Savang Vatthana

homme politique et roi du Laos

Sisavang Vatthana (Laotien : ຣະບາທສົມເດັຈພຣະເຈົ້າມະຫາຊີວິຕສີສວ່າງວັດທະນາ), aussi connu comme Savang Vatthana () fut le dernier roi du Royaume du Laos. Il a gouverné de 1959, après la mort de son père, jusqu'à son abdication forcée en 1975. Son règne a pris fin avec la prise de pouvoir par le Pathet Lao en 1975, après quoi lui et sa famille ont été envoyés dans un camp de rééducation par le nouveau gouvernement.

Savang Vatthana
ເຈົ້າສີສະຫວ່າງວັດທະນາ
Illustration.
Le roi Savang Vatthana en 1959.
Titre
Prétendant au trône du Laos

(2 ans, 5 mois et 11 jours)
Prédécesseur Lui-même (roi du Laos)
Successeur Soulivong Savang
Roi du Laos

(16 ans, 1 mois et 3 jours)
Président du Conseil Phoui Sananikone
Sounthone Pathammavong
Kou Abhay
Prince Somsanith Vongkotrattana
Prince Souvanna Phouma
Prince Boun Oum
Prince Souvanna Phouma
Prédécesseur Sisavang Vong
Successeur Monarchie abolie
Prince Souphanouvong
(président de la République)
Régent du Laos

(2 mois et 9 jours)
Monarque Sisavang Vong
Président du Conseil Phoui Sananikone
Président du Conseil des ministres laotien

(1 mois et 6 jours)
Monarque Sisavang Vong
Prédécesseur Phoui Sananikone
Successeur Prince Souvanna Phouma
Biographie
Dynastie Khun Lo
Date de naissance
Lieu de naissance Luang Prabang (Laos)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Xam Neua (Laos)
Nationalité Laotienne
Père Sisavang Vong
Mère Kham-Ouane Thongsi
Conjoint Khamphoui
Enfants Prince Vong Savang, prince royal
Princesse Savivanh Savang
Princesse Thala Savang
Prince Sisavang Savang
Prince Sauryavong Savang
Héritier Vong Savang, prince royal
Résidence Palais royal de Luang Prabang

Signature de Savang Vatthanaເຈົ້າສີສະຫວ່າງວັດທະນາ

Image illustrative de l’article Savang Vatthana
Monarques du Laos
Présidents du Conseil des ministres du Laos

Biographie

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Jeunesse

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Le roi Savang Vatthana est né en 1907, pendant ses études Il fréquenta le lycée Montaigne et le Lycée Louis-Le-Grand à Paris et obtint un diplôme de l'École Libre des Sciences Politiques[1] devenue Sciences Po[1] Paris, . Le jeune  prince poursuivit ses études en France et après une décennie passée à l'étranger, ne parlait plus laotien. À son retour, il a été instruit pendant des années par un fonctionnaire du palais. Il est devenu roi le , à la mort de son père Sisavang Vong. Si l'on se réfère à ses titres, il était l'" incarnation de la puissance de l'illumination religieuse, de la prospérité et de la clarté "[2].

Le , il épouse Khamphoui avec laquelle il a sept enfants : le prince royal Vong Savang, les princes Sisavang Savang, Savang et Sauryavong Savang, ainsi que les princesses Savivanh Savang et Thala Savang.

En 1951, il est nommé président du Conseil par son père, le roi Sisavang Vong. Il assure la régence durant la maladie de ce dernier, à partir du , puis lui succède à sa mort le suivant.

Lorsqu’il assiste au couronnement de ses parents en 1959, le prince Vong Savang a déjà expérimenté les affres de la politique. Son pays a été occupé par les Japonais qui ont contraint sa maison à prendre son indépendance avant le retour de la France en 1945. Le jeune prince prend très vite conscience que sa famille est le jouet de puissance coloniale contre laquelle le Laos se doit de lutter. Néanmoins, le royaume du Laos prend une posture neutre en le Viet Minh et l'armée française, le pays connaissant son propre mouvement indépendantiste : le lao issara. La fin brutale de l’Indochine en 1954 permet au royaume de prendre à nouveau son destin en main.

En tant que prince héritier, Vong Savang joue un rôle essentiel auprès de son père. On le voit lors des cérémonies religieuses à Luang Prabang, vêtu du costume traditionnel, mais aussi dans les salons diplomatiques, accueillant des représentants français, américains ou thaïlandais. Sa mission est claire : assurer la continuité dynastique et représenter une jeunesse avide de réformes. La monarchie constitutionnelle tente alors de trouver sa place, fragile, mise sous pression par les puissances occidentales et asiatiques émergentes. C’est une véritable guerre politique que se livrent trois princes qui ont choisi leur camp. Le prince et Premier ministre Souvanna Phouma, cousin de son père, entend ménager la neutralité de son pays face à celui du Champassak, le prince Boun Oum (qui répond aux ordres de Washington) et le prince Souphanouvong qui est soutenu par les communistes laotiens et vietnamiens[3].

Brièvement nommé conseiller par les communistes lors du changement de régime en 1975, il est arrêté à la suite de troubles provoqués par des éléments royalistes restés dans le maquis. Déporté dans le district de Vieng Xai, il y meurt dans des circonstances troubles en 1978 ou 1980 dans le camp de prisonniers politiques au nord du pays où il a été interné avec la reine Khamphoui et le prince royal Vong Savang[4].

Distinction

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Médaille Laotienne

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  • Médaille (Or) de l'Ordre du Règne[5]
  • Chevalier de l'Ordre de la Couronne[6]
  • Chevalier de l'Ordre du Mérite de L'Éducation
  • Chevalier de l'Ordre du Mérite Agricole
  • Chevalier de l'Ordre du Mérite Civil
  • Médaille de la Résistance Franco Laotienne

Étrangére

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Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 « Sisavang Vatthana Explained », sur everything.explained.today (consulté le )
  2. J. D., « La monarchie est abolie », Le Monde, (lire en ligne)
  3. Frédéric de Natal, « Le prince Vong Savang, héritier d’un royaume disparu », sur Revue Dynastie, (consulté le )
  4. Max Constant, « Le roi est mort, vive le mensonge ! », Libération, (lire en ligne)
  5. « Indochina Medals - Kingdom of Laos - LS03 Order of the Reign », sur www.indochinamedals.com (consulté le )
  6. « Indochina Medals - Kingdom of Laos - LS02 Order of the Crown », sur www.indochinamedals.com (consulté le )
  7. 1 2 « Le roi Sisavang Vatthana, dernier roi du Laos, 1964 (photo) », sur www.bridgemanimages.com (consulté le )