites européens coexistent avec des conceptions relatives aux ancêtres et aux esprits des morts. Les pratiques spirites reposent notamment sur la communication avec des esprits protecteurs, souvent appelés muertos (« morts ») ou muertos de luz (« morts de lumière »). Les médiums peuvent les identifier au cours de consultations, de rêves, de visions ou de séances collectives appelées misas espirituales. Ces entités sont considérées comme susceptibles de conseiller, de protéger ou de soigner les vivants; ceux-ci doivent en retour les assister dans leur progression spirituelle par des prières, des offrandes, des messes ou l’entretien d’un autel domestique.

Le spiritisme ne constitue pas une simple subdivision de la santería et tous les santeros ne se définissent pas comme spirites. Cependant, dans les pratiques cubaines, les frontières entre santería, spiritisme, palo, divination et catholicisme populaire sont souvent perméables. Une même personne peut recourir successivement ou simultanément à plusieurs de ces modalités, selon la nature du problème rencontré. Kali Argyriadis décrit ainsi la religión havanaise comme un ensemble dynamique et poreux fondé sur la complémentarité entre la santería, le palo, le spiritisme et un catholicisme pragmatique[5].

Catholicisme populaire et apports ibériques

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Le catholicisme ayant contribué à la formation du champ religieux afro-cubain ne se réduit pas au catholicisme institutionnel diffusé par l’Église et les autorités coloniales. Kali Argyriadis distingue de cette entreprise d’évangélisation – qu’elle décrit comme souvent superficielle – l’influence plus diffuse des pratiques religieuses apportées par des colons espagnols issus des classes populaires, notamment galiciens, asturiens, andalous et canariens[6].

Ce catholicisme populaire comprenait notamment l’interprétation prémonitoire des rêves, la voyance, le culte des saints et de la Vierge, les offrandes alimentaires aux défunts, la protection des carrefours ainsi que l’idée d’une coexistence entre le monde des vivants et celui des morts. Des prêtres ou des sacristains pouvaient également être sollicités comme guérisseurs. Ces pratiques vernaculaires entrèrent en relation avec celles des populations africaines et afro-descendantes, contribuant à la formation d’un univers religieux cubain qui ne peut être expliqué par la seule opposition ou par le seul syncrétisme entre religion traditionnelle africaine et catholicisme officiel. Argyriadis qualifie cet usage de « catholicisme pragmatique », se distinguant ainsi du catholicisme institutionnel, organisé autour de l’autorité ecclésiastique, du dogme et de la conversion, sans être entièrement indépendant de ses rites et de ses figures sacrées[6].

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Kali Argyriadis, La Religion à La Havane. Actualité des représentations et des pratiques cultuelles havanaises, Paris, Éditions des Archives contemporaines, 1999.
  • Kali Argyriadis, Une religion “vivante”. Continuité et complémentarité des pratiques cultuelles havanaises, Revue L’Homme n°151, 1999, p. 21-46.
  • Kali Argyriadis et Stefania Capone (dir.), La Religion des Orisha. Un champ social transnational en pleine recomposition, Paris, Hermann, 2011.
  • Roger Bastide, Les Amériques noires : les civilisations africaines dans le Nouveau Monde, Paris, Payot, 1967 ; rééd. Paris, L’Harmattan, 1996.
  • Erwan Dianteill, Des dieux et des signes : Initiation, écriture et divination dans les religions afro-cubaines. Éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, 2000.
  • (en) Aisha M. Beliso-De Jesús, Electric Santería: Racial and Sexual Assemblages of Transnational Religion, New York, Columbia University Press, 2015.
  • (en) David H. Brown, Santería Enthroned: Art, Ritual, and Innovation in an Afro-Cuban Religion, Chicago, University of Chicago Press, 2003.
  • (en) Stephan Palmié, Wizards and Scientists: Explorations in Afro-Cuban Modernity and Tradition, Durham, Duke University Press, 2002.
  • (en) Mercedes Cros Sandoval, Worldview, the Orichas, and Santería: Africa to Cuba and Beyond, Gainesville, University Press of Florida, 2006.
  • (en) J. Omosade Awolalu, Yoruba Beliefs & Sacrificial Rites (ISBN 0-9638787-3-5).
  • (en) David M. O'Brien, Animal Sacrifice and Religious Freedom: Church of the Lukumi Babalu Aye v. City of Hialeah.
  • (en) James T. Houk, Spirits, Blood, and Drums: The Orisha Religion of Trinidad. 1995. Temple University Press.
  • (en) Miguel A. De La Torre, Santería: The Beliefs and Rituals of a Growing Religion in America.
  • (en) Mozella G. Mitchell, Crucial Issues in Caribbean Religions, Peter Lang Pub, 2006.
  • (en) Andres I. Perez y Mena, Cuban Santería, Haitian Vodun, Puerto Rican Spiritualism: A Multicultural Inquiry Into Syncretism. 1997. Journal for the Scientific Study of Religion. Vol. 37.
  • (es) Natalia Bolívar Aróstegui, Los Orishas en Cuba, La Havane, Ediciones Unión, 1990.
  • (es) Lydia Cabrera, El Monte, La Havane, Ediciones C. R., 1954 ; nombreuses rééditions.

Notes et références

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  1. ↑ Patrice Banchereau, « Histoire du Carnaval à Cuba, 4. Origines africaines. Traditions noires et cabildos de nación »
  2. 1 2 Kali Argyriadis, « Des Noirs sorciers aux babalaos : analyse du paradoxe du rapport à l’Afrique à La Havane », Cahiers d’Études africaines, vol. 160, no XL-4,‎ , p. 649-674 (lire en ligne)
  3. ↑ (es) Sixto Gastón Agüero, Racismo y mestizaje en Cuba, La Habana, Cuba, Editorial Lid,
  4. ↑ Rogelio Martinez Fure, « Les Iyesas », Présence Africaine, vol. Nouvelle série, no No. 89,‎ 1er trimestre 1974, pp. 147-159 (lire en ligne)
  5. ↑ Kali Argyriadis, « Une religion “vivante”. Continuité et complémentarité des pratiques cultuelles havanaises », L’Homme, no 151, 1999, p. 21-46.
  6. 1 2 Kali Argyriadis, « Des Noirs sorciers aux babalaos. Analyse du paradoxe du rapport à l’Afrique à La Havane », Cahiers d’études africaines, no 160,‎ , p. 649-674 (lire en ligne)

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