Santoña
Santoña (Saint-Ogne en français[réf. souhaitée]) est une ville portuaire de la communauté autonome de Cantabrie, en Espagne. Elle est délimitée par les communes de Noja à l'ouest et Laredo à l'est.
| Santoña Saint-Ogne | |
Héraldique |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Communauté autonome | Cantabrie |
| Province | Cantabrie |
| Comarque | Trasmiera |
| District judic. | Santoña |
| Code postal | 39740 |
| Démographie | |
| Gentilé | Santoñeses |
| Population | 10 835 hab. () |
| Densité | 942 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 43° 26′ 29″ nord, 3° 27′ 27″ ouest |
| Altitude | 7 m |
| Superficie | 1 150 ha = 11,5 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Santa Mª de Puerto |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.aytosantona.org/ |
| modifier |
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Elle constitue l'embouchure de l'estuaire de l'Ason, située au pied du mont Buciero et bordée par une zone humide qui fait partie du parc de las Marismas de Santoña, Victoria et Jovel.
Histoire
modifierPréhistoire
modifierLa baie de Santoña était habitée par l'homme dès le Paléolithique supérieur, comme l'indiquent les sites archéologiques découverts sur la colline de Santoña, qui ont fait l'objet d'études approfondies à la fin du XXe siècle. Des outils en pierre et des peintures rupestres sont mis au jour dans les grottes du Perro et de San Carlos[1].
Romanisation
modifierLa romanisation se déroule à Santoña comme sur l'ensemble de la côte cantabrique. D'après les sources classiques, ce lieu pourrait avoir été Portus Vereasueca, Portus Blendium ou Portus Victoriae, sans date exacte. D'après les fouilles menées dans la zone de l'église et le niveau romain scellé qui y est découvert, ainsi que les vestiges de céramique de grande valeur et les pièces de monnaie, il semblerait qu'il y a eu un important établissement dans la seconde moitié du Ier siècle, sans doute grâce aux activités du port d'où était commercé avec le sud de la Gaule[2].
Moyen Âge
modifierAu Haut Moyen Âge, Santoña abrite très probablement un noyau de population autour d'un monastère primitif. C'est en 1038 que ce noyau entre véritablement dans l'histoire, avec l'intervention de l'abbé Paterno qui restaure le monastère, réorganisa la communauté religieuse et mène un intense travail de repeuplement. C'est ainsi que le nombre d'habitants augmente, que des maisons sont construites, que la terre est cultivée et que Santoña commence véritablement à vivre en tant que village. De nombreux historiens considèrent l'abbé Paterno comme le véritable fondateur de Santoña[3],[4]. Les difficultés que l'abbé rencontre pour mener à bien une telle entreprise, le village manquant de reconnaissance, sont surmontées par le roi García de Nájera, qui accorde un privilège appelé « Privilège ancien de Santoña », daté de 1074, qui fait de Santa María de Puerto un abbaye, dont le seigneur serait l'abbé et ses successeurs, lui accordant les droits correspondants en tant que seigneurie abbatiale : possessions du monastère, immunité juridictionnelle, refuge et franchises commerciales et place de marché[5].
Traversée aérienne de Ramón Franco
modifierLe dimanche , à 10 h 30 du matin, l'escadrille no 6 d'hydravions, basée à Los Alcázares (Mar Menor, Murcie) et commandée par le commandant Ramón Franco, premier Espagnol à avoir effectué la traversée aérienne de l'Atlantique Sud, a amerri dans la baie de Santoña. L'escadrille était accompagnée de la patrouille du groupe no 10 de l'Atalayón de Melilla. Ils effectuaient un vol de reconnaissance le long de la côte espagnole dans l'objectif de l'étudier à des fins militaires. L'escadrille est accueillie par les autorités civiles et militaires, qui organisent des festivités et des hommages auxquels participa toute la population[6].
Culture
modifierLes deux évènements majeurs de Santoña sont le carnaval, qui se déroule pour un mois entre janvier et février. Cette manifestation culturelle est composée de différentes animations qui s'échelonnent sur tout le mois : le concours de las Murgas, sorte de théâtre musical populaire, les défilés des enfants et des adultes, ainsi que des bals populaires
Enfin, sont les fêtes patronales de la virgen del Puerto, qui se déroulent au début de septembre et qui sont l'occasion de nombreuses processions en mer ou sur terre et de nombreux bals et festivités.
