Savino Varazzani
Savino Varazzani, né le à Plaisance et mort le à Milan, est un journaliste, écrivain, professeur d'université et homme politique socialiste italien.
| Député XXIe législature du royaume d'Italie | |
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italienne (à partir du ) |
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Biographie
modifierProfesseur et dirigeant socialiste
modifierDirecteur du journal l'Avanti della Domenica[1], Savio Varanzzani est élu comme socialiste à la Chambre des députés lors de la XXIe législature (1900-1904) pour la circonscription de Plaisance[2],[3]. Il fut candidat à la législature suivante, bien qu'à contrecœur, lors des élections partielles pour la circonscription de Grosseto, mais ne fut pas élu[4]. Membre de la direction du Parti socialiste italien (PSI), il en fut un temps le secrétaire et collabora à Critica sociale.
Du socialisme au fascisme
modifierEn 1912, avec plusieurs autres, il quitta le PSI pour protester contre son opposition à l'invasion italienne de la Libye[5]. Interventionniste lors de la Première Guerre mondiale, il commença à collaborer à Il Popolo d'Italia et adhéra en 1928 au Parti national fasciste (PNF)[1].
Confessioni d'un galantuomo (1930)
modifierEn 1930, il publia un livre intitulé Confessioni d'un galantuomo : dà socialista a fascista (Confessions d'un gentleman : du socialiste au fasciste[6] et donna plusieurs conférences sur le thème de son ouvrage.
Un commentateur écrivait que « la partie centrale du livre expose la crise de conscience : déceptions, dégoûts pour les déviations et les transactions du socialisme, pour l’accommodement politique de ses dirigeants : d’où l’effondrement des convictions, la perte de la foi dans les dogmes de la propriété collective, de l’avènement du prolétariat au pouvoir »[7]. Selon ce même commentateur :
« La guerre fit sentir à Varazzani, encore davantage, le détachement de ses anciens compagnons. Il suivit avec anxiété, avec amour, les soldats dans la lutte, dans la mort, dans la victoire ; il flétrit de trahison l’œuvre des partis saboteurs de la Nation, il ressentit comme défaitisme non seulement la propagande adverse à la guerre, mais la même fausse pitié des secoureurs des misères inévitables. »[7]
En conclusion, cet ouvrage « résume son credo dans le fascisme totalitaire » et « touche aux points fondamentaux de la doctrine et aux aspects nouveaux de la vie et de la politique du fascisme »[7].
La ville de Plaisance porte son nom Place Savino Varazzani[8].
Publications
modifier- Brutta! e altre novelle (1914)
- Origini, effetti e prospettive della Guerra europea: raccolta di conferenze tenute presso l'Università Popolare Milanese (Novembre 1914-Aprile 1915) (1915)
- Povera Zampina! : Novelle e bozzetti (1920)
- Vita di Socrate (1922)
- Colloqui con la mia morta (1925)
- Conferenze su la storia di Milano: tenute per l'Istituto di cultura 'Nuova vita' (1929)
- Confessioni d'un galantuomo: da socialista a fascista (1930)
Notes et références
modifier- 1 2 « Modena, Biblioteca Estense - Universitaria, Bertoni, Carteggio, fasc. Varazzani, Savino » (consulté le )
- ↑ « SAVINO VARAZZANI, Legislatura XXI del Regno », dati.camera.it, Camera dei deputati (consulté le )
- ↑ « Statistica delle elezioni generali politiche 3 e 10 giugno 1900 », Direzione generale della statistica, , p. 66
- ↑ Daniele D'Alterio, La capitale dell'azione diretta. Enrico Leone, il sindacalismo "puro" e il movimento operaio italiano nella prima crisi del sistema giolittiano (1904-1907), Trento, Tangram Edizioni Scientifiche, , 341–343 p. (ISBN 9788864580319, lire en ligne)
- ↑ Gian Biagio Furiozzi, Francesco Paoloni e il socialismo integrale (1892-1917), Florence, Centro Editoriale Toscano, (ISBN 9788879570770, lire en ligne), p. 281
- ↑ « Savino Varazzani », worldcat.org, Worldcat (consulté le )
- 1 2 3 Giulio Dolci, « Confessioni d'un galantuomo: da socialista a fascista », Leonardo : rassegna mensile della coltura italiana, vol. 1, , p. 328 (lire en ligne)
- ↑ « Via Savino Varazzani, Piacenza », vie.openalfa.it (consulté le )