Sapho (Pradier)

sculpture de James Pradier

Sapho est une sculpture en marbre réalisée en 1852 par le sculpteur français James Pradier. L'œuvre appartient au département des Sculptures du musée du Louvre et est déposée depuis 1986 au musée d'Orsay, à Paris, où elle est présentée dans les collections permanentes[1],[2].

Sappho
Artiste
Date
Matériau
Dimensions (H × L)
118 × 70 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
RF 2990Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

La sculpture représente Sappho, anciennement orthographiée Sapho, poétesse grecque de l'Antiquité ayant vécu entre les VIIe et VIe siècles av. J.-C. à Mytilène, sur l'île de Lesbos. Célèbre dès l'Antiquité, son œuvre poétique ne subsiste qu'à l'état de fragments. La tradition lui attribue des poèmes exprimant son attirance pour de jeunes femmes, ce qui est à l'origine du terme saphisme pour désigner l'homosexualité féminine, tandis que le mot lesbienne dérive du nom de l'île de Lesbos.

Description

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L'œuvre mesure 118 cm de hauteur, 67 cm de largeur et 120 cm de profondeur. Elle est signée et datée « J. Pradier / 1852 » à gauche, sur la terrasse, sous la lyre. Sur le rocher, à l'avant de la composition, figure l'inscription dorée « Σαπφώ », le nom de la poétesse en caractères grecs.

Sappho est représentée assise sur un rocher. Elle porte une robe et des sandales à l'antique ainsi que plusieurs bijoux : deux bracelets, l'un au poignet et l'autre au bras, deux colliers et une paire de boucles d'oreilles. Ses cheveux, relevés, sont maintenus par un ruban. Sa jambe gauche est croisée sur la droite et ses mains, aux doigts entrelacés, reposent sur son genou. Sa tête est légèrement inclinée tandis que son regard est dirigé droit devant elle. À sa droite repose une lyre en forme de carapace de tortue, dont certains éléments sont en bronze doré. La manche droite de sa robe glisse de son épaule, laissant celle-ci dénudée.

Historique

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Présentée au Salon de 1852, la sculpture en marbre est réalisée après une version en bronze de demi-grandeur exposée au Salon de 1848. James Pradier meurt subitement peu avant l'ouverture du Salon de 1852. À cette occasion, la sculpture est recouverte d'un voile noir et la médaille d'honneur du Salon est décernée à l'artiste à titre posthume.

Provenance

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La sculpture est acquise par le Service des achats aux artistes vivants dès sa présentation au Salon de 1852. Elle est ensuite affectée au château de Saint-Cloud, où elle demeure jusqu'à la destruction du palais en 1870. À la suite de cet événement, l'œuvre est attribuée au musée du Louvre. En 1986, elle est déposée au musée d'Orsay, où elle est conservée et exposée dans les collections permanentes.

Autres versions

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Le thème de Sappho occupe une place importante dans l'œuvre de James Pradier. Dès 1848, le sculpteur présente au Salon une Sapho debout, l'une de ses créations les plus diffusées. La poétesse y est représentée appuyée d'une main sur un autel en forme de colonne ionique et tenant une lyre de l'autre. La version en bronze de cette sculpture est conservée à Osborne House, ancienne résidence royale située sur l'île de Wight. Cette demeure conserve également une Sapho en ivoire réalisée par Henry de Triqueti, acquise par la reine Victoria en 1853[3].

Le version en bronze de Sapho légèrement différente est conservée au musée des Beaux-Arts d'Angerss[4].

Galerie

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Notes et références

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