Saïd Houssein ben Sultan Saïd Ali

Le prince Saïd Houssein ben Sultan Saïd Ali ben Saïd Omar né en 1889 à Iconi, Grande Comore et mort en 1979 est un membre de la famille royale de la Grande Comore . Fils du sultan Saïd Ali ben Saïd Omar et de la princesse Wamunga Ouma Dari, issue de l’Inya Mdombozi de Mbadjini, il appartient à la dynastie qui régna sur l’île avant l’affermissement de l’administration coloniale française[1].

Saïd Houssein ben Sultan Saïd Ali
Fonctions
Président du conseil, Chef de la famille royale de la Grande Comore , Chancelier et Grand Maître de l'ordre de l'étoile de la Grande Comore
Titres de noblesse
Prince
Biographie
Naissance
Décès
Allégeance
Père
Mère
Wamunga Ouma Dari
Fratrie
Enfant

Moinahadidja (Ntaté) Said Housseine,

Sultan Said Housseine,

Mansoib Said Housseine,

Hachim Said Housseine
Autres informations
Religion
Parti politique
Conflit
Distinction
Titres honorifiques
Chef de la Famille royale de la Grande Comore

Jeunesse et relations familiales

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Éloigné de la succession par son père, le prince Saïd Houssein aurait été en mauvais termes avec une partie de sa famille. Une lettre attribuée au sultan Saïd Ali mentionne des reproches sévères à son égard, ce qui aurait contribué à son exclusion des perspectives successorales[2].

Il revient aux Comores en 1913 et développe une importante exploitation agricole dans la région du Mbadjini, couvrant environ 500 hectares. Son influence locale s’appuie notamment sur les réseaux traditionnels et les populations rurales de cette région[2].

Engagement militaire et exil

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À la mort de son père en , il souhaite rentrer pleinement aux Comores, mais l’administration coloniale s’oppose à son retour en raison de différends financiers et politiques. En , il s’engage volontairement dans la Première Guerre mondiale au sein de la Légion étrangère française[3].

En 1917, alors qu’il séjourne à Marseille, il tente d’obtenir des prêts en se présentant comme propriétaire de vastes domaines fonciers. Après la guerre, il regagne la Grande Comore où il conserve une influence notable, notamment dans le Mbadjini[2].

En , au début de la Seconde Guerre mondiale, il se porte de nouveau volontaire pour servir dans l’armée française. Affecté à Madagascar, il propose la création d’un bataillon comorien mixte composé de volontaires de l’archipel. Certaines correspondances administratives de l’époque témoignent toutefois de relations tendues entre lui et les autorités coloniales[2].

Position politique et tensions avec l’administration

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Dans les années 1930, il affirme qu’un contreseing signé par son père et le gouverneur français devait expirer en 1940, ce qui lui permettrait, selon lui, de gouverner l’île. Ces déclarations suscitent la méfiance de l’administration coloniale. En 1936, il est envisagé de le placer en résidence surveillée à Mohéli[2].

Les autorités françaises recommandent également de ne pas reconnaître certaines de ses correspondances envoyées au nom de la famille royale, invoquant des différends internes entre les princes[2].

Chef de la famille royale et Ordre de l’Étoile de la Grande Comore

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Le , lors d’un conseil de famille réunissant princes et princesses, le prince Saïd Houssein est désigné chef de la famille royale de la Grande Comore et chancelier de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore. Cette désignation fait l’objet d’un différend avec son demi-frère, le prince Saïd Ibrahim ben Sultan Saïd Ali, qui revendique également la direction de la famille princière[1].

Entre 1959 et 1975, des documents attestent que les deux princes délivrent simultanément des décorations de l’ordre, chacune sous leur autorité respective[1].

Le , Gaston Defferre, alors ministre de la France d’Outre-mer et maire de Marseille, remet au prince Saïd Houssein les diplômes et le registre de chancellerie de l’ordre. À cette occasion, Gaston Defferre est élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre de l’Étoile de la Grande Comore. Pour les autorités françaises, Saïd Houssein apparaît alors comme le successeur légitime de son frère Said Achmet Zaki dans les prérogatives honorifiques familiales[1].

Descendance

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À sa mort en 1979, la chancellerie de l’ordre est confiée à son fils, le prince Sultan ben Saïd Houssein (né en 1936).

  1. 1 2 3 4 monjol, « La Grande Comore et du Sultanat », sur Histoires des îles Comores (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Jean Louis Guébourd, La Grande Comore des sultans aux mercenaires, Paris, L'Harmattan, , 271 p. (ISBN 978-2-7384-2299-6)
  3. « Les tirailleurs comoriens de la «Grande guerre» I Une mémoire à revitaliser - », sur alwatwan.net (consulté le )