Sara la baigneuse

mélodie composée par Hector Berlioz sur un poème de Victor Hugo extrait des Orientales, publié en 1829

Sara la baigneuse est une mélodie composée par Hector Berlioz sur un poème de Victor Hugo extrait des Orientales, publié en 1829. Composée en 1834 et révisée jusqu'en 1850, cette mélodie est confiée à un triple chœur accompagné par l'orchestre.

Sara la baigneuse
op. 11 (H69 A à D)
Image illustrative de l’article Sara la baigneuse
Page de titre du conducteur (éd. Richault, 1850).

Genre Mélodie
Musique Hector Berlioz
Texte Victor Hugo
Langue originale Français
Effectif Quatuor vocal puis
triple chœur et orchestre
Durée approximative min
Dates de composition 1834 (revu jusqu'en 1850)
Dédicataire Hippolyte Lecourt
Création
Salle du Conservatoire, Paris
( Royaume de France, Monarchie de Juillet)
Interprètes Quatuor vocal (dont Hector Berlioz) et orchestre
Narcisse Girard (dir.)
Versions successives

Composition

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Hector Berlioz entreprend de composer une mélodie sur Sara la baigneuse, poème de Victor Hugo extrait des Orientales, en août 1834, alors qu'il achève le « Chœur des ciseleurs » de Benvenuto Cellini[1].

Création

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La mélodie est d'abord composée pour quatuor vocal et orchestre. Berlioz chante peut-être lui-même la basse lors de la première audition publique, le , Salle du Conservatoire[2], sous la direction de Narcisse Girard. Par la suite, Sara la baigneuse est révisée pour quatuor vocal, chœur et orchestre, le [3], puis pour triple chœur (STBBSA–TTBB) et orchestre, version définitive créée sous la direction du compositeur, le [4].

La partition est publiée au mois de février 1850[5].

Présentation

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Le catalogue des œuvres de Berlioz établi par le musicologue américain Dallas Kern Holoman présente les versions successives de Sara la baigneuse, Allegretto grazioso (noire pointée = 44) en la majeur à
, publiée par le compositeur sous le numéro d'op. 11[6] :

L'orchestre comprend 2 grandes flûtes et petite flûte, hautbois soliste, 2 clarinettes et 2 bassons, pour les pupitres des vents. Les cuivres se limitent à 3 cors (2 en Mi, le 3e en La grave) et la percussion aux seules timbales (accordées sur La et Dodièse). Le quintette à cordes classique est composé des premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles et contrebasses.

Analyse

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Le travail de révision apporté à Sara la baigneuse illustre l'importance que Berlioz accorde aux chœurs dans son œuvre et lorsqu'il aborde la question du double chœur dans son Traité d'instrumentation et d'orchestration, en 1844 :

« On n'en abuse certainement pas aujourd'hui. Ils sont, pour nos musiciens expéditifs, compositeurs ou exécutants, trop longs à écrire et à apprendre. À la vérité, les anciens auteurs qui en faisaient le plus fréquent usage ne composaient ordinairement que deux chœurs dialogués, à quatre parties ; les chœurs à huit parties réelles continues sont assez rares, même dans leurs œuvres. Il y a des compositions à trois chœurs. Quand l'idée qu'elles ont à rendre est digne d'un si magnifique vêtement, de telles masses de voix, ainsi divisées en douze, ou au moins en neuf parties réelles, produisent de ces impressions dont le souvenir est ineffaçable, et qui font de la grande musique d'ensemble le plus puissant des arts[7]. »

Discographie

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Bibliographie

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Ouvrages généraux

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Monographies

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Articles et analyses

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Références

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  1. Citron 2000, p. 43.
  2. Citron 2000, p. 45.
  3. Citron 2000, p. 87.
  4. Citron 2000, p. 143.
  5. Citron 2000, p. 145.
  6. Serna 2006, p. 47.
  7. Berlioz 1844, p. 252.

Liens externes

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