Sapotier blanc

espèce de plantes

Casimiroa edulis, Pommier mexicain

Le sapotier blanc ou pommier mexicain (Casimiroa edulis) est une espèce d'arbre à feuillage persistant de la famille des Rutaceae, originaire de l'est du Mexique et de l'Amérique centrale jusqu'au Costa Rica au Sud.

Malgré son nom vernaculaire de « sapotille », il n'a aucun lien botanique avec la sapotille des Antilles (Manilkara zapota).

Description

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Les arbres adultes mesurent de 5 à 16 m de hauteur et sont à feuillage persistant. Son écorce est grise, épaisse et parsemée de petites lenticelles blanches.

Les feuilles sont alternes, palmées, à 3 à 5 folioles, les folioles mesurent 6 à 13 cm de long et 2,5 à 5 cm de large avec un bord entier et le pétiole fait de 10 à 15 cm de long.

Les fleurs sont petites, de couleur jaune verdâtre, et regroupées en panicules. Elles ne sont pas particulièrement ornementales mais produisent un parfum léger.

Le fruit, la sapote blanche, est une drupe ovoïde, de 5 à 10 cm de diamètre, avec une peau fine, non comestible, passant du vert au jaune à maturité, et une pulpe comestible, qui peut aller de la saveur fade de la banane à celle de la pêche, la poire, la vanille.

La pulpe, à la texture comparable à celle de l'avocat, peut être de couleur blanc crème dans les variétés à la peau verte ou beige-jaune dans les variétés à la peau jaune.

Le fruit contient de une à cinq grosses graines réputées pour leurs propriétés sédatives.

Répartition

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C'est une espèce originaire du Mexique et d'Amérique centrale. On la trouve au Mexique, au Guatemala, au Honduras, au Salvador, au Costa Rica, en Amérique du Sud, aux Bahamas, aux Antilles (Cuba, République dominicaine, Porto Rico et Jamaïque), aux îles Canaries, le long de la Côte d'Azur et dans d'autres régions méditerranéennes, en Inde et dans les Indes orientales.

L'espèce a été introduite en Californie par les Franciscains vers 1810, et elle continue d'être cultivée à petite échelle dans la partie sud de cet État.

Il est cultivé commercialement dans le district de Gisborne en Nouvelle-Zélande et dans une moindre mesure en Afrique australe.

Les horticulteurs israéliens s'intéressèrent sérieusement à cette espèce vers 1935 et certaines variétés furent plantées, mais le fruit ne fut pas apprécié des consommateurs.

Les sapotes blanches n'ont pas bien poussé aux Philippines.

Le fruit

Culture

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Le Casimiroa edulis est un arbre robuste une fois établi. Il pousse en plein soleil en climat tropical à subtropical. Il tolère de légers gels (jusqu'à -4°C pour les sujets adultes).

Il préfère les sols bien drainés, mais s'adapte à des types de sols variés (pH neutre à légèrement acide).

Il peut être multiplié par semis, mais le greffage est privilégié pour conserver la qualité gustative des variétés sélectionnées (comme les cultivars 'Suebelle' ou 'Pike').

Utilisation

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Au cours des 40 dernières années, des expériences approfondies ont été menées sur les graines de la sapote blanche qui ont donné l'identité de nombreux composés pharmacologiquement actifs, comme: la n-méthylhistamine, n-dimethylhistamine, la zapotine et l'histamine. Elle est utilisée au Mexique comme antihypertenseur[2].

Effets sur la santé

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On a longtemps pensé que le fruit provoquait la somnolence, comme l'affirmait Francisco Hernández de Toledo au XVIe siècle[3], il pourrait s'agir d'une mauvaise interprétation du nom nahuatl de la plante, cochitzapotl (qui signifie « sapote du sommeil »), car les Aztèques utilisaient ses graines pour produire un poison, et ce sont les graines et les feuilles, mais pas la pulpe du fruit, qui contiennent des composés induisant le sommeil.

Les graines, les racines et l'écorce contiennent comme composés les plus cités: l'édulitine, l'éduléine, l'édulinine, la casimiroïne, la zapotérine, la zapotine, la zapotinine, le casimirolide, la déacétylnomiline et le 7-α-obacunol. Les feuilles et les branches de l'isoplipinelline et le n-hentriacontane (anti-inflammatoire)[4]. Des imidazoles, des dérivés de quinolinone, des phytostérols et des limonoïdes ont été signalés dans la partie comestible du fruits.

Toxicité

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La graine est réputée toxique à forte dose, pour autant l'infusion de graines est prise à faible dose contre l'insomnie[5]. Le test normalisé de l'extrait dichlorométhanique de graines chez le rat a montré l'absence de toxicité entre 2 000 mg/kg et 5 000 mg/kg[6].

Zapotine

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La zapotine (2′,5,6,6′-tétraméthoxyflavone, C18 H16 O5) et la zapotinine[7] (5-hydroxy-2′,6,6′-triméthoxyflavone, C18 H16 O6)[8] sont des flavonoïdes polyméthoxylés fonctionnels qui ont été isolés des graines de sapote blanche[9]. La zapotine est mentionnée pour son potentiel pharmacologique[2].

Plusieurs études in vitro et en modèle murin ont montré que la zapotine possède des effets anticancérigènes potentiels contre des cellules cancéreuses du côlon isolées[10].

Galerie

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Notes et références

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  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le .
  2. 1 2 Eylin Misue Narváez Ortiz, Georgina Almaguer Vargas et José Ramón Montejano Rodríguez, « Review of the pharmacological effects of Casimiroa edulis (white sapote) », BioNatura Journal: Ibero-American Journal of Biotechnology and Life Sciences, vol. 2, no 3, , p. 11 (ISSN 3020-7886, DOI 10.70099/BJ/2025.02.03.5, lire en ligne, consulté le )
  3. https://www.hort.purdue.edu/newcrop/morton/white_sapote.html
  4. « White Sapote », sur hort.purdue.edu (consulté le )
  5. « White Zapote* », sur www.utep.edu (consulté le )
  6. (en) Gabriela Perez-Barron, Samuel Estrada-Soto, Rafael Villalobos-Molina et Luis Arias-Duran, « Vasorelaxant and Antihypertensive Effects of Extracts from the Leaves of Casimiroa edulis La Llave (Rutaceae) by NO Release and Calcium Channel Blockade », Cardiovascular & Hematological Disorders-Drug Targets, vol. 25, no 2, , p. 119–132 (DOI 10.2174/011871529X346240250211090920, lire en ligne, consulté le )
  7. (en) PubChem, « Zapotinin », sur pubchem.ncbi.nlm.nih.gov (consulté le )
  8. P. J. Garratt, F. Scheinmann et F. Sondheimer, « Constituents ofCasimiroa edulis Llaveet Lex.—VIII », Tetrahedron, vol. 23, no 5, , p. 2413–2416 (ISSN 0040-4020, DOI 10.1016/0040-4020(67)80075-9, lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Ronald Ross Watson, Joe K. Gerald et Victor R. Preedy, Nutrients, Dietary Supplements, and Nutriceuticals: Cost Analysis Versus Clinical Benefits, Springer Science & Business Media, (ISBN 978-1-60761-308-4, lire en ligne), p 297
  10. Maiti A, Cuendet M, Kondratyuk T, Croy VL, Pezzuto JM, Cushman M - Synthesis and cancer chemopreventive activity of zapotin, a natural product from Casimiroa edulis - Journal of Medicinal Chemistry, American Chemical Society, volume=50, DOI 10.1021/jm060915+

Liens externes

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