Collectif Sauvons le Togo

coalition politique togolaise
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Le Collectif Sauvons le Togo (CST) est un mouvement politique et citoyen qui regroupait des organisations de la société civile et des partis politiques, constitué le pour œuvrer à un changement radical de la gouvernance au Togo.

Collectif Sauvons le Togo
Peuple togolais, par ta foi, ton courage et tes sacrifices, la nation togolaise doit renaître !
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CSTVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
 TogoVoir et modifier les données sur Wikidata
Organisation
Coordinateur général et porte-parole
Ata Messan Zeus Ajavon
Positionnement
Site web

Création

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Mouvement politique et citoyen composé d'organisations de la société civile et partis politiques, le Collectif Sauvons le Togo a été fondé le , avec pour mission de parvenir dans une dynamique unitaire d'actions à un changement radical de la gouvernance du Togo.

Il s'agit d'une initiative :

  • des organisations de défense des droits de l’homme :
    • Association des chrétiens pour l’abolition de la torture – Branche Togo (ACAT-TOGO) ;
    • Association togolaise des droits de l’homme (ATDH) ;
    • Association togolaise pour la défense et la promotion des droits humains (ATDPDH) ;
    • Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) ;
    • Coalition togolaise des défenseurs des droits de l’homme (CTDDH) ;
    • Journalistes pour les droits de l’homme (JDHO) ;
    • Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) ;
  • d’autres organisations de la société civile :
    • SOS Journalistes en danger (SOS JED) ;
    • SYNERGIE-TOGO ;
  • de partis politiques :

Ces membres fondateurs seront rejoints par l'Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) et le Mouvement des républicains centristes (MRC). Afin de marquer l'engagement patriotique des membres et des militants du collectif, une cérémonie symbolique de profession de foi est programmée à la place du monument de l’indépendance. Organisée une première fois le , elle est réprimée par les forces de police[1] mais a finalement lieu pacifiquement le . S'inpirant de l'inscription sur le monument de l’indépendance, « citoyenne togolaise, citoyen togolais, par la foi et les sacrifices de nos aïeux la nation togolaise est née », le slogan du CST est « Peuple togolais, par ta foi, ton courage et tes sacrifices, la nation togolaise doit renaître ! »

Le , le CST rend public un document intitulé "plateforme citoyenne pour un Togo démocratique"[2] qui pose le contexte socio-politique du Togo et propose « la mise en place d’une feuille de route consensuelle, devant être mise en œuvre, afin de mener à bien les réformes et organiser des élections transparentes, équitables, en vue de l’encrage de l’État de droit ».

Coordination

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Le bureau de coordination du CST est composé de :

  • Coordinateur général et porte-parole : Ata Messan Zeus Ajavon
  • Rapporteur général : Raphaël Nyama Kpande-Adzare
  • Rapporteur général adjoint : Emmanuel Ayikoué M. Atayi
  • Trésorier général : Tchakoura Bode
  • Trésorier général adjoint : Jil-Benoît Afangbedji

Les événements depuis la création du mouvement

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À peine deux mois après sa création, le mouvement lance une grande manifestation pacifique qui a réuni des centaines de milliers de personnes en sit-in sur la place Deckon à Lomé le [3], puis, malgré la violente répression policière et les arrestations arbitraires[4], plusieurs marches pacifiques sont encore organisées dont les « marches rouges » des femmes habillées en rouge[5]. Vu l'ampleur de la mobilisation populaire, la très sérieuse chaine allemande Tagesschau intitule un article « Le printemps africain au Togo ? »[6]. En quelques jours, le CST réussit à attirer l'attention de la communauté internationale et des médias[7] sur la crise socio-politique du Togo.

La grève du sexe initiée par les femmes du collectif fait aussi parler de ce mouvement dans le monde entier[8]. Isabelle Ameganvi et ses consœurs avaient appelé le « toutes les femmes du pays à observer une semaine de grève du sexe, pour obliger les hommes à s'investir davantage à leurs côtés ». Cette action avait pour objectif de réclamer le départ du président Faure Gnassingbé (au pouvoir depuis 2005), l'abrogation de nouvelles dispositions du code électoral et le report des élections législatives prévues en , en raison de retards dans l'organisation du scrutin[9],[10].

En , à la suite d'une vague d'incendies de marchés en Afrique[11], le régime togolais saisit l'occasion pour décapiter le mouvement en réprimant et en embastillant plusieurs responsables[12],[13] suscitant la réprobation d'Amnesty International[14] et plusieurs gouvernements ou partis politiques européens[15],[16],[17],[18].

Malgré des cris d'alerte dans la société civile, en particulier les hommes de Dieu[19],[20] et la médiation de Mgr Nicodème Barrigah (évêque d'Atakpamé) et Robert Whitehead (ambassadeur des États-Unis d'Amérique au Togo), le gouvernement togolais persiste[21],[22] pour organiser les élections législatives le sans opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles demandées par le CST[23],[24]. Les partis membres du mouvement décident de ne pas boycotter mais constituent une liste unique de candidats sous la bannière du CST. Cette liste CST rafle la majorité des sièges dans la capitale Lomé (7 sur 10) tout en terminant deuxième force politique sur le plan national derrière le parti au pouvoir[25].