Fêtes et célébrations
modifier- Carnaval de Santoña : il s'agit de la fête la plus marquante de la commune, et l'une des plus importantes de la communauté autonome. Après 1934, il cesse d'être organisé, mais est rétabli en 1981. Ce carnaval est classé « fête d'intérêt touristique »[7]. Le Carnaval marin de Santoña est célébré le . Populairement appelé « les carnavals du nord », ce carnaval voit participer une grande partie des habitants déguisés en poissons. Le moment fort est le « procès au fond de la mer », au cours duquel le pagre est jugé pour l'enlèvement d'une sirène avant le dernier acte, « L'incinération du pagre ». Le procès se déroule sur la place San Antonio. Une effigie en forme de dorade est conduite, escortée par plusieurs personnes déguisées en différentes espèces de poissons, qui témoigneront ensuite lors du procès. Sur la place, un tribunal composé d'avocats, de juges et de procureurs l’attend, prêt à examiner l’affaire. Le procès est présidé par Neptune qui, après avoir entendu les déclarations des témoins, acquitte le besugo. Cependant, le besugo, roi symbolique du carnaval, se voyant rejeté par la sirène, meurt d’amour, et son incinération a lieu dans la baie[8].
- Virgen del Puerto (vierge del Puerto) : la fête en l'honneur de la patronne se déroule du 7 au . Elle comprend une procession maritime, une corrida, un défilé de chars humoristiques, entre autres activités[8].
Gastronomie
modifierÀ Santoña, l’anchois règne en maître. Avec plus de cinquante conserveries, la ville acquiert une renommée internationale en ce qui concerne ces petits poissons. Il est d'ailleurs facile de s’en fournir au lieu même de leur conditionnement, à la sortie des conserveries. L’anchois de Santoña peut se retrouver aussi bien dans le reste de l'Espagne que dans le monde entier avec une grande quantité exportée à travers le globe. On le retrouve[Qui ?] dans tous les bars et restaurants de la région. Qu'il soit dégusté en apéritif ou en entrée avec une salade composée, l'anchois s'accommode facilement à bien des repas.
Économie
modifierL'économie repose essentiellement sur les industries de transformation des produits de la mer et les entreprises de conserverie. Le tourisme est aussi une activité économique importante pour la ville, particulièrement pendant la période estivale, lorsque les visiteurs viennent profiter des plages.
Tourisme
modifier- Le phare « del Carballo », auquel on accède par un sentier après une descente de plus de 700 marches à flanc de falaise.
- Le phare « Del Pescador », qui accueille une exposition sur les lithographies d'Eduardo Sanz.
- L'église Santa Maria del Puerto, de style roman et gothique.
- Le mirador de « Las Marismas », point d'information sur le Parque natural de las Marismas de Santoña, Victoria et Joyel.
- Le monument à la vierge « del Puerto », située sur la pointe de San Carlos, qui représente la sainte patronne de Santoña.
- La Plaza de Toros, située dans la zone du port de Santoña.
- Le Paseo maritimo, promenade en bord de mer.
Politique
modifierListe des maires
modifier- Puerto Gallego (2001-2011)
- Milagros Rozadilla Arriola (2011-2015)
- Sergio Abascal Azofra (2015-2019)
Personnalités liées
modifier- Juan de la Cosa, cartographe et explorateur espagnol ;
- Luis Carrero Blanco, homme d'État et amiral.
Jumelages
modifierSantoña est jumelée avec la ville française de Lons, dans les Pyrénées-Atlantiques, et la ville espagnole de Palos de la Frontera, dans la province de Huelva.
Notes et références
modifier- ↑ Santoña guía turística 1990, p. 13.
- ↑ Gran Enciclopedia de Cantabria 1985, Tomo VIII
- ↑ Gutiérrez Bicarregui 2008, p. 31
- ↑ Santoña guía turística 1990, p. 24.
- ↑ Gutiérrez Bicarregui 2008, p. 32.
- ↑ Gutiérrez Bicarregui 2008, p. 255.
- ↑ (es) BOE, « Concesión del título de Fiesta de Interés Turístico al Carnaval de Santoña » [PDF] (consulté le )
- 1 2 Arce Díez 2006, p. 528.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (es) Josep María Albaigés, Enciclopedia de los topónimos españoles, Barcelone, Editorial Planeta, (ISBN 84-08-02587-2)
- (es) Pedro Arce Díez, Diccionario de Cantabria. Geográfico, histórico, artístico, estadístico y turístico, Santander, Estudio, (ISBN 84-95742-55-1).
- (es) Enrique Campuzano Ruiz, Cantabria. Pas y Miera. Trasmiera. Patrimonio Artístico Religioso, Santillana del Mar, Museo Diocesano, (ISBN 84-931754-5-5).
- (es) VVAA, Santoña guía turística, Ayuntamiento de Santoña Ed. Librería Estudio, (ISBN 84-85429-92-3).
- (es) Mariano Linares Argüelles, Jesús Pindado Uslé et Carlos Aedo Pérez, Gran enciclopedia de Cantabria, vol. VIII, Editorial Cantabria, (ISBN 84-86420-00-8 et 84-86420-08-3).
- (es) José Luis Gutiérrez Bicarregui, La Virgen de Puerto y su templo, (ISBN 84-921851-0-4).
- (es) José Luis Gutiérrez Bicarregui, Santoña, su historia, D.L. SA, (ISBN 84-921851-3-9).
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- (es) « cajacantabria.com » [PDF] (archivé sur archive.org).