Sarah Marquis

aventurière suisse

Sarah Marquis, née le à Delémont[1], est une aventurière suisse. Elle passe sa jeunesse à Montsevelier[2] et se passionne pour les aventures et la vie sauvage. Après avoir essayé le cheval et le canoë, elle choisit la marche sur de longues distances.

Sarah Marquis
Sarah Marquis en 2009
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (54 ans)
DelémontVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Parcours et stratégies opérationnelles

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Son mode opératoire est le suivant : elle marche des dizaines de kilomètres avec un sac ou une petite charrette[3] pour ses affaires et le soir elle plante une tente pour passer la nuit. Le ravitaillement est organisé par son frère et des sponsors financent ses expéditions[4]. Elle donne aussi des conférences[5] pour partager ses expériences.

En 2000, elle parcourt le Pacific Crest Trail en quatre mois[6]

En 2002-2003, elle parcourt une boucle intérieure de l'Australie en 17 mois et 14 000 km[7],[8].

En 2006, elle suit la cordillère des Andes, du Chili au Machu Picchu (7 000 km en huit mois).

L'expédition ExplorAsia l'amène à marcher de la Sibérie à l'Australie en passant par la Mongolie, le désert de Gobi, la Chine, le Laos et la Thaïlande[9]. Elle décrit affronter des températures de -20 degrés Celsius, des tempêtes de sable, des visites nocturnes malveillantes de cavaliers mongols, des nuits cachées dans les égouts, des trafiquants de drogue et des poussées de dengue[10]. Dans cette expédition, elle a testé un appareil, développé par le Centre suisse d'électronique et de microtechnique, qui permet au Centre hospitalier universitaire vaudois de suivre en direct l'état de santé de la randonneuse[11],[12].

En 2014, le magazine National Geographic nomme Sarah Marquis « Aventurière de l'année »[13]

En 2015, elle passe trois mois dans la région de Kimberley (Australie-Occidentale). Elle parcourt 800 kilomètres et se nourrit dans le bush australien en cueillant des baies et en attrapant des poissons[14].

En 2018, elle traverse la Tasmanie du Sud au Nord[15],[16].

Critiques et véracité des récits

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Dans son expédition dans les Andes, elle a bénéficié de dépôts de vivres cachés par son frère et un guide. Elle a parcouru plus de 500 km à vélo et ensuite le guide a révélé l'avoir transportée en voiture sur 200 km[17]. L'émission Mise au point[18] du de la Télévision suisse romande a révélé que Sarah Marquis avait menti en cachant ce fait dans ses récits (La voie des Andes)[19].

En , l'émission d'enquête et de fact-checking Vraiment de la Radio Télévision Suisse met en doute le caractère sauvage et hors des sentiers battus effectué par Sarah Marquis lors de sa traversée de la Tasmanie, pendant laquelle elle aurait essentiellement emprunté des sentiers balisés, abondamment fréquentés par les touristes. Le caractère scientifique de l'expédition et sa collaboration pour le CSIRO, l'agence nationale scientifique australienne, sont remis en question, tout comme un contact prétendu avec un tigre de Tasmanie, espèce disparue depuis 1936. Plus qu'une réelle aventure sportive, un storytelling lucratif avec notamment la vente de newsletters à 11 francs suisses l'unité, est constaté[20].

Récits

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  • L'aventurière des sables : 14000 km à pied à travers les déserts australiens, Éditions du Roc, Bévilard, 2004
  • La voie des Andes : 8 mois à pied sur la Cordillère des Andes, Eucalype, Verbier, 2007
  • The Desert Hiker, Eucalype, Verbier, 2007
  • L'extraordinaire destin de D'Joe : le chien australien de l'aventurière Sarah Marquis, Eucalype, Verbier, 2009
  • Sauvage par nature : 3 ans de marche extrême en solitaire de Sibérie en Australie, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2014
  • Déserts d'altitude : Du Chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la Cordillère des Andes, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2015
  • Instincts : Trois mois seule à pied, en survie dans l'Ouest sauvage australien, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2016
  • J'ai réveillé le tigre[21], Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2018
  • À dos d'oiseaux, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2021

Bibliographie

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  • Dictionnaire du Jura[22]
  • La nature dans ma vie, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2017

Notes et références

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  1. Migros magazine, 2 décembre 2013
  2. « Sarah Marquis la femme qui marche », sur Madame Figaro, (consulté le )
  3. Elle, 25 novembre 2011.
  4. Neue Zürcher Zeitung, 17 janvier 2014.
  5. [vidéo] "Sarah Marquis' adventures" (Conférence Lift09) sur Dailymotion
  6. « Sarah Marquis, marcheuse de choc et de charme », sur Swissinfo, .
  7. Passe-moi les jumelles, Radio télévision suisse, 17 décembre 2003
  8. Elle rencontre aussi un chien qu'elle ramène en Suisse (Tribune de Genève, 21 avril 2014)
  9. Femina, 21 mai 2013
  10. (en) « The Woman Who Walked 10,000 Miles (No Exaggeration) in Three Years », sur New York Times Magazine, .
  11. Le Temps, 23 février 2010
  12. Bernard Thomasson, « Sarah Marquis, "le petit pont entre la nature et les humains" », sur France Info,
  13. (en) « Adventurers of the year 2014, Explorer Sarah Marquis », sur National Geographic, .
  14. (en) Eddie Rachel, « The woman who crossed a wilderness: Incredible story of explorer who is the first to walk across Australia's deadly Kimberley, fighting off crocodiles and surviving on bugs », sur Daily Mail, .
  15. Nathalie Lamoureux, « À la recherche du tigre de Tasmanie », Le Point, .
  16. Quelques photos sur son blog.
  17. [vidéo] « Révélations sur l’une des expéditions de Sarah Marquis - Mise au point - Play RTS » (consulté le )
  18. « Mise au point »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), .
  19. Grégoire Corthay, Sarah Marquis a menti sur son parcours au Chili, 20 Minutes, 24 octobre 2010.
  20. Cécile Tran-Tien, De nouveaux doutes sur une expédition de l'aventurière suisse Sarah Marquis, RTS, 16 avril 2024.
  21. « Je suis née exploratrice », sur Coopération Magazine, .
  22. Dictionnaire du Jura.ch

Liens externes

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