Trois jours après le scrutin, la Commission électorale nationale indépendante proclame des résultats dits provisoires donnant le parti au pouvoir vainqueur avec 62 sièges (sur les 91 disponibles) et 19 au Collectif Sauvons le Togo[26]. Le Collectif Sauvons le Togo rejette ces résultats qui reposent selon son communiqué sur des fraudes massives et un « déroulement calamiteux du processus témoigne d’un état d’impréparation notoire, que les interférences délibérées des membres de la CENI, des présidents des CELI et des bureaux de vote, tous acquis au pouvoir en place »[27]. Le , la cour constitutionnelle rejette tous les recours et confirme les résultats provisoires qui donnent 62 sièges au parti au pouvoir avec un peu plus de 850 000 voix obtenues et 19 sièges[28] au CST avec un peu plus de 500 000 voix, confirmant le caractère inique du découpage électoral dénoncé par le CST[29],[30].

Le , dix mois après les incendies des marchés de Kara et Lomé, dans un climat d'acharnement de la justice contre ses membres, le CST publie un rapport[31] de sa propre contre-enquête. Ce rapport, fruit de « ses propres investigations en collectant, recoupant et vérifiant les informations sur les faits en cause et, au terme de toutes ces recherches et vérifications » désigne des hauts dignitaires du régime, des proches de Faure Gnassingbé et des hauts gradés de l'armée togolaise, comme les vrais commanditaires des incendies[32].


Fin du collectif

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Depuis 2014, les activités du CST ne sont plus documentées et il ne semble plus actif.[réf. nécessaire]

Marche noire des femmes du 29 novembre 2013 à Lomé

Notes et références

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  1. http://www.cpj.org/fr/2012/04/au-togo-la-police-agresse-des-journalistes-et-conf.php Au Togo, la police agresse des journalistes et confisque leur matériel
  2. http://www.collectifsauvonsletogo.com/la-plateforme plateforme citoyenne pour un Togo démocratique
  3. « Togo : manifestations de masse contre Faure Gnassingbé », sur Jeune Afrique.
  4. « Togo : Vague d’arrestations et répression de manifestants »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  5. La colère rouge des femmes togolaises
  6. (de) « Afrikanischer Frühling in Togo? », sur tagesschau.de via Internet Archive.
  7. "Sauvons le Togo" : citoyens ou opposants ?
  8. Why a sex strike is Togolese women's best weapon against
  9. Togo : des femmes de l'opposition appellent à une semaine de "grève du sexe", Slate Afrique Online,
  10. TOGO. Un collectif appelle les femmes à la grève du sexe LeNouvelObs Online,
  11. « Incendies répétés dans les grands marchés en Afrique : D'où provient le feu ? », sur dw.de via Internet Archive.
  12. « Incendies à Lomé : trois membres du collectif Sauvons le Togo inculpés », sur Jeune Afrique.
  13. http://www.dw.de/deux-opposants-togolais-inculp%C3%A9s/a-16668554 Deux opposants togolais inculpés
  14. https://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR57/001/2013/fr/cc2b0571-8a1c-4d49-8e1e-43e6cfa89d34/afr570012013fr.html Togo : Vague de répression contre les opposants politiques
  15. (de) « Bundesregierung soll für freie und faire Wahlen in Togo eintreten », sur SPD-Bundestagsfraktion, .
  16. « Togo : Soutien aux démocrates togolais », sur lepartidegauche.fr via Internet Archive.
  17. http://www.rfi.fr/emission/20130215-jean-christophe-cambadelis-depute-paris-secretaire-international-parti-socialiste Jean-Christophe Cambadélis
  18. « Togo : démocratie bafouée », sur parti-socialiste.fr via Internet Archive.
  19. http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Mgr-Barrigah-Il-suffit-d-une-etincelle-pour-embraser-le-Togo-2013-06-10-971293 Mgr Barrigah : « Il suffit d’une étincelle pour embraser le Togo »
  20. http://www.letogolais.com/article.html?nid=7657 Togo: La fédération des églises et missions du Togo invite la CENI à suspendre le processus électoral
  21. http://www.voanews.com/content/togo-sets-date-from-legislative-elections-amid-torture-claims/1678782.html Togo Sets Date for Polls Amid Torture Claims
  22. http://www.voanews.com/a/1700913.html Togo Elections Dogged by Questions Over Who Will Take Part
  23. FRANCE 24, « Les élections législatives togolaises organisées après des mois de contestation », sur france24.com, .
  24. « Togo : l'opposition ne boycottera pas les législatives », sur Jeune Afrique.
  25. RFI, « Législatives au Togo : l'Unir et le collectif Sauvons le Togo en tête », sur rfi.fr, .
  26. http://www.ceni-tg.org/legislatives-2013-la-ceni-proclame-les-resultats-provisoires/ Législatives 2013 : la CENI proclame les résultats provisoires
  27. http://www.collectifsauvonsletogo.com/conference-de-presse-le-cst-rejette-categoriquement-les-resultats-provisoires-publies-par-la-ceni-6261 Conférence de presse: Le CST rejette catégoriquement les résultats provisoires publiés par la CENI
  28. http://www.collectifsauvonsletogo.com/les-deputes-issus-du-collectif-sauvons-le-togo-cst-6269 Les députés issus du Collectif Sauvons le Togo (CST)
  29. http://koaci.com/articles-84226 Togo : Les chiffres officiels des législatives 2013 enfin connus
  30. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/07/29/togo-le-parti-du-president-obtient-la-majorite-absolue-aux-elections-legislatives_3454712_3212.html Togo : le parti du président obtient la majorité absolue aux élections législatives
  31. (en) « Holaminecraft.Com / Minecraft Crafting Guide », sur Holaminecraft.Com (consulté le ).
  32. VOA, « Togo : nouvelles révélations sur les incendies de Kara et Lomé », sur lavoixdelamerique.com, VOA Afrique, (consulté le ).

Voir aussi

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